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Les scènes coupées - ou comment trop d'imagination conduit à inventer les coulisses de Poudlard

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Elia Stalia

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5ème année
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Scène coupée 1 : L’interception de la lettre

La petite fille jouait avec le chat. Le petit garçon, son voisin, commençait à en avoir marre de caresser la pauvre bête qui cherchait visiblement à échapper à leurs mains. Il jeta un regard à sa sœur qui, perchée sur le mur comme une amazone, s’ennuyait profondément. Il fit un geste en direction du skate qui trainait par terre, s’imaginant déjà échapper à la surveillance de son aînée…


- Bradley !


La voix claqua dans les airs. Le chat sursauta et partit en courant, au grand désespoir de l’enfant qui voulait encore s’amuser avec lui. Le garçon se tourna vers sa sœur, cherchant à comprendre pourquoi, lorsque sa sœur utilisait cette voix-là, il était incapable de bouger.


- Mais Lizziiiiiie ! gémit-il en prenant un air implorant.
- Non, répondit Elizabeth O’Brien. Aujourd’hui, on ne va pas au parc.


L’enfant grommela. Bradley O’Brien, le plus jeune des O’Brien, était passionné par tout ce qui avait des roues : les skates, les vélos, les rollers… Il en avait déjà cassé plusieurs en tentant diverses cascades qui, sans l’intervention de sa sœur, se seraient mal terminées. Il soupira, tentant maladroitement de comprendre pourquoi leurs parents étaient si rassurés quand Elizabeth acceptait de s’occuper de lui. La petite voisine, Ollie, s’approcha d’eux. Maintenant que le chat était parti, elle aussi s’ennuyait.


- Lizzie, tu nous fais un tour de magie ? demanda Bradley en s’asseyant au pied du muret.


Le cadet pensait évidemment aux petites astuces qu’Elizabeth utilisait pour faire disparaitre une pièce ou un verre mais les mots de son frère éveillèrent chez elle d’autres échos. Elle amusait souvent les enfants du quartier de cette manière mais depuis quelques jours, ses parents lui avaient interdit de prononcer le mot magie et encore plus d’effectuer un des petits tours dont elle avait le secret.


- Désolée Brad, la connexion est mauvaise aujourd’hui, je capte pas la magie.


Les deux enfants ne daignèrent même pas rire de sa tentative de blague. Toujours perchée sur le mur, ses longs cheveux bruns attachés en deux couettes ridicules, Elizabeth était d’humeur maussade. Avant de partir au travail ce matin, sa mère l’avait mise en garde : elle n’avait pas le droit de quitter le périmètre de la maison. Cela valait aussi pour Bradley qui était encore trop jeune pour s’aventurer seul. Grommelant contre ses parents, Elizabeth sauta du mur et se réceptionna comme un chat sur le sol. Elle était dotée d’une très bonne endurance physique mais ne pratiquait aucun sport. Elle avait essayé la danse, le tennis, le foot, la natation, pour tout abandonner un mois après l’inscription. Elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait dans ces sports trop traditionnels.


Alors qu’Elizabeth sortait un jeu de cartes de sa poche et qu’ils s’asseyaient tous les trois au sol, la mère d’Ollie se mit à la recherche de sa fille. Elle sourit en la découvrant encore une fois en présence des O’Brien. Leur maison ne payait pas de mine mais ils étaient bien élevés et ils étaient toujours très gentils avec Ollie. Mais Elizabeth, pourtant d’habitude toujours aimable, semblait bien désespérée. Jugeant que c’était l’adolescence, la mère d’Ollie se contenta d’un simple bonjour avant d’ordonner à la petite fille de rentrer à la maison faire ses devoirs.


- J’en ai marre de la bataille, marmonna Bradley après quelques parties.
- Ouais, moi aussi.
- On fait quoi ?
- Hum… Tu as vu le courrier qui est arrivé la semaine dernière ?


Bradley fonça les sourcils. Sa sœur était du genre à remarquer tout et n’importe quoi – et à l’oublier la seconde d’après si cela ne lui servait pas. Cette histoire de lettre semblait importante…


- La lettre à ton nom ?


Elizabeth hocha la tête. Elle se demanda si son frère n’était pas trop jeune pour être mêlé aux disputes familiales, il n’avait que huit ans. Et puis elle soupira. Elle avait besoin d’un allié face aux vieux et quel allié que son petit frère, cet épouvantable chapardeur ?


