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Symphonie Fatale

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1 Symphonie Fatale le Jeu 27 Juin 2013 - 19:30

Epreuve N°1  Difficulté : Facile Like a Star @ heaven
 
 
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Le premier ressentit que j’eu fut ce mal de tête horrible. On aurait dit que quelqu’un me frappait dessus avec une batte de baseball, mais cela s’estompa très vite pour laisser à mon corps le temps de ressentir la fraicheur du sol sur lequel j’étais allongé. Le sol ? Pourquoi suis-je allongé sur le sol ? J’ouvris mes yeux et je vis que j’étais dans une grande salle. J’entendais une musique, pourtant je ne voyais pas de hauts parleurs ni quoi que ce soit qui puisse diffuser du son ? Étais-ce dans ma tête ? Je me donnais deux petites frappes avant de me rendre compte que c‘était inutile, je savais que cela ne pouvait pas venir d’ailleurs, je l’entendais à l’intérieur de moi…
Après m’être demandé ce qu’était cette mélodie pendant plusieurs secondes, je regardai autour de moi. Les murs, gris, étaient "décorés" de verdures et de longues lianes. La pièce était haute et en forme d’hexagone. Le sol était en pierre, parsemé de terre à quelques endroits. Je ne pouvais m’empêcher de me demander comment j’étais arrivé ici. J’avais beau réfléchir à ce que j’avais fais dernièrement, je ne me souvenais de rien… Je me souvenais seulement des faits passés il y a plus d’une semaine mais pour ce qui est du reste, c’était le noir complet. Et cette horrible musique n’arrangeait pas ma réflexion...
 
 
Je me levai pour observer les environs, peut-être que cela me rappellerait quelque chose ? Cependant, même si l’idée fût bonne, les résultats le furent un peu moins… J’étais juste dans une grande salle vide et close. Il y avait pourtant une porte qui faisait au moins deux fois ma taille sur l’un des cotés, mais impossible de la faire bouger tant elle devait être lourde et vieille. Il y avait aussi une serrure aussi grosse que ma main, je me demandais quel genre de clef pourrait rentrer là-dedans.  Alors que j’essayais à nouveau de me souvenir de ce que j’avais fais récemment, j’entendis une succession de bip sonore provenant de mon bras, la musique cessa en même temps.
 
 
[STOP]
 
 
J’étais équipé d’une montre. Elle était rectangulaire et plutôt grosse, de couleur bleue. Le seul hic était qu’elle n’affichait pas l’heure, mais un compte à rebours : « 17, 16, 15… ». A ce moment là, les idées fusèrent dans ma tête. Etais-ce une bombe ?!
 
Je tentai d’enlever cette satanée montre mais c'était impossible, je ne pouvais pas la détacher de mon bras. Je voyais ma vie défiler dans mes yeux au fur et à mesure que les chiffres changeaient. Toute ma vie sauf cette dernière semaine. « 7, 6, 5… ». Allais-je mourir ? Pas dans cet endroit quand même, et pas maintenant !
 
Je me débattais comme un fou jusqu’au moment fatidique ou pour seul « explosion », il n’y eu qu’un son un peu plus long que les autres… Un peu honteux, je jetai un regard à ma montre, la phrase « Début de l’épreuve. » clignota quelques secondes avant d’être remplacée par « Difficulté : Facile » et une étoile bleue. Je revins vite à la raison, de quelle épreuve parlait cette montre ? Je ne tarderais pas à le savoir.
 
 
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Une autre musique commença, cela n’eu pour effet que d’augmenter ma peur. Une petite sphère de couleur violette flotta apparue. Elle commença à tournoyer dans la salle, puis lentement, très lentement,  vint toucher le centre de la pièce. Elle resta comme cela un bref moment puis elle explosa en expulsant de la fumée multicolore. Il y avait toute sorte de couleur. Il ne fallut que quelques secondes pour que toute la salle soit remplie de cette étrange fumée. J’éternuai plusieurs fois avant d’essayer d’ouvrir les yeux, je n’y voyais quasiment rien. Je crus discerner un rapide grincement de métal. Lorsque qu’il n’y eu plus aucun bruit dans la salle, la fumée fut aspirée par les fissures présentes dans les murs et sur le sol. Je pouvais à présent y voir bien plus clairement. Il y avait, en plein milieu de la salle une armure bleu métallisé, très imposante, sans tête. Elle avait dans ses mains de deux grosses épées. Il resta inanimé pendant quelques secondes avant de se mettre à bouger. D’abord les pieds, puis ses bras, et enfin tout le reste de son corps. 
 
 
J’étais à la fois terrorisé et fasciné par ce monstre. Il poussa grand cri situé entre le hurlement et le grincement. Je sursautai et ne pus m’empêcher de crier moi aussi, grave erreur. Le chevalier sans tête se tourna vers moi et commença à marcher tout en soulevant ses armes. Je me dirigeai en courant vers un autre coin de la pièce, mais il me suivait toujours. Je continuai d’essayer de le semer plusieurs fois mais il était toujours à mes trousses, de plus en plus près. J’effectuais un changement de gravité de façon à monter sur le mur. La lame du chevalier effleura mon corps. Je lâchai un soupir de soulagement, heureux de voir que mes pouvoirs fonctionnaient encore. 
Du haut du mur, j’aperçus rapidement ce qu’il y avait à l’intérieur de l’armure : Une sorte de boule rouge très lumineuse. L’armure recula de quelques pas, commença à faire tournoyer l’un de ses bras de plus en plus vite puis me balança l’épée. Un réflexe me fit faire dévier la lame juste à temps. Elle s’écrasa à quelques centimètres de ma jambe. Quelques gouttes de sueur s’écoulèrent le long de mon visage, mon cœur battait à cent à l’heure. Je venais d’échapper à la mort. Seulement quelques centimètres à coté et ça en aurait été fini de moi. Il fallait que je sorte de la.


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"La différence entre l'intelligence et la stupidité, c'est que l'intelligence a ses limites."

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2 Re: Symphonie Fatale le Sam 29 Juin 2013 - 18:25

Kamira Manliot

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2ème année
2ème année
Epreuve 1

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Je suis couchée sur le ventre, les bras emmêlés dans mes cheveux. J'ai rarement peur mais pour une obscure raison un frisson me parcours et c'est une musique lancinante qui me laboure le crâne, comme celle d'une boite à musique. Mon visage se crispe alors que j'ouvre lentement les yeux. Cette sensation de malaise me met sur mes gardes. J'observe autour de moi en bougeant le moins possible afin de vérifier que tout est sûr. Rien, pas un chat dans ce désert de pierres noires. Je me relève avec précaution, quelque chose craque et la musique change. Finit la boîte à musique, la boîte de Pandore est ouverte.
Je baisse les yeux pour apercevoir des os sous mes pieds. Nouveau frisson. L'espace dans lequel je me trouve est immense mais je distingue les murs au loin, fait de pierre noire et suintante comme celles qui jonchent la poussière grise du sol. Des os épars partout, des armes rouillées, des tâches brunes comme du sang.

- Mais qu'est-ce-que je fais là?

Je sais que je suis seule et je ne suis pas rassurée. J’essaie de me repérer en regardant mes accréditations, incrustées sous la peau de mon poignet gauche. Si les deux premières ne me sont d'aucune utilité, je constate avec stupéfaction qu'une troisième s'est ajoutée. Noire, des chiffres rouges lumineux clignotent. C'est un compte à rebours, il ne lui reste que dix secondes. Sourcils froncés je scrute mon environnement. Un bip retentit et un "Début de l'épreuve" s'affiche alors. Le silence revenu ajoute au malaise lorsqu'un vent brusque se lève. Je ne sais pas ce que je fais ici, ni comment je suis arrivée mais cette musique dans mon esprit m'angoisse et ce vent soudain fait voler la poussière qui me pique les yeux. Une silhouette noire se dessine soudain dans les tourbillons gris. Je ne vois qu'une forme large et pataude mais je porte la main à la garde du sabre entre mes épaules; j'ai un très mauvais pressentiment. L'air deviens alors lourd et saturé d'une fragrance nauséabonde. Mes doigts se serrent sur la garde. Pas question de dégainer tant que je ne suis pas sûre de la créature que j'ai en face de moi, même si le logo épreuve pulse toujours sur l'accréditation.

