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Partout où l'eau chante; les oiseaux rient...

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Assis en tailleur sur un pierre plat, le dos droit, je regarde l'eau de la rivière s'écoulé lentement. Garjzka est posé sur mes cuisses, bien enveloppé dans du tissus blanc. La couleur de ce tissus est assortie à la neige autour de nous. Je trempe doucement ma main dans l'eau cristalline, glacial aussi. J'apprécie cette sensation mordante du froid. Certains disent que le froid est notre ennemi, mais cela est faut. Le froid est notre ami, elle engourdit nos sens pour nous endormir. C'est une mort paisible, sans aucune douleur. La chaleur, au contraire, elle te fait tourner la tête, elle te fait vomir après ça, tu as froid. Très froid. Le chaud s'alterne avec le froid. Tu perds la tête, tu délires puis, si tu as de la chance, tu meurs.
Pourquoi est-ce que je pense à des choses aussi morbides ? Un sourire apparait sur mes lèvres, un sourire las. Je soupire et caresse doucement la lame de mon arme par dessus le tissus, avec mon pouce. Je respire paisiblement, faisant qu'un avec la nature qui m'entoure. Une personne s'approche. Ami ou ennemi ? Je me redresse, attendant avec patience. Par reflexe, je tire légèrement mon arme de son tissus.

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Kamira Manliot

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2ème année
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Il fait froid mais je m'en moque. Un mois que je ne me suis pas entrainer, il faut absolument que je m'y remette. Il a neigé, pourtant je ne me couvre pas beaucoup plus que d'habitude. Mes habituelles bottes de cuir brun et souple, pantalon gris sombre et ma longue tunique verte d'elfe mais doublée de fourrure à l'intérieur contrairement à celle de tissu que je porte en temps normal. Je ne prends pas la peine d'attacher mes cheveux mais vérifie juste que mes éternelles mitaines sont bien fermées et que mes armes sont dissimulées chacune à leur place sur moi.
Souplement je me hisse dans les arbres du parc et commence ma voltige. Je passe de branches en branches, glisse deux fois sur le verglas mais me rattrape à tout les coups.

Sur AutreMonde comme sur Terre, à Selenda comme partout ailleurs les paysages de neige sont particuliers. Ils dorment, seul mot existant dans la langue humaine pour décrire à peu près ce qu'il se passe. Quand il neige, un silence incroyable se fait. C'est le seule moment où la vie se déroule comme un film muet, lente et régulière, mais sans le moindre bruit.
Sans bruit? Je crois que j'ai pensé trop vite. Je me fige, accroupis sur une branche particulièrement fine et tend l'oreille.
Si, il y a un bruit. Hormis mon propre souffle, je perçois une seconde respiration. C'est loin, du côté du lac si je m'oriente bien. Bon, tant qu'à pousser mon entrainement en hauteur pourquoi ne pas aller jusqu'au lac? Je hausse les épaules et repars de plus belle, tentant de battre mon propre records de vitesse.

Il est tôt, plus le temps avance et plus le soleil monte. Je sais que je m'approche d'un point d'eau, la lumière se réverbère dessus et projette des reflets sur les feuilles. L'odeur de l'eau se fait sentir en plus de celle de la neige. Un dernier salto, rattrapé in extrémiste du bout des doigts sur une seconde branche et me voilà sortit des arbres. Je me laisse glisser au bas du tronc et atterrit en silence dans l'épaisse couche de neige. En pliant les genoux je me déplace souplement, limitant tout bruits. Pour quelqu'un qui n'a pas travailler depuis un mois je n'ai pas vraiment perdu la main. La respiration que j'ai entendu tout à l'heure est proche, j'en aperçois le propriétaire.
Le nouveau. Il est arrivé il y a peu de temps mais son prénom m'échappe encore. Cela me fait sourire de le voir. Les elfes sont proches de la nature mais là c'est presque comique. Arya s'est levée plus tôt que moi ce matin, elle est partit chasser, tendis que Pearl m'a confié la veille que ce matin elle irait chercher des plantes car celles qui poussent en temps de neige on des pouvoirs tout particuliers. Les quatre elfes, demi dans mon cas, sont donc dehors en même temps aujourd'hui.

Je m'approche en marchant presque normalement cette fois. En m'entendant arriver je remarque qu'il a un léger mouvement de la main, main fermé sur quelque chose. Un demi sourire étire le coin droit de ma bouche. Méfiant celui-là. Il est assit par terre, je préfère m'appuyer contre un arbre près de moi, en retrait du reste de la forêt.

- Tu es le quatrième elfe de cette école, je lance, tu es le dehors aussi. D'où qu'on vienne on peut pas s'en empêcher, il faut qu'on sorte par tout les temps.