- Tu as vu où est-ce qu’ils l’ont rangé ?
- Dans le bac tout en haut de l’étagère du bureau. Au même endroit que les cadeaux de Noel.
- Hum…


La fillette de onze ans se toucha le nez. Puis elle se leva d’un bond, surprenant son frère. Elle lui tendit une main pour l’aider à se relever, un grand sourire barrant son visage. Le premier de la journée.


- Et si on jouait aux espions ?


Pas dupe, Bradley hocha pourtant la tête. Elizabeth avait pris son parti dans la dernière dispute avec les parents, il jugea donc qu’il était de son devoir de l’aider. Et puis c’était toujours drôle de fouiller dans les affaires des parents, comme quand il cherchait les cadeaux de Noel.


Le même sourire sur le visage, Elizabeth et Bradley se ruèrent dans la maison vide de tout adulte. Ils parvinrent rapidement jusqu’au bureau où ils se firent plus discrets, pour ne pas risquer de laisser de trace de leur passage. L’ainée fit la courte-échelle au plus jeune pour qu’il attrape la lettre posée dans le bac qui frôlait le plafond.


- Mais t’es lourd ! s’exclama Elizabeth avec surprise. T’es sûr que tu fais du foot ?


Grinçant des dents, Bradley attrapa l’enveloppe avant de regarder sa sœur :


- T’es sûre que tu veux ton courrier ?
- Bien sûr, sois gentil, petit et léger frère.


Eclatant de rire, Elizabeth reposa le garnement au sol avant de se saisir de la lettre. Les mots, écrits d’une encre émeraude, lui semblèrent familiers. C’était bien de cela qu’elle avait entendu ses parents parler. Satisfaite, Lizzie déposa un baiser sur le front de Bradley.


- Mission accomplie, chef ! déclara-t-il avec un salut militaire.
- Sortons d’ici, ninja ! répliqua sa sœur.


Les cachottiers s’échappèrent du bureau dans un silence quasi-total et parfaitement inutile. Bradley partit ensuite dans le salon pour jouer à la console, abandonnant sa sœur qui ne s’en rendit pas compte, les yeux rivés sur la lettre.

Elle ouvrit l’enveloppe, sortit plusieurs feuillets qu’elle entreprit de lire. Un mélange d’incrédulité et de compréhension l’envahit. L’incrédulité, parce que la lettre parlait quand même d’une école de sorciers. La compréhension, parce que cela expliquait tous les phénomènes étranges qui se produisaient autour d’elle.


Serrant le poing, Elizabeth comprit immédiatement ce que ses parents refusaient. Elle était une sorcière. Une véritable sorcière. Mais comment expliquer cela à deux scientifiques ?


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

Crédit avatar : Fae.
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Cowell Bratley

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2ème année
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Scène coupée 2 : A une plume près

La plume était toujours couchée sur le tabouret. Elle se tenait immobile, ses extrémités incurvées vers le haut comme si elle était sur le point de prendre son envol. Mais elle s’y refusait obstinément, narguant Casey. Cela faisait plusieurs heures que le garçon de 11 ans faisait tourner sa baguette en prononçant distinctement la bonne formule. Le seul moment où la plume a esquissé un mouvement, c’est lorsque le Poufsouffle à soupirer tellement fort qu’elle s’est enfin décollée du tabouret.

Casey ne comprenait pas pourquoi il n’y arrivait pas. Il était comme bloqué malgré les centaines de tentatives. Son poignet le faisait souffrir et son impatience avait atteint une dangereuse limite.

Complétement épuisé et frustré, Casey trouva néanmoins l’énergie pour une autre tentative. Il tourna sa baguette et prononça :

- Wingardium Leviosa

Toujours rien. Une crampe s’empara de son poignet. S’en était trop.

Casey lâcha sa baguette qui rebondit sur le sol. Il s’étala sur le parquet, soulevant un nuage de poussière. Il en avait assez d’être enfermé dans cette salle abandonnée dans un coin perdu du château. Les autres profitait des derniers rayons de soleil de l’été mais surtout les autres avaient réussis à lancer ce stupide sort.
Casey avait honte de ne pas y arriver. Il s’était caché dans un coin pendant les cours, pour que personne ne remarque son échec. Même la professeure n’avait pas notifié son absence de résultat. Du coup elle allait passer à un autre sortilège lors du prochain cours.

S’il n’arrivait même pas à lancer celui-ci, qui un des sorts les plus simples, comment pouvait-il espérer continuer ? Il n’avait d’ailleurs même pas encore réussi à lancer un sort correctement. Allait-il même y arriver un jour ?
Une vague de stress submergea l’élève. Casey respira plus lentement pour se calmer.