[STOP]

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La silhouette se précise enfin, révélant une créature qui me fait horreur ; un orc. Ils sont répugnants, stupides et violents. Je n'en ai jamais affrontés, je sent que ça va être mon baptême. Je ne sais pas si les os qui jonchent le sol ne sont qu'une mise en scène ou si c'est la réalité d'un univers dans lequel je me suis retrouvée propulsée pour une obscure raison, mais j'espère soudain ne pas finir parmi eux.
C'est une montagne de muscles aux dents jaunes et pourries qui s'avance d'une démarche lourde. Le cuir vert et sale que forme sa peau m'arrache une grimace de dégoût. Il a pour seule arme une énorme massue qu'il laisse trainer derrière lui, creusant un profond sillon dans le sol qui me permet d'évaluer le poids ; très très lourd. Ma main se crispe un peu plus sur mon sabre. Je laisse retomber mon bras gauche et ferme les yeux en penchant légèrement la tête. Même si une nouvelle musique envahie mon esprit je parvins à trouver le calme dont j'ai besoin avant cette épreuve. Je respire lentement, me forçant à la concentration. A la dernière inspiration j'ouvre les yeux et dégaine enfin dans un bruit métallique caractéristique de mon arme favorite.

[STOP 1:13]



Dernière édition par Kamira Manliot le Mar 23 Juil 2013 - 8:05, édité 1 fois

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3 Re: Symphonie Fatale le Sam 29 Juin 2013 - 21:40

Cowell Bratley

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2ème année
2ème année
Épreuve 1


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J'ouvre difficilement mes yeux, la lumière m'éblouit. Mon dos est tout endolori, je me lève difficilement en faisant craquer mes articulations. Où suis-je ? Une vague d’affolement traverse mon corps lorsque je découvre que je ne suis pas tout simplement tombé de mon lit au dortoir. Une fois mes yeux totalement habitués à la luminosité je constate que je me trouve tout près d'un volcan qui est à peine plus grand que moi. Une roche roche rouge sang très dure recouvre le sol et une partie du...mur. Car la roche écarlate fait place à une paroi sans doute en métal jusqu'au plafond situé à plusieurs mètres du sol rocailleux. Je regarde attentivement chaque recoins de la pièce mais je vois aucune sortie. Je commence à réellement paniquer, c'est alors que je remarque une musique dans ma tête. C'est comme si une boite à musique jouait dans ma boite crânienne. Ça rend le moment encore plus étrange et effrayant que nécessaire. Où étais-je tombé encore ?



Je fais un pas en avant ne sachant trop quoi faire d'autres. Mes jambes sont lourdes et douloureuses. Je fais quelques flexions pour soulager les fourmis qui prospèrent dans mes muscles. C'est alors que je remarque une montre sur mon poignée gauche. De grande taille, bleue et rectangulaire, elle me présente un compte à rebours qui est déjà bien avancé. Il ne reste plus que 7 secondes. Paniqué, je pense à tout ce qui arriver quand la montre aura fini son décompte : une éruption, une séisme et même un raz de marré. 4 secondes. Je commence à courir en cercle ne sachant pas quoi faire jusqu'à que je réalise que je ne peux rien faire. 1 seconde. Je fixe intensément la montre. Mais au moment fatidique elle n'indique que "Début de l'épreuve" puis "Difficulté : Facile" accompagné d'un petite étoile bleue. Qu'est ce que ça signifie ?

[Stop]

Je ne sais pas si je dois me sentir rassuré ou non d'autant plus que la musique s'arrête net. Mais le silence est encore plus oppressant. Soudain j'entends un rire venant du petit volcan. Je distingue une petit silhouette sortant de la cheminée de la formation géologique. Je ne vois pas ses traits exact mais je vois aisément que c'est une sorte de petit diable. Son corps est semblable à un ballon de foot tout rouge comme une cerise géante, il a deux petite cornes et ses pieds et mains dépassent à peine de son corps. C'est ça mon épreuve ? Si c'est le cas elle n'a pas l'air insurmontable.

A peine ais-je pensé cela que le diablotin avance à la limite de la cheminée du volcan. Je vois désormais son visage. Ces orbites n'ont pas d'yeux mais je suis sûr qu'il peut voir quand même, il sourit dévoilant une série de crocs. La créature des enfers allonge ses bras et ses griffes s'allongent arrivant à une longueur d'environ trente centimètres. Dans un même temps des ailes de chauve-souris se déploient dans son dos et une nouvelle musique démarre dans ma tête.

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-C'est pour le moins inquiétant, me dis-je à moi même dans un ton complétement sarcastique.

Le diablotin fait une poussée sur ses jambes assez remarquable vu leur petite taille et s'élance dans les airs grâce à ses ailes. Il va le plus haut possible puis redescend en piqué brusquement dans ma direction, ses longues griffes prêtes à m'étriper. J'ai à peine le temps de reprendre mes esprits et de me jeter sur le côté pour éviter la créature de justesse. Celle ci se reprend et va prendre appui sur le mur en roche avant de refaire une poussée des jambes pour filer tel un trait mortel. Et évidement je suis dans sa ligne de mir. Je roule sur le côté et me relève en sortant ma baguette d'une poche intérieure de mon sweat-shirt.

Ça ne va pas être si facile que prévu tout compte fait.


____________________________________________________________________________
Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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4 Re: Symphonie Fatale le Dim 30 Juin 2013 - 14:01

Elia Stalia

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5ème année
5ème année
Épreuve 1


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Elia ouvrit les yeux. Allongée sur le sol, elle frémit : le sol était gelé et son corps trempé d'une sueur glaciale. La pierre qui l'entourait, de couleurs vives et colorées, lui rappelait quelque chose. Où avait-elle déjà vu un marbre pareil ? Elle ne s'en souvenait pas. A vrai dire, elle ne se souvenait plus de rien. 
L'adolescente sursauta. Ce son, dans sa tête, ce canon brusque... Dédaignant son mal de crâne, la Dessinatrice tenta de se relever. Elle retomba aussitôt, la tête lui tournant. 

- Qu'est-ce que... ? demanda-t-elle en entendant la musique. 

La mélodie provenait de sa tête. Elia en était sûre. Pourtant... Pourtant tout ceci ne faisait pas parti de ses pouvoirs. Elle n'aurait pas dû entendre cette chanson. La jeune fille grimaça. Au prix d'un ultime effort, elle parvint à se redresser en position assise. C'est en baissant les yeux et en remarquant qu'elle était vêtue d'un pantalon noir et d'une chemise tout aussi sombre qu'elle aperçut la montre. L'appareil, rouge vif sur sa peau blanche, affichait un compte-à-rebours. 6, 5, 4... 
Ne comprenant pas, Elia préféra tourner son attention vers ce qui l'entourait. Ce qu'elle avait d'abord prit pour une grotte était en fait... Un antique temple égyptien. 

[Stop]

Le compte-à-rebours venait de se terminer et la musique avec. Elia n'attendit que deux secondes avant qu'une suivante n'envahisse sa tête.

[http://www.youtube.com/watch?v=TgAPp7O5Pgk&feature=share&list=PLF282B765369B58BB]

Inspirant profondément, Elia se demanda ce que signifiait le mot épreuve sur la montre. Frissonnante, la jeune fille resserra ses bras autour d'elle et parvint à se mettre debout. La musique enflait rapidement, devenant plus inquiétude que la précédente. Elia était exactement au milieu du temple. Elle eut alors une drôle d'impression, un sentiment d'étrange, une sensation familière : celle d'oublier  quelque chose. 
Observant attentivement l'endroit où elle se trouvait, Elia cherchait à rassembler ses souvenirs. Or, comme à son habitude, sa mémoire lui échappait. Elle se trouvait légèrement en hauteur et dominait la scène. Le sol sous ses pieds était inégal. La jeune fille baissa la tête, ses longs cheveux cachant son visage. Elle les repoussa d'un geste pour mieux y voir et... 

- Ahhhhh ! fit-elle en se rendant compte qu'elle était debout sur un cercueil. Ahhhh !

Comme si son cri avait déclenché quelque chose, deux immenses chiens apparurent à l'autre bout de la salle. Prenant ses jambes à son cou, Elia ne réfléchit qu'une seconde. Elle sauta du sarcophage et courut jusqu'à l'endroit opposé aux animaux, manquant se tordre la cheville, trébuchant une ou deux fois. Des chiens ? Ici ? Alors qu'elle avait une peur panique des canidés et que ceux-ci étaient énormes ? Ce devait être un cauchemar ! 

La Dessinatrice se tourna vers les murs de marbre violets. Elle les frappa de ses poings, cherchant à sortir. Un passage secret, une porte, c'était obligé ! On ne pouvait pas l'avoir enfermé dans ce gigantesque temple avec une horrible musique dans la tête, en compagnie de deux monstrueux chiens, sans avoir imaginé une sortie ! 
Le choc contre le mur réveilla la mémoire de la jeune fille. Soudainement, elle savait ce qu'elle faisait ici. Elle cherchait quelque chose. Mais quoi ? Sursautant une fois de plus, Elia prit la décision de ne pas s'occuper de ce qu'elle devait chercher. Tout lui reviendrait bien assez vite. L'important était de trouver la sortie. 