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La personne est une femme, je souris lentement, je reconnais ses pas souples d'elfe. Elle parle, sans l'accent chantant de ma race, une demi ? :
- Tu es le quatrième elfe de cette école, tu es le dehors aussi. D'où qu'on vienne on peut pas s'en empêcher, il faut qu'on sorte par tout les temps.
Je ne suis donc pas le seul dans cette école, je me demande bien si j'en connais, dans les elfes... Je ne bouge pas d'un poil, je garde tout de même mon arme à moité dénuder de son tissus, on ne sait jamais ce que l'avenir peut me réserver. Je réfléchis sans un mot, c'est une élève, théoriquement, elle n'est pas sensée m'attaquer. Oulalala, pourquoi suis-je aussi méfient ? Je passe ma langue sur mes dents blanches puis je me relève doucement. Lentement, je me tourne vers l'inconnu, Garjzka est maintenant rangée dans son étuis de tissus blanc. Je l'observe, curieux. Elle a l'air assez jeune, mais elle est grande et doit savoir manier l'arme, ses épaules trahissent. Son visage est fin, pointus, tout comme ses oreilles. Mais sa chevelure orange flamboyante n'est absolument pas elfique, je n'avais jamais vu cette couleur chez les elfes de mon pays. Je me rappelle soudainement qu'elle n'est peut être pas entièrement elfe, une demi. Dans l'Alagaësia, ces cas là sont très rares, nous ne prenons pas le risque d'aimer un être qui à une courte durée de vie, ce serait trop douloureux. Je parle enfin :
- Combien de personne vit ici ?
Je suis curieux de nature, je la regarde, penchant légèrement la tête sur le côté, elle est joli.

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Kamira Manliot

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- Combien de personne vivent ici?

Un accent chantant comme celui d'Arya, Alagaësia donc. C'est franchement amusant de voir à quel point il est facile de deviner la provenance de quelqu'un. En attendant il a posé une bonne question.

- Euh, exactement je ne saurais pas te dire mais je crois qu'à vu de nez on est une trentaine sans compter le personnel des elfes de maison, répondis-je
- C'est peu, fit-il remarquer
- C'est normal, Bertie Crochue est une école de surdoués magiques. Si les magiciens on en trouve a à des tatrolls à la ronde, les surdoués ça ne cours pas les rues.

Il hocha la tête en silence et je remarquais qu'il n'avait toujours pas vraiment rengainée son arme, quelle qu'elle soit, même s'il l'avait remise dans l'étui.

- Je ne vais pas t'attaquer tu sais, dis-je soudain

Je repoussais un peu le pan de mon long manteau afin qu'il puisse voir les deux poignards sagement rangés dans leurs fourreaux à ma ceinture.

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- Euh, exactement je ne saurais pas te dire mais je crois qu'à vu de nez
on est une trentaine sans compter le personnel des elfes de maison,
me répond-t-elle.
Je hausse les sourcils et remarque :
- C'est peu.
- C'est normal, Bertie
Crochue est une école de surdoués magiques. Si les magiciens on en
trouve a à des tatrolls à la ronde, les surdoués ça ne cours pas les
rues.
Bertie Crochue, ce nom me fait sourire. Je fronce légèrement les sourcils une nouvelle fois, tatrolls ? Qu'est-ce que c'est ? Je demanderais plus tard.
- Je ne suis pas un surdoué, répliquais-je.
Enfin, c'est plus une pensée dite à voix haute qu'une réplique. Soudainement, elle me fait :
- Je ne vais pas t'attaquer tu sais.
Repoussant l'un des deux pans de son manteau, l'Elfe découvre deux poignards accrochés à sa ceinture. Ils sont beaux, ses poignards. Un lent sourire dévoile mes dents blanches, j'accroche Garjzla dans mon dos en lui répondant :
- La prudence est l'Ami de tout Guerrier.
Un sourire en coin illustre mon propos très... sage. Je demande :
- A qui ai-je l'honneur ?

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Kamira Manliot

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- A qui ai-je l'honneur? demanda-t-il
- Il parle comme un livre, pensais-je avec amusement

Je me décidais à rentrer dans son jeu, passant un bras poing fermé dans mon dos, posant l'autre main sur mon ventre je m'inclinais. Mes longs cheveux roux glissèrent devant mon visage mais cela ne m'empêchais pas pour autant de garder un œil sur lui alors que j'étais courbée. La prudence était effectivement l'ami de tout bon guerrier.

- Kamira Manliot, me présentais-je

Je me redressais avant de lui retourner la question.

- Et toi tu es? J'ai compris que tu venais d'Alagaësia à ton accent mais ton nom m'échappe.