A la réception de la lettre, sa vie avait irrémédiablement changée. La magie existait… Ce n’était juste pas de la façon dont il l’imaginait. La magie n’a rien de facile, le monde des sorciers est aussi difficile que celui les moldus. Le travail ne lui avait jamais fait peur, ce n’était pas pour rien qu’il était un Poufsouffle, mais le travail ne suffisait pas. Son acharnement ne faisait pas bouger cette plume. Clairement il se sentait nul.

Casey ne s’était jamais senti aussi seul. Sa famille lui manquait énormément. Il pensait à ses parents qui s’inquiétaient pour lui. Et aussi à son frère, Casey ne savait pas si Jeff était un sorcier. Cette incertitude le torturait.

Il se sentait en constant décalage avec les autres. Spécialement avec les enfants élevés dans le monde des sorciers, soit l’immense majorité de Poudlard. En fait même avec les enfants nés moldus c’était compliqué. Casey s’était disputé avec une fille de sa maison pour des broutilles. Il ne se sentait déjà pas à sa place mais ça avait empiré.

Après tout peut être qu’il y avait eu une erreur. Il ne devait pas être un sorcier. C’est pourquoi il n’arrivait à rien et ne s’intégrait pas. En recevant la lettre, il avait eu l’espoir que ces parents biologiques soient des sorciers. Il ne pensait presque qu’à ça. Il s’était surement fait des idées sur ça aussi.

Il se voyait aller chercher la professeure Redmayne pour lui dire qu’il partait. Il allait retourner chez ses parents et retrouvés ses amis. Il apprendrait les maths et l’histoire moldu et ça lui conviendrait parfaitement. Ce monde n’était pas fait pour lui

Mais il avait tellement envie de réussir.

Toutes ces pensées firent craquer Casey. Des larmes lui coulèrent sur les joues pour s’écraser sur le parquet poussiéreux. ll avait honte de craquer comme ça mais il se laissa complétement aller. Il respirait par saccade, laissant toute sa douleur sortir.

Une fois les sanglots épuisés, le jeune sorcier se sentait plus léger. Il était calmé et voyait les choses avec plus de recul.

Il ramassa sa baguette. Lorsqu’il l’avait tenu pour la première fois dans la boutique, il avait senti quelque chose de spécial se passer. Comme s’il était entier pour la première fois de sa vie. Il en était sûr, il était un sorcier. Il sentait le bois de sycomore et le crin de licorne résonner en lui. Comme si sa baguette le pardonner de l’avoir laisser tomber. Il se promit de ne plus jamais lui faire défaut.

Le jeune élève avait encore tellement de chose à voir, il n’en était qu’au début de son parcours. Il était hors de question de laisser tomber. En quelques semaines, il avait vu : un calamar géant, des fantômes, un esprit trop farceur ou encore des armures vivantes. L’avenir s’annonçait incroyable, magique.

Casey se positionna devant la plume. Cette fois il était confiant.
Il était un sorcier. Il avait sa place ici. Il allait réussir. Tout allait bien se passer.

- Wingardium Leviosa

La plume s’éleva.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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Scène coupée 3 : "C'est très sérieux, le choix d'une baguette" 