De pâle, Elia devint livide. Les animaux n'étaient qu'à quelques mètres d'elle. Les chiens, qui ressemblaient à des loups tant ils montraient les crocs, grognaient et s'agitaient, n'attendant qu'un mouvement de sa part pour se jeter sur elle. La jeune fille ne les regarda pourtant qu'à peine. La sortie... Elle était... Déglutissant bruyamment, Elia se rendit compte qu'elle savait où se trouvait son issue de secours. Au milieu de la salle.

Dans le sarcophage.

[Stop]
[http://youtu.be/eQe8j92j-Eg]

Maudissant sa peur des chiens, Elia tenta d'accéder à l'Imagination. Elle y parvint sans trop de peine et chercha aussitôt un moyen de transport. Quelque chose de rapide et d'efficace... Saisissant rapidement une idée, Elia la fit sienne et la transposa  dans la réalité. Elle tenait dans ses mains un balais.
Elle l'enfourcha immédiatement et, sans prêter grande attention à la musique qui avait changé, donna un grand coup de pieds pour se propulser en hauteur. Quelle étrange idée pour une Dessinatrice que de voler sur un balais de sorciers... Elia faillit soupirer mais les chiens, bondissant, l'empêchèrent de se détendre. L'un d'eux parvint même à attraper la jambe de la jeune fille et Elia bascula dans le vide. A l'envers, une jambe et deux bras encore serrés autour du manche, elle tenta de se débattre. Sans succès. L'animal était trop fort. 

Jugulant sa peur panique malgré les larmes qu'elle sentait arriver, Elia lâcha le balais et atterrit sur l'un des chiens. Un nuage de poussière s'éleva. Faisant fi de sa blessure, la jeune fille s'élança vers le tombeau. Il fallait qu'elle l'atteigne, il fallait qu'elle... 

- Non ! cria-t-elle en sentant le souffle d'une bête dans son dos. Non !

Elia tenta d’accélérer pour distancer les animaux. Elle n'était plus qu'à deux mètres du sarcophage. Elle se jeta en avant, la pierre glissa sous ses mains, la momie apparue...  La Dessinatrice roula et tomba sur le squelette bandé. Aussitôt, le fond du tombeau s'illumina et Elia, ses bras serrés autour de la momie, une jambe ensanglantée et les yeux larmoyants, fut projetée ailleurs.



Dernière édition par Elia Stalia le Dim 30 Juin 2013 - 16:55, édité 1 fois


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

Crédit avatar : Fae.
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5 Re: Symphonie Fatale le Dim 30 Juin 2013 - 16:14

Eva Bellini

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Dictatrice
 [Bon alors je change totalement de style, désolée … Ah et j’ai rajouté un truc, j’ai mis les minutes/secondes sur lesquelles y a un changement de musique qui ai en raccord avec le texte. Selon votre rythme de lecture ça peut changer, mais généralement vous avez le temps avant d’y arriver… Ah et je sais pas vous, mais j’ai choisi une musique de « thème » qui reviendra régulièrement, c’est la deuxième. Bonne lectuuure !]

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Ce fut la musique qui réveilla Eva. Un son léger de percussions, de synthé et de batterie mélangé. Un son indéniablement rock, pulsant, puissant, qui lui donnait l’envie de se lever et de danser. Elle l’aurait probablement fait si sa tête, appuyée contre le béton froid et grisâtre, ne la lançait pas énormément. Puis alors qu’elle s’appuyait sur ses coudes pour se relever et regarder autour d’elle, deux choses se produirent simultanément.
[0 :20]
Le chanteur s’écria :  « Gooo ! » , et un poids grognant se jeta sur son dos, lui arrachant un lambeau de peau au passage. La jeune femme cria, plus de surprise que de douleur, et roula sur elle-même. D’un même geste, elle sortit sa baguette de sa poche et la plongea d’un geste fluide dans le ventre de son assaillant.
Ledit assaillant poussa un grognement et griffa à nouveau la peau d’Eva, arrachant quelques mèches rousses au passage, mais s’écarta suffisamment de son visage pour qu’elle puisse reconnaître à quoi elle avait affaire.
Une peau couverte de moisissure verdâtre, un seul œil injecté de sang qui roulait dans son orbite, des dents noires déchaussées de leurs gencives, des cheveux épars poisseux de fluides divers. Et à vrai dire, l’odeur de décomposition à elle seule était un indice suffisant.
Zombie. 
L’Intendante murmura entre ses dents, toujours fermement agrippée à sa baguette. Un sort fusa, directement dans le corps du zombie qui explosa, dispersant des morceaux de chair gluante aux quatre coins de la salle. Elle se releva prestement et n’eut que le temps de jeter un coup d’œil circulaire avant que deux nouveaux zombies n’arrivent sur elle. Le premier se prit un coup de pied dans le ventre, l’envoyant valser à plusieurs mètres de distance, et le deuxième un Reductus qui le fit rétrécir jusqu’à ce qu’il ne mesure plus qu’un pouce. 
La jeune femme posa une main sur son cœur affolé, prenant peu à peu conscience de son environnement. Elle était dans une salle complètement fermée, sans la moindre issue visible, et la musique était le seul son qu’elle entendait. Un zombie apparut soudain à quelques mètres d’elle, surgissant d’une légère brume. Il s’avançait lentement, bras tendus en avant, laissant derrière lui un pied. Derrière lui, il laissait la brume, d’où sortit encore un autre zombie. Puis un autre. Puis un autre. 
Eva jura bruyamment et vérifia ses poches. Si elle était habillée en tenue de ville, elle avait toujours ses armes, comme lui prouvait le poids rassurant d’un sabre dans son dos et la présence de quelques poignards à sa ceinture. Ce qui ne lui était de toute manière pas d’une grande utilité.
Le premier zombie arrivait déjà à son niveau. Elle agita sa baguette, et le jet de flammes bleues qui en sortit le réduisit à l’état de cendres. Elle fit ensuite exploser le deuxième et le troisième, grimaçant largement lorsqu’un morceau de chair décomposée lui retomba dans les cheveux, puis fit apparaître un pieu qui épingla le dernier au mur. 
Eva regarda en direction de l’endroit où apparaissaient les zombies. Le rideau de brume s’était refermé, mais cela ne pouvait pas être aussi simple… Non ?
Des dents s’enfoncèrent dans sa jambe et elle hurla. Elle donna un coup de poing dans la face du zombie, puis se retourna pour voir que la brume avait réapparu dans son dos, et qu’une belle brochette de zombies en était sortie. Elle envoya quelques sorts explosifs au hasard et baissa les yeux sur sa cuisse. La morsure envoyait une douleur aigue dans toute sa jambe, et sur les pourtours, une tâche nécrosée s’élargissait à une vitesse alarmante. Elle jura, arracha la dent qui était restée dans la blessure, et incanta un sort rapide. Elle n’avait pas le temps de se guérir maintenant, mais cela allait arrêter la propagation le temps de régler le sort des créatures affamées. Créatures affamées qui l’avaient désormais encerclée et étaient trop près pour qu’elle puisse jeter des sorts offensifs sans risquer de se blesser. Eva fit alors apparaître une petite planche de bois massif et rangea sa baguette dans sa poche :
– C’est parti pour le massacre ! s’écria-t-elle alors qu’un semblant de sourire jouait sur ses lèvres.
Elle aplati la planche de bois sur la tête du premier monstre qui arrivait à sa hauteur. Un autre zombie s’agrippa au bras de la rousse, et elle réagit immédiatement en lui coupant la main avec un coutelas, puis lui cassa la planche sur le dos. Elle en profita pour arracher la main aux ongles jaunes qui continuait à lui enserrer l’avant-bras, et l’envoya dans la tête du prochain zombie.
Elle dégaina ensuite son sabre. Là, la lame effilée découpait une oreille, ici c’était une tête entière qui tombait. Le zombie qui s’était accrochée à ses cheveux se vit délesté de son bras, puis repoussé en arrière par un autre monstre affamé. Une fois les zombies à terre, la jeune femme leur piétinait le cerveau, transperçant leur crâne d’un coup de talon sec. Parfois, un coup de cymbale plus fort que les autres la prévenait qu’un zombie approchait derrière elle, d’autres fois c’était le cri plus puissant du chanteur qui lui enjoignait de lancer un coup de pied pour faire trébucher l’un des monstres. 
Elle n’aurait probablement pas du s’amuser autant alors qu’elle se battait pour sa vie. Oh, non, ses lèvres ne devraient certainement pas être étirée dans ce sourire fou. Tout comme ses hanches ne devraient pas s’agiter en rythme avec la musique, et qu’elle ne devrait certainement pas danser sur les corps des créatures déjà tombées à terre. Mais pourtant elle continuait à tourner, virevolter, pleine d’un enthousiasme enfantin qui tranchait vivement sur le spectacle répugnant qu’elle offrait alors qu’elle plongeait sa main dans le crâne fendu d’un zombie pour lui écraser le cerveau entre ses doigts poisseux.
 Les cercle des zombies commençait à s’éclaircir, comme si le flot continu versé par cette satané brume se tarissait. Eva continuait à trancher des têtes. Son sabre resta coincée dans la cage thoracique de l’un des monstres, et lui échappa des mains, et elle dut ressortit sa baguette. 
[3 :20]
Le reste fut assez facile. Quelques jets de flammes supplémentaires emportèrent ce qu’il restait des zombies. Bientôt, Eva se redressa dans une salle complètement ravagée, entourée des corps fracassés des monstres. Le chanteur s’égosilla sur les dernières notes, sans permettre à Eva d’en saisir le sens.
 