23 août 2017, Londres. Une femme accompagnée de trois enfants s'engouffre dans un pub sombre et poussiéreux. À l'intérieur, c'est une toute autre atmosphère qui se dégage du bar. On se croirait plus dans une vieille auberge du XVIIe que dans un pub dans une ruelle sombre. Les clients sont pour le moins étranges. Au comptoir, un grand homme encapuchonné est en train de boire une pinte remplie d'un liquide bleu scintillant et fumant ; attablés à une grande table, sept hommes et femmes sont en train de jouer à un jeu de cartes qui explosent. Des animaux de compagnies aussi étranges que les humains se faufilent entre les jambes des clients.
La famille Redding passe devant le bar, faisant un signe au barman ; ils se dirigent ensuite vers la porte de derrière, qui donne sur une minuscule cour fermée d'un mur de briques. Violet, la mère, tapote quelques briques avec une baguette et les briques se mettent à bouger. Elles s'arrêtent enfin en laissant une ouverture dans le mur, qui donne sur une rue commerçante. La famille s'introduit dans le passage, et Violet sort un long parchemin de son portefeuille.
– Ok, les enfants, il va falloir s'organiser. Rappelez-moi les règles ?
– Ne pas se séparer, commence Archibald, l'aîné de la fratrie.
– Ne pas courir partout, ajoute Alfred, le cadet.
– Et ne pas parler aux inconnus ! Termine la benjamine, Bianca.
Les lèvres de Violet s'étirent en un sourire satisfait.
– Bien. Alors, on commence par les essayages de robes – c'est ce qui va nous prendre le plus de temps. On achète tout ce qui nous faut chez Madame Guipure : les robes, le chapeau – hâte de te voir avec un chapeau pointu sur la tête, Archie –, les gants et la cape. Ensuite, on file chez Fleury et Bott pour tes bouquins, on passe acheter les fournitures de potions, et on va chez Ollivanders en dernier – pour qu'on ait bien le temps.
– Ils avaient dit qu'il fallait emmener un télescope, dit Archie. Je peux prendre le mien ?
Sa mère sourit.
– Bien sûr, ça ne sert à rien d'en acheter un alors que tu en as déjà un à — ALFRED REDDING ! Tu reviens ici toute suite !
A peine dix minutes sur le Chemin de Traverse et Alfred est déjà en train de vagabonder dans la rue.
– Je te jure, celui-ci, soupire Violet en regardant Alfie revenir vers elle. Allez, c'est parti !
La famille se met en marche. Bianca tire sur la manche de son grand frère et lui demande :
– Arch, tu penses aller dans quelle maison ?
– Ca, c'est pas à moi de le décider ! J'en ai aucune idée de toute façon, répond Archie.
Il a quand même quelques préférences. Il voudrait aller à Serpentard ou bien Serdaigle. Il est bien trop malin et fourbe pour Poufsouffle, et Gryffondor n'est même pas une option.
Chez Madame Guipure, la petite sorcière trapue prend les mesures d'Archie – elle est obligée de monter sur un tabouret bancal ; Archie est déjà très grand pour son âge. Les essayages se font relativement rapidement. Violet s'esclaffe à la vue de son fils avec un chapeau pointu sur la tête ; Bianca touche tous les tissus avec des yeux émerveillés et Alfred reste assis sur un tabouret en hauteur, balançant ses jambes dans le vide.
Une fois les vêtements payés, la famille entre dans la librairie. La liste de livres est assez longue mais Violet a gardé ses anciens livres ; Archie pourra en réutiliser certains. Ils réussissent à cocher tous les livres de la liste en un temps record, Alfred ne fait aucune bêtise et ils sortent de la librairie à peine vingt minutes après y être entrés.
Chez l'apothicaire, ils achètent les fioles et la balance. Ils filent au magasin de chaudrons – celui que Violet a utilisé pendant sa scolarité est bien trop ruiné, après sept ans de potions en tout genre.
– Bon, ça, c'est fait, annonce Violet. Direction Ollivanders ! Alfred, Bianca, vous restez avec moi – pas de bêtises ! C'est très sérieux, le choix de la baguette.
Les deux plus jeunes hochent la tête et ils entrent tous dans la petite boutique poussiéreuse du fabricant de baguettes. La clochette au-dessus de la porte résonne dans le magasin, et un homme d'une cinquantaine d'années sort de la réserve. Il est petit, avec des cheveux gris filandreux et des yeux malicieux.
– Bien le bonjour, s'exclame-t-il d'une voix enjouée. Gontran Ollivander, ravi de vous connaître. J'imagine que tu viens pour une baguette, jeune homme ? Dit-il en s'adressant à Archie.
Celui-ci hoche la tête d'un geste déterminé.
– Je m'appelle Archibald Redding.
– Enchanté de faire ta connaissance, Archibald. Maintenant, voyons voir ce qui pourrait te correspondre…
Le sorcier disparaît dans l'arrière-boutique en marmonnant et en ressort avec trois longues boîtes qu'il pose délicatement sur son bureau.
– Je ne suis pas sûr pour celle-ci, prévient Gontran en ouvrant la première boîte. Châtaignier, ventricule de dragon, vingt-sept centimètres, très souple…
Archie prend la baguette délicatement, attendant que quelque chose se passe. Une petite explosion et un nuage de fumée plus tard, Gontran récupère la baguette en marmonnant.
– Essaye donc celle-ci. If, ventricule de dragon, trente-trois centimètres, relativement souple.
Lorsque Archie attrape la baguette, c'est comme si elle épousait parfaitement la forme de sa main. Un jet d'étincelles argentées sort de l'extrémité de la baguette, créant un halo de lumière autour de Archie, et il a l'impression que cette baguette le complète. Gontran tape dans ses mains, un grand sourire sur le visage.
– J'avais donc raison pour la ventricule de dragon… Je pense que ta baguette t'a choisi, Archibald.
Archie se retourne vers sa mère, ravi. Une fois la baguette payée, la famille sort du magasin, non sans avoir remercié Gontran, et Violet se penche vers Archie.
– Mon chaton, je pense que tu as le droit à un cadeau avant de partir ! Je ne vais pas te laisser te retrouver dans un grand château tout seul ! Tu préfères un hibou, une chouette ou un chat ?
– Sérieusement ? S'écrie Archie. Un chat, un chat, un chat !
Violet éclate de rire devant l'engouement de son aîné, et se tourne vers Alfred et Bianca, qui ont une moue boudeuse sur le visage.
– Mais ne vous inquiétez pas, vous aussi vous aurez le droit à un petit cadeau avant de partir à Poudlard !
Elle colle un gros baiser sur le front de chacun, et tout ce petit monde se dirige vers la ménagerie. Dès qu'ils entrent, Archie se dirige vers les chats, et c'est comme un coup de foudre : un petit chaton tout noir, avec de grands yeux bleus et une patte en moins. Il a une cicatrice sur l'oeil.
– Je veux celui-ci ! S'écrie-t-il.
Violet fait signe au vendeur, qui attrape le petit chat et le donne à Archie.
– Le pauvre, il est né avec trois pattes et s'est fait griffer par un autre chat peu après sa naissance, explique le jeune homme. Personne ne voulait l'adopter, tu es le premier…
Archie regarde le petit chat ; il tient presque entier dans la paume de sa main.
– Floki, murmure-t-il à l'animal. Ça te va bien, comme nom.
Le sourire de Archie est aveuglant quand ils sortent du magasin, et il regarde sa mère avec de grands yeux.
– Merci, maman, dit-il en se serrant contre elle.
Violet serre son fils dans ses bras et fait signe à Alfie et Bianca de les rejoindre.
– Câlin familial ! Crie Bianca.
Regardant Violet s'éloigner avec un bras autour des épaules d'Alfred et la petite main de Bianca dans la sienne, Archie sent son cœur gonfler, plein d'amour et de bonheur.  


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archie redding, serpentard, six 
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i'd have been yours, if you had been mine
but my hopes had faded by the time
can you hear me tonight? 
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Elia Stalia

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5ème année
5ème année
Scène coupée 4 : La fille, la batte et le Quidditch


Elizabeth O’Brien adorait le Quidditch. Hugo Weasley en était parfaitement conscient, depuis le premier jour où son amie était montée sur un balais, et plus encore lorsqu’elle avait assisté pour la première fois à un match de Quidditch. La jeune fille avait beau déclarer depuis qu’elle n’aimait pas ce sport, ni aucun autre sport, d’ailleurs, Hugo ne la croyait pas. Et il avait bien raison.


Elizabeth adorait le Quidditch. Elle trouvait que ce sport correspondait parfaitement aux sorciers. Et elle aimait voler, laisser le sol loin derrière elle, effectuer quelques loopings en s’accrochant de toutes ses forces au manche de son balais. Elle adorait le Quidditch. Mais elle ne pouvait pas en faire. Ses parents, qui étaient récalcitrants à la seule idée qu’elle puisse passer dix mois dans l’année dans une école de magie, n’accepteraient jamais qu’elle pratique un sport où il fallait voler.


C’est donc à contrecœur, déchirée entre ses obligations et ce qui semblait être une passion, que Lizzie suivit Hugo jusqu’au terrain de Quidditch pour assister aux sélections de l’équipe Poufsouffle. Elizabeth était désormais en troisième année, et, depuis son arrivée à Poudlard, elle ne s’était pas fait tant d’amis que cela. Hugo Weasley, évidemment, Lysandre Scamander, toujours dans la lune mais infiniment gentil, et Abigail et Kathy, ses deux grandes amies. Les autres poufsouffle, et d’une manière plus flagrante encore les autres élèves, lui étaient parfaitement inconnus.


- Eh, Lizzie ! Merlin appelle Viviane, Merlin appelle Viviane ! s’exclama Hugo, reprenant une expression moldue d’Elizabeth tournée à sa façon.


La jeune fille leva ses yeux bleus vers son ami. Abigail pouffait à côté, comme toujours lorsque Hugo s’exprimait. Kathy secoua la tête, désespérée de voir sa camarade craquer pour le roux alors qu’il existait tant de garçons dans l’école. Elle attrapa le bras d’Elizabeth en entendant un sifflet.


- Dépêchons-nous ! Je veux voir Lysandre échouer !


- Quoi ? fit Elizabeth avec surprise. C’est pas gentil !


- Haha ! T’es vraiment trop naïve, Lizzie !