La musique changea.
[Stop]
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C’était maintenant une musique lente et instrumentale, beaucoup plus classique que le rock qui l’avait précédé. La jeune femme se mit à chantonner le rythme de la chanson. Si la musique l’avait gênée au début, elle la trouvait désormais… Réconfortante. Surtout ce morceau. Elle savait, rien qu’en l’écoutant, que le danger était écarté. Elle soupira et regarda autour d’elle. Elle n’avait toujours pas de moyen de sortie
[0 :44]
Une soudaine douleur au genou l’interrompit. Elle pointa immédiatement sa baguette en direction de son genou, prête à carboniser une énième monstruosité… Quand ce qu’elle vit la fit éclater de rire. 
C’était effectivement un zombie, mais de la taille d’un pouce. Le zombie qu’elle avait rapetissé au début de son combat. Avec l’entêtement de ceux de son espèce, il s’était probablement accroché à son pied et avait remonté le long de sa botte en cuir jusqu’à trouver le tissu de son pantalon, plus fin, pour la mordre. Elle attrapa le petit spécimen entre deux doigts et l’écrasa comme un moucheron avant de le laisser tomber par terre.  
[0 :57]
Un ralentissement dans la musique lui fit relever la tête. Une porte était soudainement apparue sur la paroi en face d’elle. Eva sentit une vague d’excitation la parcourir. Elle avait tué tous les zombies. Elle avait gagné. C’était donc une épreuve… C’était donc un jeu. 
Eva s’avança vers la porte. Elle posa la main sur la poignée et elle s’arrêta, puis jeta un regard derrière elle. Elle ne savait pas vers quoi elle avançait, mais cela ne pouvait pas être pire que ce qu’elle quittait… Non ?
La jeune femme actionna le mécanisme de la poignée et sortit de la salle, accompagnée par la musique.


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Dan - 6ème année - Serdaigle

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Fight because you don't know how to die quietly. Win because you don't know how to lose.
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6 Re: Symphonie Fatale le Jeu 4 Juil 2013 - 23:34

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Une pièce. Trop blanche. Trop lumineuse. Trop grande.
Cette pièce, qui ne ressemble à rien de tout ce que vous avez pu voir dans votre vie. Une pièce dans laquelle vous vous perdez. Le Sahara n'est rien à côté de cette blancheur sans fin, sans limite. D'ailleurs, cette pièce a-t-elle des limites ?


Une jeune fille est au centre, allongée par terre. Étendue sur le côté gauche, ses cheveux éparpillés autour d'elle comme un soleil. Tessa a toujours eu ses cheveux de façon à ce qu'on voit un soleil lorsqu'elle dormait. Toujours.


Elle ouvre les yeux doucement, comme si ses paupières risquaient de s'arracher si elle les ouvrait trop vite. Elle papillonne des yeux quelques instants, se redresse. Elle met une main devant son visage, cherchant à se protéger de la lumière. Ses espoirs sont vains; elle ne pourra pas empêcher la lumière de rayonner.


Elle ouvre cette fois ci grand les yeux, se rendant compte que l'environnement qui l'entoure lui est inconnu. Pendant un instant, elle panique un peu, se rendant compte qu'elle ne sait que faire. Une douleur ou un picotement, elle ne saurait le dire, lui lance le bras gauche. Elle baisse les yeux vers son membre, se rendant soudainement compte que des chiffres sont inscrits sur l'intérieur de son avant bras. Les chiffres sont rouges, couleur sang. De sa main droite, elle les effleure doucement, du bout des doigts.
Puis, elle entend la musique. Dans sa tête, ou venue de la pièce sans fin. Elle ne sait pas où elle est, elle ne sait pas d'où elle vient. Elle sait juste qu'elle s'est couchée la veille, comme tous les soirs. Et, comme une prémonition, Tessa sent qu'elle doit simplement se réjouir d'être encore en vie.


La Russe se lève, et elle ressent des pulsations dans son bras gauche. Pour un peu, elle aurait cru que son bras faisait des mouvements tout seul, mais lorsqu'elle le regarde, elle ne voit rien d'anormal. Rien d'anormal, sauf les chiffres, qui commencent à changer.


« 10; 9; 8; 7... »


Tessa continue de les regarder, hypnotisée. Qu'est-elle censée faire ? Il n'y a rien, dans cette pièce. Elle ne voit même pas de murs. Seule la couleur blanche est là, seule cette blancheur l'accompagne. Que faire ?


« 6; 5; 4; 3... »


Tessa regarde autour d'elle une dernière fois, sous ses pieds, à droite, à gauche. Toujours rien. Seulement la blancheur de l'univers.


« 2... »


Tessa attend, le regard fixé sur la dernière seconde. C'est sa dernière seconde, elle le pressent. C'est sa dernière seconde. L'accompagnera la blancheur du néant.


« 1 ».


[1'44]


Tessa se tait, attend le bruit si singulier de l'orage. Elle ne sait pas pourquoi elle attend le bruit de l'orage, celui du tonnerre, mais elle croyait que c'était ça, mourir. A moins que tout ce blanc ne prouve qu'elle était déjà morte ? Que ces dernières secondes étaient celles dont elle pouvait se servir pour revenir en arrière, retrouver sa vie, revoir Nathan, Jazz, Shiruka, Kamira, Eva, Cowell, Ashelia ? A-t-elle vraiment choisi de partir, de mourir ?


« Début de l'épreuve. »


Tessa voit la phrase clignoter sur son avant bras.


-Qu'est-ce que...?


Elle n'a pas le temps de dire quoi que ce soit de concret que la pièce change de forme, change de tout.


[Environ 2'33]


[Stop.]

Deuxième chanson


Elle commence à se sentir tournoyer, voltiger alors qu'une nouvelle musique prend place dans sa tête. Elle se lève, préférant ne pas rester assise comme une proie, mais plutôt prête à se défendre. Quitte à mourir, autant le faire dignement
Elle regarde autour d'elle, guettant un éventuel danger. Mais tout tourne plus vite, plus fort, avec plus de vitesse, alors sa vision se brouille au fur et à mesure que des larmes jaillissent de ses paupières, incontrôlables.
Puis tout s'arrête d'un coup, sans prévenir. Là.


[00'28]


Une forêt verte lui fait face, à environ huit cent mètres. Une chaleur étouffante l'entoure, l'empêchant de réfléchir convenablement. Un ciel laiteux a remplacé le plafond blanc et immaculé de la salle blanche, et à vrai dire, Tessa ne sait pas si elle doit être heureuse ou plutôt apeurée par ce nouveau décor. A la vue de cet environnement tout nouveau, une image apparaît dans son esprit. Très claire, très nette, une image qu'elle a vu sur un livre moldu. Elle se sent petite, écrasée, insignifiante dans cet endroit trop grand, trop vert. La forêt amazonienne lui fait-elle vraiment face ?

[00'54]

Elle regarde enfin ses vêtements, puis se rend compte que la situation est vraiment bizarre. Ce n'est pas une tenue, qu'elle porte, non. C'est une combinaison. Même dans les James Bond, les filles ne sont pas habillées autant que ça à leur avantage. Une combinaison toute de cuir, l'air épais, et pourtant très fine et excessivement aérée. « Angelina Jolie dans Tomb Raider aurait de quoi être jalouse », pensa la blonde en se penchant en arrière pour admirer ses fesses, trop heureuse que ses formes ordinairement invisibles se révèlent enfin.