Courant presque, le quatuor arriva juste à temps pour entendre le capitaine de l’équipe Poufsouffle, André Stradivarius, annoncer qu’il remettait tous les postes en jeu cette année, même le sien. Cela fit sourire Elizabeth qui appréciait beaucoup le septième année. Il était l’exemple parfait du Poufsouffle juste et loyal que tout le monde admirait. En revanche, il était parfaitement illusoire de vouloir reprendre son poste de gardien puisque André était déjà assuré de rentrer dans une équipe professionnelle après Poudlard.


- Comme si quelqu’un pouvait être meilleur que lui, marmonna un garçon un peu plus âgé qu’Elizabeth, assis à quelques mètres du groupe dans les gradins. Va falloir que j’attende encore un an…


Il s’aperçut que la Poufsouffle le regardait et lui adressa une petite grimace amicale. Elizabeth se tourna immédiatement vers le terrain, ignorant le garçon. Kathy ne put s’empêcher de soupirer. Elle avait beau savoir qu’Elizabeth n’était pas sociale parce qu’elle avait peur d’être blessée, son empressement à s’éloigner des autres était parfois… frustrant. Comme si Elizabeth ne pouvait laisser personne s’approcher d’elle.


- Ceux qui concourent pour le poste de poursuiveurs, par ici ! On va commencer par vous !


Les six candidats s’envolèrent dans un bel ensemble. Déjà, Lizzie élimina mentalement celui qui n’osait pas regarder André au sol, apparemment terrorisé par le vide. Elle remarqua avec satisfaction que Lysandre volait très bien. Son regard était même plus concentré que lorsqu’il était avec eux. Il veut vraiment le poste, comprit Elizabeth. En se tournant vers Hugo pour discuter avec lui, elle se rendit compte que ce dernier s’était déplacé pour rejoindre Casey, un de ses amis. Mais certainement pas celui d’Elizabeth. Mal à l’aise, l’adolescente préféra se concentrer sur les sélections.


- Attrapez le souaffle et lancez-le à votre voisin ! Voilà, doucement, on n’est pas pressé !


Comme à son habitude, André lançait ses instructions avec calme. Il évaluait lentement les Poufsouffle, cherchant à déterminer qui était tétanisé par le stress, qui était doué, qui atteignait déjà son maximum. Après quelques tours d’essai, il élimina deux potentiels poursuiveurs.


- Scamander ! A toi !


Les vrais essais commençaient. André obligea Lysandre à une série d’exercices périlleux, le souaffle à la main. Il ne fallait surtout pas lâcher la balle malgré les positions compliquées. Lysandre s’en sortit bien, à deux exceptions près, où il faillit tomber. Sans lâcher le souaffle.


Toujours dans les gradins, Elizabeth se leva sans s’en rendre compte. Son visage d’ordinaire triste était animé, ses yeux balayaient le terrain à toute vitesse, évaluant les différents concurrents. Elle encourageait silencieusement Lysandre. Elle étouffa un cri en le voyant glisser de son balai mais se reprit aussitôt, Lysandre se rattrapant miraculeusement. Soulagée, Elizabeth se retourna rapidement pour partager ce moment avec ses amis. Abigail lisait un livre de métamorphose, absolument pas concernée par les sélections. Mais Kathy et Hugo regardaient tous deux Elizabeth en souriant.


- Eh ! Lizzie, tu veux pas qu’on descende les voir de plus près ?


- Non non, on va les gêner !


- Oh oui, venez on descend ! s’exclama Kathy en attrapant le bras de son amie avec un clin d’œil en direction du garçon roux.


Hugo s’empara du deuxième bras et tirant, poussant la jeune fille, ils parvinrent sur le terrain. Le jeune homme un peu plus âgé était descendu avec eux aussi, suivi de ses copains. Elizabeth évita soigneusement leur regard.


- Salut Hugo ! s’exclama André lorsque le groupe s’arrêta à son côté. Tu viens participer ?


- Non merci ! Ils sont tellement fanas de Quidditch dans ma famille, je préfère m’en tenir loin !


- Et vous, les filles ?


- Très peu pour moi, ma place est dans les gradins ! expliqua calmement Kathy.


Elizabeth déglutit. Le capitaine de l’équipe fixait sur elle son regard clair, le temps que les attrapeurs se préparent. Elle tortilla ses mains l’une contre l’autre. Elle ouvrait la bouche pour mentir quand elle reçut deux coups dans les côtes.


- Aie ! Mais ça va pas ?!


- C’est moi, la menteuse, persiffla Kathy.