Elle délaisse cette vision, bien qu'agréable à ses yeux pour se concentrer sur ce qui l'entoure. Le sol sous ses pieds est en terre orange, où des cailloux et des pierres ont fait leur vie. « J'ai l'impression d'être à la place du mec dans la pub Terre d'Hermès », pense la jeune fille en souriant. A sa droite coule une rivière ou un fleuve, elle ne saurait trop le dire. Plutôt large, il a l'air profond et vaseux; s'enfoncer dedans est la dernière chose que Tessa a envie d'essayer. Sur sa gauche, une grande plaine s'étend, presque verte. Mais ce qui la perturbe le plus, c'est comment est-ce que des montagnes et des collines ont pu pousser dans la forêt amazonienne. Et d'ailleurs, il devrait y avoir des arbres vraiment partout, non ? Certes, elle n'a jamais vu le Brésil qu'en carte, mais les arbres ne sont pas censés s'arrêter d'un coup, comme par magie ! « Mais je suis sorcière. Et en aucun cas cette situation arriverait à quelqu'un de normal. » se dit la jeune fille. Et, vu ce qui descendait d'une de ces montagnes rocheuse, Tessa était maintenant persuadée que jamais un être humain dit normal n'aurait jamais eu cette vision d'horreur.

[01'51]

Un alligator descend, boiteux. Ses deux pattes arrières sont devenues des jambes, presque humaines. Seul le cuir de l'animal fait que l'animal est.. Animal. La gueule grande ouverte, les dents bien trop apparentes au goût de la jeune fille. Les yeux jaunes de l'animal semblent la chercher, et lorsqu'ils la trouvent, elle sent son cœur battre plus fort.


-Kourva, s'entend-elle souffler.


Pas une seconde de plus, elle s'enfuit de l'autre côté, décidée à ne pas se battre. Elle sent ses muscles chauffer plus vite grâce à la combinaison. « Elle doit garder la chaleur humaine à l'intérieur du corps pour garder les muscles chauds », pense Tessa. Elle ne croit pas si bien dire.


L'alligator court, et à proprement parler, il court vite. En quelques secondes, il est à dix mètres d'elle.
Tessa regarde son avant bras pulser, plus vite encore. Puis, elle voit le décompte.

[02'20]

« 48, 47, 46... »


Et alors, elle comprend. L'alligator veut la tuer, elle doit sortir. Elle a lu les biographies de Katniss Everdeen, et au final, ça ne doit pas être si différent. Tuer, ou être tué. A choisir, elle préfère la première solution.

[02'33]

Tessa décris une longue courbe, remarquant soudain que la terre est restée la même. A-t-elle seulement avancé, depuis tout à l'heure ?
L'alligator la suit maintenant de près et elle prend son élan, s'élevant plus haut que lui. Sa main gauche vient chercher directement le poignard attaché à son bras droit et d'un coup, alors que l'alligator ne comprend pas ce qu'il lui arrive, les os de sa nuque lui sont tranchés par la lame.


Étonnée, Tessa regarde l'arme avec amour et reconnaissance. Elle ne s'est jamais servi de ce poignard, et pourtant il coupe magnifiquement bien. « Cet endroit est vraiment chelou. », se dit-elle en secouant la tête.
C'est à ce moment qu'elle aperçoit un objet brillant enfoncé dans la gorge de l'animal. Elle tend la main à l'intérieur, gardant tout de même son arme de façon à ce que si l'alligator bouge, elle puisse lui redonner un coup afin de l'achever.

[Stop.]

Troisième chanson

[Commencer directement à 00'08]

Du sang plein les mains, elle essuie son visage et remet une mèche de cheveux blonds derrière son oreille. Elle regarde la clef dorée qu'elle tient du bout de doigts scintiller au soleil, et voit une porte se dessiner dans le vide.


[Premières paroles]

Tessa se relève, remet ses cheveux en place, mettant un peu plus de sang dans ses cheveux. Le sourire triomphant de la mission accomplie, elle regarde son avant bras gauche qui confirme ses dires avec un simple « Épreuve réussie. ».


Fière, l'allure guerrière, Tessa rentre la clef dans la serrure, la tourne avec un cliquetis métallique et pousse la poignée, s'apprêtant à délaisser un passé connu pour un futur un peu trop inconnu. Seul la blancheur du néant pourra peut-être l'accompagner, et encore elle n'en est pas sûre. Au final, est-elle morte ? Ou au contraire, un peu trop vivante ? Sa réponse l'attend-elle derrière la porte ?


[00'49]


Elle passe un pied dans l'entrebâillement de la porte, puis se fait littéralement aspirer par une force qui lui est inconnue. Elle a juste le temps de voir un dernier rayon de lumière, le corps de l'alligator d'élever dans le ciel, et la porte se referme.


Cette fois-ci, c'est le noir qui lui tiendra compagnie.


[Stop à 01'12]


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Desideria Lawson
Serpentard
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7 Re: Symphonie Fatale le Sam 6 Juil 2013 - 10:30

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Ma première idée fut celle de m’enfuir, mais je compris vite que cela s’avérait impossible et que je devais me résigner à tuer le chevalier avant qu’il ne me découpe en deux. Je touchai ma ceinture pour y dégainer mon épée mais par malheur, elle n’y était pas accrochée… Je la vis sur le sol, à l’endroit où je m’étais réveillé. Je jetai un rapide coup d’œil à l’armure, elle attendait patiemment que je descende. La musique avait encore une fois changé. Elle était bien plus entraînante cette fois-ci. Sans réfléchir, je m’élançai en direction de mon épée. J’atterris par mégarde un poil trop loin. Dans un vacarme de grincements, l’armure se rapprochait dangereusement. Je plongeai vers ma lame, la dégainai et contrai le coup du chevalier juste à temps. 
J’inclinai la gravité de façon à glisser sous les jambes du monstre tout en lui donnant un coup dans l’une d’elles. Son armure se démonta et tomba par terre, en même temps que lui. Cependant, il ne fallut qu’un court instant pour que sa jambe se reforme correctement, et qu’il puisse à nouveau marcher. J’aperçus rapidement un trou à l’arrière de son plastron, en plein milieu du dos. A travers la fente brillait quelque chose de rouge. « Son point faible » pensais-je. Je savais ce qu’il me restait à faire à présent.

Je me mis à tourner autour de l’armure, mais elle restait toujours parfaitement face à moi. Impossible de se retrouver derrière elle. Il fallait que je la fasse trébucher comme la première fois. Je m’élançais donc verre elle sans réfléchir, la musique éveillant mes instincts de fonceur. Mais elle donna un coup à l’horizontal, me stoppant net. Elle enchaîna avec une estocade que j’esquivai habilement. Je me concentrai un court instant avant de lâcher une énorme vague de gravité, ce qui eu pour effet de le propulser vers le mur. Son armure céda encore une fois. « C’est le moment ! » pensais-je tout en me lançant vers lui, mais je ne fus pas assez rapide et mon épée ricocha contre son plastron.


Nous étions maintenant sur le mur. L’armure se retourna et s’élança vers moi. Elle me donna cette fois un coup à la verticale que j’esquivai d’un rapide pas vers la droite puis elle continua son attaque vers mes cotes. Je contrai difficilement l’attaque tellement le monstre était fort. Je fis un rapide saut de quelques mètres en arrière. Nous restâmes un instant sans faire de mouvement. Pour le prendre par surprise, je fis un saut très haut et me laissa tomber en furie sur l’armure. Celle-ci me balaya de son bras libre. Je perdis un instant le contrôle de la gravité et m’écrasa au sol en même temps que l’armure. Encore une occasion ratée. Je me relevai rapidement, j’eu plus de peur que de mal. L’armure se reforma une fois encore devant moi. Elle n’était pas très solide mais très rapide à se réparer.
Soudain, j’eu une idée. Je jetai un rapide coup d’œil à l’épée coincée dans le mur. Sans attendre, je me mis à courir vers elle. Une fois à coté, je la saisis et j’usai de toutes mes forces pour la retirer. C’est en hurlant que je réussis à la retirer du mur. « Vous pouvez m’appeler Arthur » chuchotais-je, heureux de  cette réussite. 
Encore une fois, l’armure m’attendait, me « regardant » patiemment. Je fis un grand saut jusqu’au sol, derrière elle. Puis je m’élançai, armé de mes deux épées. Je lui donnai un premier coup avec la mienne, qu’il para d’une facilité déconcertante. J’enchaînai juste ensuite avec la seconde lame d’un grand balayage dans ses jambes. Elles volèrent en éclats. L’armure tomba une énième fois sur le ventre. De toutes mes forces, je l’achevai d’un dernier coup, en plein de la fente lumineuse. Mon épée s’enfonça lentement. Après quelques grincements, l’armure cessa tout mouvement, la musique s’arrêta.


[STOP]


Je me reculai juste après cette attaque et je pus admirer l’armure disparaître dans une explosion de fumée violette. Je restai un instant sans rien dire, puis une autre musique commença.


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Je sautai de joie, j’avais réussis à battre ce colosse ! Ma montre fit un bib sonore puis indiqua « Epreuve finie. ».  En face de moi, sur le mur, se forma les contours d’une grande porte dans une vive lumière bleue. Celle-ci s’ouvrit juste après dans un grand brouhaha. J’avais beau avoir réussis l’épreuve, je me demandais toujours ce que je faisais dans cet endroit… « Comme on dit, il n’y a qu’un seul moyen de savoir ». Je pus enfin sortir de la salle, le sourire aux lèvres.


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8 Re: Symphonie Fatale le Jeu 18 Juil 2013 - 20:50

Cowell Bratley

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Le diablotin est rapide, aucuns de mes sort de l'a touché ni même effleuré. Je ne pourrais jamais l'arrêter comme ça. J’essaie de réfléchir à une autre stratégie mais la musique dans ma tête m'en empêche. Elle me tétanise me faisant plus frissonner de terreur que le petit diable.

Il revient à la charge, je roule instinctivement sur le côté, il atterrit sur le sol. Je pense à lui décrocher un coup de pied avant qu’il ne s'envole. Ça le déstabilise quelques peu mais grâce à ses ailes il arrive à se redresser à repartir sans trop de mal. C'est là que je comprends qu'il faut que je concentre mes attaques sur les ailes du monstre. Sans elles, je pourrai l'immobiliser et le neutraliser définitivement.

Il arrive déjà sur moi je roule sur le côté mais cette fois j'atterris mes genoux et j'agrippe ses ailes tout en évitant de justesse les griffes pointés dans ma direction. Emporté par son élan le petit diable ne peux pas s'arrêter et son aile si fragile se bloque dans mes mains pour finir par se tordre. Le monstre fait un roulé boulé pour finir sa course le visage dans la poussière des roches près du volcan. Voyant qu'il a du mal à se repérer, je lui assène sans tarder un puissant sort.

[Stop]

L'effet est immédiat puisqu'il le diablotin de dissout instantanément en poussière dorée et que le musique. Les battement de mon cœur se calment petit à petit et le calme revenu dans ma tête m’apaise. Je me relève, je ressens des douleurs dues aux quelques bleus et égratinures qui je me suis fait pendant le combat mais rien de bien grave. Je peux enfin essayer de répondre à plusieurs question concernant ma situation dont : Où suis-je ? Pourquoi ? et Comment ?
Un "bip" venant de ma nouvelle montre m'apporte un petit indice, il me signale : "Épreuve finie". Je me souviens qu'avant l'arrivée du diablotin, elle m’avait avertie d'un épreuve de difficulté : facile. Je suis donc dans une sorte de jeu ? Suis-je tout seul.

Il n'y a qu'un moyen de le savoir et comme je ne peux pas reculer, il me suffit d'avancer. Je vois un faible lumière émaner du volcan. Voilà donc le chemin.
Je grimpe jusqu'en haut du volcan, dans son cratère je ne vois qu'un lumière blanche aveuglante. Je prends mon courage à deux mains et je saute dans la lumière me conduisant certainement à la prochaine épreuve. Les dés sont jetés.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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9 Re: Symphonie Fatale le Mar 6 Aoû 2013 - 14:41

Kamira Manliot

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2ème année
2ème année
Je m'élance comme une flèche et part à la rencontre de la créature. Cela fait longtemps que je n'ai pas combattue réellement. Lorsque je suis suffisamment proche, je saute. Un silence se fait soudain dans la musique, silence représentant mon vol. Je profite de mon élan pour jeter un premier tricrocs dans sa direction. Le cuir vert que forme sa peau doit bien l'immuniser car il ne semble rien sentir. J’atterris alors derrière lui et, dans le même mouvement, propulse mon sabre dans un mouvement oblique destiné à entailler sa hanche. Cette fois j'arrive à le blesser, pas autant que je l'espérais mais suffisamment pour qu'il hurle et se retourne en balançant son bras gauche. La massue siffle dans l'air. Je me courbe en arrière, perds l'équilibre, tombe et manque de prendre un second coup. L'arme s'abat dans la poussière, me laissant juste le temps de rouler sur le côté et de me redresser. De nouveau son bras se balance dans un mouvement circulaire. Par réflexe j’envoie mon corps vers l'arrière en un flip, qui m'éloigne suffisamment de lui, pose un genou à terre et tire un poignard imbibé de venin d'ardoise tout en rengainant mon sabre. Le projectile se fiche au bon endroit; l'articulation de son épaule. La massue tombe et un grognement rauque accompagne sa courte chute et il s'élance dans une course lourde, et étonnement rapide, vers moi. Je campe sur mes positions, maintiens ma garde et envoi violemment mon pied dans le sternum de mon assaillant en pivotant sur mes hanches. L'os craque et une grosse main verte agrippe ma cheville. Au risque de tomber, mon second pied quitte le sol et vient frapper le menton de la créature.
Cette fois s'en est trop pour lui, il s'écrase en tombant à la renverse, ma cheville emprisonnée entre ses doigts. Je me dégage brusquement et m'éloigne en le surveillant quelques secondes, histoire de m'assurer qu'il est bien éliminé.

La musique s'arrête soudain et une tornade de sable me fait plisser les yeux. Lorsque le vent tombe, une porte isolée s'élève au milieu du désert. J'en fais le tour et me décide à saisir la poignée qui s'ouvre sur un gouffre. Etrangement ça ne m'inquiète pas; je me laisse tomber dans l’abime.

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10 Re: Symphonie Fatale le Mar 1 Juil 2014 - 17:40

Après quelques minutes passées à marcher dans un long couloir, Shiruka arriva enfin devant une nouvelle porte. Il l'ouvrit et entra dans une salle plus sombre que la première. Elle n'était éclairée que par quatre flambeaux placés en hauteur, ceux-ci diffusaient une faible lumière, juste assez pour apercevoir une nouvelle porte. Elle était grande, imposante, mais un élément titilla la curiosité du jeune blond : l'énorme serrure avait une forme singulière et était entourée de deux couleur, du jaune et du bleu. Cela ressemblait fortement à une énigme, rien ne laissait présager un nouveau combat. Shiruka fut déçu, il était plus doué pour trancher des choses que pour utiliser ses neurones. 
  Soudain, il entendit un bruit lourd suivi d'une petit plainte derrière lui. Il dégaina son arme et fit volte-face mais n'en crut pas ses yeux, cette personne n'avait rien d'un quelconque danger ! Son sourire revint aussitôt.

" - Kamira ! cria Shiruka en se ruant sur elle.
- Sushi ?! Mais... Qu'est ce que tu fais-là ?
- Je pourrais te poser la même question. Je n'ai aucun souvenir de comment je suis arrivé ici...
- Moi non plus, lui répondit la rousse. Et je ne sais même pas où je vais.
- En tout cas, je suis content de te voir, t'imagine même pas comment !
La demi-elfe prit entre ses doigts les deux joues de son ami et les secoua en souriant :
- Moi aussi, mon petit Sushi, moi aussi !"

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La musique surprit autant Shiruka que Kamira. Les deux l'entendaient, toujours dans leur tête. Ceci était encore un élément incompréhensible. L’atmosphère fut soudain plus lourde. Leur montre affichaient "Salle n°2 : Enigme" puis "L'art de Picasso vous aidera" et enfin "Départ".
La salle s'illumina et ce fut une quinzaine de torches qui s'allumèrent et se mirent à crépiter en même temps. Elle était entièrement constituée de pierre grisâtre. Shiruka retînt un cri de dégoût lorsqu’il vit sur le toi une vingtaine de chauve-souris endormies. Il regarda sa coéquipière qui semblait aussi perdue que lui. Il lui chuchota :

"- Qu'est ce que c'est que ce truc ?
- J'en sais rien... regarde ça, lui répondit-elle tout aussi bas en pointant du doigt un arc. 
Elle s'avança et le saisit.
- Il n'y a que trois flèches, à quoi est-ce que tout ça rîme...?
- Regarde les chauves-souris, elles tiennent toutes quelque chose. On dirait... Des clef !"

En effet, chacune des affreuses bêtes tenait une clé, toutes de formes différentes et de couleur différentes. Il comprit directement que l'une d'elle permettrait d'ouvrir la grande porte. La serrure était de couleur bleu et jaune, elle avait une forme étrange. 
Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire ?
Le bleu étant la couleur du ciel, le jaune celle du soleil, le blond pensait qu'il fallait viser en direction du soleil, et ainsi vers la chauve souris la plus proche du soleil de cette la, torche la plus haute, l'indice avec Picasso aurait-pu...
"- Il nous faut une clé de couleur vert, conclu Kamira.
- Hein ?
- Bah oui, la serrure est bleu et jaune, chacune des chauves-souris tient une clé d'une couleur et d'une forme différente. En peinture, "L'art de Picasso", le bleu et le jaune donnent du vert. Je pense donc qu'il nous faut une clé de couleur verte pour réussir l'énigme.
- Ah... C'est a peu près ce à quoi je pensais, en effet. Du vert."