- Et c’est moi qui n’aime pas jouer, asséna Hugo. Ton rôle à toi c’est d’être la gentille Lizzie qui veut participer aux sélections mais qui n’ose pas le dire.


Malgré elle, Elizabeth ne put s’empêcher de sourire. André se chargea de transmettre ses pensées :


- Mais qu’est-ce que vous faites chez les Poufsouffle ? Haha !


- Oh, la maison Serpentard c’est surfait, précisa Kathy, sang-pure d’origine russe.


- Et puis y a déjà Albus à Serpentard, fallait que je respecte la mixité en allant à Poufsouffle, enchaina Hugo avec un grand sourire.


Les quatre jeunes se mirent à rire. Puis, les attrapeurs étant prêts, André s’éloigna de quelques pas pour donner ses nouvelles instructions. Il revint rapidement vers eux.


- Ah ! Elizabeth, c’est ça ? Je n’ai pas encore fini de sélectionner les poursuiveurs mais si le poste te tente, il n’est pas trop tard. Pour le reste aussi, ceci dit !


- Même si je veux faire gardien ? demanda Lizzie en rougissant.


André s’arrêta un instant, surpris. Puis il éclata de rire.


- J’ai déjà mon remplaçant, miss, désolée !


Hugo et Kathy, de leur côté, échangèrent un regard. S’appuyant sur le rouquin, Kathy ne put retenir sa langue :


- Ma parole, Liz, c’était de l’humour ?


La poufsouffle devient rouge pivoine. Il y eut un bref silence que le capitaine rompit en éclatant de rire. Hugo arborait un grand sourire satisfait tandis que Kathy ne parvenait pas à cacher sa surprise. Et sa fierté. Sa petite Lizzie tentait de faire de l’humour ! C’était un progrès par rapport à son premier jour à Poudlard. Enfin, pensa-t-elle, il fallait relativiser : Elizabeth n’avait mis que trois ans à faire de l’humour. Peut-être un jour s’intéresserait-elle aux autres ?


- Si un poste te tente, rejoins-les ! J’ai hâte de voir ce que tu donnes sur un balai, l’humoriste !


Grommelant contre ses amis, Elizabeth tourna son regard bleu vers les potentiels joueurs. Quelques courageux attendaient d’affronter André au poste de gardien, certains à l’avance de leur défaite. Les poursuiveurs n’étaient plus que quatre, Lysandre attendait tranquillement dans les airs la suite des sélections. Un peu plus loin, les attrapeurs effectuaient un test de vitesse. Il n’y avait que trois batteurs, trois garçons costauds en cinquième et sixième année.


Inconsciemment, Elizabeth dévorait des yeux toute cette scène. Ses mains la démangeaient. En étant honnête, cinq secondes seulement, Lizzie aurait pu reconnaitre son envie d’attraper un balai pour s’envoler dans les airs à son tour. Elle aimait voler, vraiment. Mais le Quidditch était un sport d’équipe, qui nécessitait des dialogues, une cohésion dans l’équipe, et c’était aussi un sport qui coûtait cher, et ses parents ne…


- Tu penses trop. Attrape ça.


Machinalement, Elizabeth tendit la main. Ses doigts se refermèrent sur le manche d’un balai, un des vieux balais de l’école. Elle leva un regard surprit vers Hugo.


- C’est pas moi, tu l’as attrapé toute seule ! Monte dessus, maintenant.


- Mais tu crois vraiment qu’elle va t’obéir ? soupira Kathy.


- Bah oui. Je suis son guide spirituel.


Elizabeth et Kathy éclatèrent de rire. Encouragée, Lizzie se laissa aller à enjamber le balai. Après tout, elle n’avait jamais joué au Quidditch, il était impossible qu’elle soit sélectionnée. Ce n’était qu’un essai, pour découvrir, faire plaisir à ses amis. Oui, voilà, ce n’était qu’un essai. Rassurée, l’adolescente s’éleva doucement dans les airs et se mêla à la foule des joueurs.


- Désolé les gars ! s’exclama à ce moment André. Mais le poste d’attrapeur est à nouveau attribué à Isis ! Et pas seulement parce qu’elle était déjà dans l’équipe l’année dernière, vous avez vu comment elle les a écra… loyalement battus ?


Il y eut des rires dans la foule, malgré la déconvenue des concurrents de la fameuse Isis. Elizabeth elle-même était forcée de reconnaitre le talent de la sixième année. Elle avait des yeux de faucon et était prodigieuse sur un balai. Ce n’était que justifié qu’elle retrouve sa place. Au milieu du groupe, Elizabeth se demande quel poste elle devait tenter. Les essais pour les poursuiveurs n’étaient pas finis, ceux pour les batteurs n’avaient pas commencé.


Au sol, Kathy et Hugo discutaient à grands renforts de geste. André donnait ses instructions pour que les poursuiveurs soient départagés. Distraite par ses amis, Elizabeth ne rejoignit pas le groupe à temps. Elle déglutit bruyamment dans les airs, perdit un peu de l’altitude avant de remonter. Elle entendit des ricanements et rentra les épaules, baissa la tête. C’était une mauvaise idée, finalement, cela ne pouvait se solder que par un échec…


- Au tour des batteurs ! Venez me rejoindre au sol !


Surprise, Elizabeth constata qu’il ne restait plus que les trois garçons et elle. Elle descendit rapidement en direction d’André. Lysandre leva les deux pouces en l’air en lui adressant un grand sourire et elle comprit avec joie que son ami était sélectionné. Et pour le poste qu’il voulait en plus !


- On commence par Rayan et Conan, ok ? Puis Stan et Elizabeth. Vous êtes prêts ? Je lance le cognard d’entrainement !


Rayan réussit un joli coup mais Conan laissa échapper le cognard. André Stradivarius leur donna trois chances chacun avant d’éliminer Conan qui était trop lent. Ce dernier tenta de protester mais n’osa pas se ridiculiser. Il finit par s’éloigner, laissant la place à Stan et Elizabeth.


La jeune fille attrapa la lourde batte. Elle la soupesa quelques secondes. Elle était légèrement plus lourde que celle que son père utilisait pour jouer au base-ball avec elle, l’été dans le parc, avant. Quand son père lui adressait couramment la parole. Mais le poids était agréable, presque familier. Elle ressentit une sensation similaire à celle qui lui avait parcouru la main, il y a deux ans, quand elle avait saisit sa baguette pour la première fois. Elizabeth fit de courts mouvements circulaires avec pour bien la prendre en main. Quand André lâcha le cognard, elle était prête. Elle frappa la balle maligne de toutes ses forces et l’envoya loin, un peu plus à gauche que ce qu’elle aurait voulu, mais c’était un résultat honorable.


D’un seul coup, le son sembla revenir aux oreilles de Lizzie. Elle se rendit compte qu’Hugo, Kathy et même Abigail scandaient son nom en sautant sur place. Elle eut un sourire hésitant. Face à elle, André Stradivarius considérait son mètre vingt d’un air étonné, comparant l’allure de la jeune fille à celle de Stan ou Rayan, deux grands gaillards. Un sourire éclaira son visage. Si cette fille réussissait son second coup, il tenait là une carte mystère de choix.


- Deuxième essai O’Brien ! Ne la rate pas !


Serrant la batte, Elizabeth renvoya le cognard loin une fois de plus. Son coup était même meilleur, son corps s’étant habitué au poids de la batte dans sa main.


- Mes amis… il est temps d’annoncer les résultats !


André Stradivarius se tut un instant, laissant monter le suspens.


- Chez les poursuiveurs, l’équipe retrouve deux anciens membres mais accueille un nouveau, Lysandre Scamander ! Isis reste notre attrapeuse de génie ! Je reste, bien malgré moi, votre capitaine et gardien ! Et enfin, Rayan reste batteur mais nous accueillons un poids plume parmi nous, Elizabeth O’Brien !


Sous les vivats de ses amis, Lizzie faillit s’évanouir. De joie, d’étonnement ? Elle ne le savait pas. Elle avait soudain les jambes chancelantes. Elle aimait le Quidditch. Elle allait faire du Quidditch. En tant que batteuse de l’équipe de Poufsouffle. Elle eut une pensée émue pour les dimanches après-midi avec son père, à jouer au base-ball pendant que Bradley tentait d’attraper les canards du lac. Elle revoyait son père lui expliquer comment elle devait se tenir, comment elle devait frapper. Elle le voyait presque s’énerver ou se réjouir, comme avant. Elizabeth essuya rapidement une larme qui avait perlé à son œil droit. Ce n’était pas le moment de penser au passé. Il fallait plutôt s’intéresser à l’avenir. Hugo traduisit sa pensée en une phrase :


- Mais comment tu vas annoncer ça à tes parents ?


- Par hibou. Ils auront peut-être oublié d’ici cet été !


Hugo éclata de rire et attrapa son amie par les épaules.


- Elizabeth O’Brien, tu viens de faire deux fois de l’humour dans la journée et d’être sélectionnée dans l’équipe de Poufsouffle – la meilleure équipe on est bien d’accord – cette journée est à graver d’une pierre blanche !


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

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