Le problème était que quatre des vingt petits vampires tenaient une clef verte. Il n'avaient que trois tir, et donc trois chance, en supposant que Kamira viserait juste. Réussir l'énigme se révélerait être plus corsé que cela en avait l'air.


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11 Re: Symphonie Fatale le Lun 28 Juil 2014 - 11:29

Kamira Manliot

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2ème année
2ème année
Je tombait dans une obscurité totale et le puis me semblait sans fin. Depuis combien de temps étais-je là-dedans ? Quelques secondes, quelques heures ? Toute notion de temps m'avait fuie tant la chute était longue. Soudain un point lumineux se dessina sous mes pieds, un point devenant tâche et qui ne cessait de s'agrandir. Bientôt mes jambes passèrent la lumière et un essaim noir m'entoura, m'obligeant à me protéger le visage des bras. Les yeux rendu aveugles par mes manches, je ne vis pas le sol se rapprocher et m'écrasait lourdement à terre, incapable de me réceptionner souplement. Ma cheville se tordit sous l'impact, m'arrachant une plainte.

- Kamira ! s'écria une voix bien connu

Masse de cheveux roux qui me recouvre tout le visage, je perçois le son qui se répercute en écho sur les murs; une grande salle vide. Je rejète en arrière ma chevelure en me redressant et mes yeux verts confirment enfin ce que mes oreilles m'avaient laisser présager. Immense salle vide, tailler à même la roche, nous semblons être sous terre. Je lève mon regard et aperçois une nuée de chauve-souris chargées de clefs multicolores. Enfin, je me tourne pour apercevoir Shiruka.

- Sushi ?! Mais... Qu'est ce que tu fais-là ?
- Je pourrais te poser la même question. Je n'ai aucun souvenir de comment je suis arrivé ici...

J'ouvre la bouche afin de me lancer dans l'explication de mon arrivée mais la referme aussitôt. Comment suis-je arrivée ici ? Je ne me souviens de rien.

- Moi non plus, répondis-je finalement. Et je ne sais même pas où je vais.
- En tout cas, je suis content de te voir, t'imagine même pas comment ! claironne le Chasseur d'Ombres
Comme à l'habitude je saisit ses joues et le secoue légèrement, comme un enfant.
- Moi aussi, mon petit Sushi, moi aussi ! 



De la musique résonne soudain, angoissante. A mon poignet la montre émit un léger bip et afficha "Salle n°2 : Enigme" puis "L'art de Picasso vous aidera" et quelques secondes plus tard "Départ". Une brillante lumière éclaira alors la scène et je remarquais enfin la lourde porte au fond de la salle à la serrure bariolée, jaune et bleue en fait. Je plissais les yeux. Du coin de l'oeil j'aperçu Shiruka qui grimaçait en regardant le plafond, à mon tour je levais les yeux. Les chauves-souris tout à l'heure agitées étaient maintenant sagement rangées, têtes vers le bas, les clefs serrées entre leurs bras comme une peluche dans les mains d'un enfant.


"- Qu'est ce que c'est que ce truc ? chuchota Shiruka comme s'il avait peur d'éveiller les créatures au dessus de nous
- J'en sais rien... répondis-je. Regarde ça, ajoutais-je soudain en pointant du doigt un arc que je venais de repérer
Je m'en saisit et observais le carquois
- Il n'y a que trois flèches, à quoi est-ce que tout ça rîme...?
- Regarde les chauves-souris, s'exclama le Chasseur, elles tiennent toutes quelque chose. On dirait... Des clef !"



Le nez et les yeux plissés il s'enfonça dans une profonde réflexion. Je fis de même mais en laissant mes yeux divaguer. "L'art de Picasso vous aidera", non ça ne m'aidait pas. Bien que cela fasse 4 ans que je sois sur Terre, je ne connaissais pas encore tout. De toute évidence il s'agissait d'un artiste mais qu'avait-t-il fait, cela restait un mystère. Mon regard se porta alors sur la serrure, jaune et bleu. Le cercle chromatique se forma aussitôt dans mon esprit. En éclairage et pour la vision humaine les couleurs primaires sont le rouge, le vert et le bleu alors qu'en peinture il s'agit de jaune, de magenta et du cyan. La serrure n'était pas jaune et bleu mais bleu et cyan ! Les deux ensemble donnent le vert.


- Il nous faut une clé de couleur vert, m'exclamais-je

Shiruka sursauta

- Hein ?
- Bah oui, la serrure est bleu et jaune, chacune des chauves-souris tient une clé d'une couleur et d'une forme différente. En peinture, "L'art de Picasso", le bleu et le jaune donnent du vert. Je pense donc qu'il nous faut une clé de couleur verte pour réussir l'énigme.
- Ah... C'est a peu près ce à quoi je pensais, en effet. Du vert.



Mon ami avait l'air perdu mais en accord avec ma décision.


- Il reste un problème, dit-il, tu as trois flèches mais quatre bestioles ont une clée verte.


J'ouvrais la bouche pour répondre quand soudain la musique changea, devint plus riant, presque moqueuse au vu de la situation.




Nous nous regardâmes, surpris, en entendant les paroles.

- Heu, c'est de la musique de chez toi ? me demanda Shiruka
- Ha non, ça c'est terrien, c'est sûr.

Je secouais la tête pour me reconcentrer.

- Pour la clée, il faudrait peut-être repérer celle qui a une forme similaire à la serrure ou une taille correspondante, peut-être même un métal en particulier, proposais-je

Le Chasseur d'Ombre m'observa longuement et leva de nouveau les yeux vers le plafond

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12 Re: Symphonie Fatale le Ven 11 Nov 2016 - 0:45

Cowell Bratley

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2ème année
2ème année
[Petite envie d'écrire un RP...]



Un flash blanc aveugle le jeune sorcier qui plaça instinctivement ses mains devant les yeux. Mais la lumière blanche disparait tout à coup. Cowell se retrouvait alors allongé sur un carrelage froid, il avait un mal de tête infernal et sa vision était brouillée. Il resta quelques instants encore allongé, le temps de reprendre ses esprits. Sa vision redevenu normale, Cowell inspecta les alentours.

Il se trouvait à une extrémité d’une immense salle de bal. Un lustre imposant illuminait toute la salle, éclairant tous les recoins possibles. Deux portent se trouvaient aux deux extrémités de la pièce. Des tables soigneusement napée de blanc contenant toutes sortent de mets exquis occupaient les autres côtés. Le centre de la salle était entièrement vide prêt à accueillir de nombreux danseurs. Mais il n’y avait aucune présence humaine.

Cowell se leva difficilement, attentif au moindre bruit. Le souvenir de la première épreuve encore en mémoire. Il se rendit alors compte qu’il était habillé à la manière bourgeoise du Moyen-Âge. Une robe épaisse en velours vert pesait sur ses épaules, un chapeau imposant tanguait sur sa tête et des chaussures à semelle de bois complétées la tenue. Seule la montre jurait avec l’ensemble, l’engin était toujours agrippé à son poignet gauche. L’écran était noir, l’épreuve n’avait pas encore commencée. Le sorcier se sentit soulagé, il avait du temps pour s’organiser.

Il tenta vainement d’ouvrir la grande porte de bronze se trouvant derrière lui. Malgré tous ces efforts la porte de bougea pas d’un pouce, même un Alohomora ne la fit pas céder. Cowell poussa un léger soupir, il s’y attendait mais cela restait rageant. Lorsqu’il analysa de nouveau la salle, son cœur s’emballa. Il y avait une personne allongée en façade l’autre porte. Le sorcier avança prudemment, il n’arrivait pas à distinguer qui c’était. Ami ou ennemi ?

Le corps se leva doucement, c’était une fille vêtue d’une robe imposante avec une coiffure sophistiquée de cheveux gris. Elia ! Cowell se mit à courir dans sa direction. Ce qui était difficulté vu son accoutrement. Elia était déjà levée et vu le sorcier à son tour. Elle avança vers lui le plus vite qu’elle put.
Ils se retrouvèrent vers le milieu de la salle, se prenant dans les bras.

- Elia ! Je suis tellement content de te voir. C’est complétement fou, s’écria Cowell.

- Je ne sais pas ce qui se passe, je me suis retrouvée à combattre une horde de chiens dans un tombeau égyptien, répondit Elia.

- Et moi une sorte de diablotin, je m’en sortis de justesse. Je ne sais pas ce qui se passe. C’est comme si on nous testait. La montre….

 

Une musique commença à résonner dans la salle. D’un signe Elia fit comprendre au sorcier qu’elle l’entendait aussi. Elle regarda son poignet où se trouvait une montre comme la sienne. Cowell mit poignets côte à côté. Un même message était inscrit sur les deux écrans : « Début de l’épreuve ». Ils avaient dû rater le compte à rebours. Les deux êtres magiques échangèrent un regard rempli de peur. Mais ce n’était pas la première situation délicate à laquelle ils faisaient face. Ils allaient se battre et s’en sortir.

Avant d’avoir pu réfléchir ce qui allait leur tomber dessus, des centaines de spectres apparurent remplissant la salle de bal de leur aura fantomatique. Ils avaient tous l’apparence de nobles, tous habillés pour un bal dans le même genre d’accoutrement que Cowell et Elia. Étrangement ils ne semblaient pas hostiles. Certains se dirigèrent vers les tables, d’autres se rassemblaient pour former des cercles de discussion mais la majorité était en train de danser. Valsant au travers de la grande pièce.

- Cowell, prononça Elia d’une voix hésitante. Ça va te paraitre fou mais je crois qu’il faut que nous dansions.


Il ne savait pas d’où cette intuition lui venait mais il était certains qu’elle avait raison. Il lui proposa alors son bras avec un sourire qu’elle accepta. Cowell avait eu très peu d’occasions de danser la valse mais cette fois cela vient naturellement.

Les deux amis tournèrent alors entre les fantômes sans faire un seul faux pas. Malgré le danger de mort auxquels ils faisant face, Cowell se sentait bien. Il avait le sentiment de passer un moment hors du temps et il était heureux de la partager avec Elia.

- Tu crois que d’autres élèves sont dans la même situation que nous ? demanda Elia dans un chuchotement.

- Je pense que oui, glissa Cowell dans l’oreille de sa partenaire de danse. Mais nous ne pouvons pas en être sûr. Il faut nous concentrer sur l’épreuve, si on survit nous les reverrons. J’en suis sûr.

- Je me demande ce qu’ils nous…

Elia n’eut pas le temps de finir sa phrase. Un bruit sourd suivi d’un tremblement la coupa. La musique s’arrêta petit à petit remplacée par une autre.

 

- Je crois que l’épreuve vient juste de commencer, asséna la Dessinatrice.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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13 Re: Symphonie Fatale le Jeu 17 Nov 2016 - 12:34

Elia Stalia

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5ème année
5ème année
[Comme je ne sais pas comment se déroulent les Rpgs doubles, j'ai repris les passages communs. Ca fait peut-être un peu redondant, ceci dit]

Elia ouvrit les yeux, sonnée pour la deuxième fois. Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle avait perdu connaissance. Les derniers événements lui revinrent aussitôt en mémoire - pour une fois - et la jeune fille regarda immédiatement d'elle, tétanisée à l'idée de retrouver les énormes chiens du temple égyptien. Mais à la place, la seule personne qu'elle aperçut fut Cowell. Bien qu'étonnée, la jeune fille fut tout de même agréablement surprise de découvrir le sorcier. Voir un visage ami, quand on ne sait pas où on est, est toujours rassurant. 
Elia entreprit de se lever. Elle découvrit alors qu'elle portait une imposante robe vert et argent et que ses cheveux, au lieu de lui tomber dans les yeux, étaient relevés en une coiffe élégante. Le temps qu'elle parvienne sur ses pieds, Cowell avait traversé la moitié de la salle. 

- Elia ! Je suis tellement content de te voir. C’est complétement fou, s’écria Cowell.

Les deux amis se racontèrent brièvement leurs péripéties respectives. Au moment où Cowell parla de la montre, comme si c'était un signal, une musique retentit dans leurs oreilles.



Immédiatement, Elia regarda la montre rouge à son poignet. Elle affichait, tout comme celle de Cowell, le début de l'épreuve. Un peu paniquée, la jeune fille échangea un regard avec son ami, avant de se rassurer. Ils avaient vécu de nombreuses aventures ensemble, ils avaient même affronté les dieux de l'Olympe, ils ne craignaient rien. Et puis, pensa Elia en écoutant la musique qui jouait dans sa tête, la chanson n'avait rien d'inquiétant. 
Au contraire. Elle était en français, la langue maternelle d'Elia, et la voix de l'homme était rassurante, de même que les accords de violons qui envahissaient la salle. Au même moment, Elia réalisa qu'ils n'étaient plus seuls.
Tout comme Cowell et elle, les fantômes étaient habillés pour assister à un évènement mondain du siècle dernier. Ou, tout bien considéré, plusieurs siècles en arrière encore, pensa Elia. Les spectres flottaient autour d'elle, bien moins menaçants que les chiens qu'elle avait fuit plus tôt. 

En écoutant la musique, en voyant les fantômes autour d'elle, Elia parvint à une conclusion qui la fit sourire. 
- Cowell, prononça-t-elle d’une voix hésitante. Ça va te paraître fou mais je crois qu’il faut que nous dansions.

Son ami lui proposa immédiatement son bras. Amusée, Elia s'en saisit et ils se mirent à danser. Bien que maladroits tous les deux, ils dansaient sans faire un seul faux pas, naturellement. Le sourire d'Elia s'agrandit. Elle ignorait où elle était mais avec Cowell à ses côtés, elle se sentait suffisamment rassurée pour apprécier le moment. 

Cowell et elle échangèrent quelques mots, se demandant s'ils étaient les seuls à affronter successivement ces étranges épreuves. Elia n'avait pas fini sa phrase qu'un puissant bruit se fit entendre, surprenant les deux amis. Le sol trembla sous leurs pieds. Que se passait-il ? Une seconde musique se fit alors entendre, remplaçant la première, brisant la quiétude du moment. 




Déglutissant bruyamment, Elia parvient à une seconde conclusion, bien moins réjouissante que la première.
- Je crois que l’épreuve vient juste de commencer, asséna la Dessinatrice.
Cowell acquiesça silencieusement, regardant les fantômes paniquer autour d'eux. Beaucoup disparurent, se transformant en fumée, tandis que la pièce dans laquelle ils se trouvaient tremblait violemment. Jetant un œil par la fenêtre, Elia aperçut quelque chose heurter le mur. 
- Le château se fait bombarder ! lui annonça Cowell. Il faut qu'on sorte d'ici ! 
- Mais par où ? demanda Elia. 
Les spectres s'en allaient, les laissant seuls au milieu de la salle de bal. Mais contrairement aux autres danseurs, Cowell et Elia n'avaient pas la possibilité de quitter la pièce par magie. Elia aurait pu effectuer un pas sur le côté mais elle n'avait jamais réussi à prendre une seconde personne avec elle. D'ailleurs, comprit-elle en regardant Cowell, lui aussi était dans l'impossibilité de transplaner. Par elle ne sait quel tour sorcier, son ami ne pouvait lui non plus utiliser la magie pour se déplacer.

La porte derrière eux s'ouvrir alors, et, bien que conscients qu'il s'agissait sûrement d'un piège, les deux étudiants se précipitèrent dans l'ouverture. Ils découvrirent alors avec horreur que l'escalier menant vers le bas était brisé sur de nombreux mètres, trop pour qu'ils puissent sauter. En revanche l'escalier qui s'élançait vers les hauteurs du château semblait encore intact. 
- On y va ! s'écria Cowell en se dirigeant vers le seul passage possible.
Courant, manquant trébucher sur les marches, ils parvinrent péniblement en haut d'une tour, tandis que l'édifice continuait de trembler sous les attaques dont il était victime. Horrifié, Cowell fit quelques pas, le temps de se rendre compte qu'il n'y avait pas d'issue. La tour se trouvait à une bonne centaine de mètres de hauteur et le château, qu'ils pouvaient enfin apercevoir, commençait à s'effondrer. Sous l'impulsion de la musique qu'ils entendaient toujours, les deux amis commencèrent franchement à se demander comment ils allaient se sortir de cette galère. 
- La galère... murmura Elia. 
- Oui, ça je sais ! s'exclama Cowell en tournant sur place. 
- Non non, la galère ! répéta Elia. Est-ce que... ?
Elle se précipita sur le bord de la tour, regardant tout en bas. Son cerveau, atteint d'une maladie qui mélangeait ses souvenirs, venait peut-être de lui souffler la solution.
- Cowell... 
- Oui ? Tu as une idée pour nous sortir de là ? demanda le sorcier avec inquiétude tout en cherchant autour de lui une issue de secours.
- Je crois...
Se penchant à son tour, Cowell comprit ce dont Elia voulait parler. Les douves du château s'étendaient en bas, entourant l'édifice d'une eau sombre.
Les deux amis se regardèrent. 
- On n'a pas le choix, je crois, dit Cowell après un instant de silence.
- J'espère que c'est profond...
- Ca, on verra une fois en bas ! s'écria le garçon en attrapant Elia.
- Hein ? eut juste le temps de souffler la Dessinatrice avant de basculer dans le vide. 
Leur chute ne dura qu'une seconde, mais suffisamment longtemps pour que Cowell et Elia s'inquiètent pour leur vie. L'instant d'après cependant, une grande lumière blanche les entourait et ils disparaissaient.


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

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