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Elle me fait un espèce de salut/courbé/incliné. Je penche légèrement la côté, elle me garde à l'oeil, j'en souris. Elle répond à ma question après son étrange salut :
- Kamira Manliot.
Elle se redresse puis me retourne la question.
- Mon nom elfique est vraiment compliqué. Ici, je me nomme NealBroam, euh.. d'après ce que j'ai compris, l'un des deux est un... nomdefamille.
Je suis un peu mal-à-l'aise avec toutes ces coutumes terrienne. Je lui souris.
- Je ne connais pas ton salut, le mien, chez moi, est ainsi :
Je lui montre tout en parlant :
- Lorsqu’un elfe en rencontre un autre, chacun s’arrête et porte deux doigts à ses lèvres pour signifier : "Je ne déformerai pas la vérité pendant notre conversation''. Après quoi l’un prononce la phrase "Astraeterni ono thelduin" , à laquelle l’autre répond : « Astra du evarinya ono varda. », et si on veut se montrer particulièrement cérémonieux, on ajoute : "Un atra mor’ranr lifa unin hjarta onr ". Ces formules viennent d’une bénédiction prononcée par un dragon au temps où notre pacte avec eux fut définitivement adopté. Si
on salut quelqu’un d’un plus haut rang que soi ou si on souhaite honoré un subordonné, on
prend la parole le premier. Sion rencontre une personne moins importante que soi, on parle après elle. Quand on n’est pas sûr de la hiérarchie, on laisse à son interlocuteur le temps de s’exprimer ; s’il reste silencieux, c’est à soi de parler. Chez nous, tu dois peux être le savoir, nous avons des Dragons. Dans la société des elfes, nul n’est supérieur à un dragon. La reine elle-même n’a aucune autorité sur eux.
Je me tais, pour la première fois depuis longtemps, j'ai parlé avec plus de deux phrases. Je lui fais un sourire, un peu gêné.


(Le bla bla n'est pas de moi, il est tiré du livre l'Ainé)

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Kamira Manliot

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Les coutumes des elfes de l'Alagaësia. Oui je m'en souviens maintenant, Arya m'en avait parlé. Hum, je lui fait le coup du salut elfique ou non? Aller pourquoi pas.

- I s'lil orë téna, c'est comme ça que l'on salut chez moi, dis-je. Et tu réponds : I s'lil pilin pet. Dans la gestuelle rien de vraiment particulier si ce n'est qu'on incline juste la tête, pas tout le buste comme je viens de faire. En ce qui concerne la hiérarchie il n'y a qu'avec notre reine qui l'on prend le risque de s'incliner totalement.
- Tu salut en humain donc?
- Oui, ici c'est plus simple. Tu imagines si je devais apprendre à tout le monde l'elfique? C'est pas facile à prononcer pour eux!

La gène disparue et son sourire devint plus franc. J'hésitais un instant avant de reprendre.

- Et pour ton nom tu as bien compris. Le mot Broam te sert de nom de famille, il te différencie des autres Neal potentiels. Les elfes n'ont pas le problème des homonymes contrairement aux humains qui suivent les effets de mode des prénoms pour les enfants. Tu en trouves parfois des dizaines dans la même ville qui porte le même prénom.
- Pas pratique, grimaça-t-il
- Non pas du tout, fis-je en riant. Tu en appel un et tu en as trois qui répondent.

Il rit légèrement, moi avec. J'avais été confrontée une fois à cette situation qui m'avait complètement déboussolée. Après coup j'avais eu envie de rire comme maintenant. Soudain, je me rappelais quelque chose.

- Attends, si tu es d'Alagaësia, tu dois avoir un dragon non? Tu ne l'a pas amener? Nous avions eu un élève dragonnier pendant un temps, le dragon était avec lui.

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Elle m'apprend son salut, il est beaucoup moins compliquer que le mien. Je l'enregistre dans une parti de mon cerveau. Après, elle m'informe sur la différence nom/prénom, avec une anecdote assez drôle. Soudainement, elle me fait :
- Attends, si tu es d'Alagaësia, tu dois avoir un dragon non? Tu ne
l'a pas amener? Nous avions eu un élève dragonnier pendant un temps, le
dragon était avec lui.
Un sourire s'étire sur mes lèvres, je secoue doucement la tête puis je réponds :
- Non, je n'ai pas de dragons. Je n'ai pas été choisie, contrairement à certaines personnes.
Je passe ma main dans mes cheveux.
- Et, ça ne te gêne pas ? me demande-t-elle.
Je secoue la tête.
- La jalousie existe peut, voir pas chez nous. Et puis, partager ma vie avec un animal de plusieurs tonnes, partager ses pensées et tout ça, non merci, vraiment pas pour moi.
Je souris une nouvelle fois et je l'observe.
- Et toi, as tu des dragons chez.. non, d'où viens tu ?
J'ai tellement de questions à poser que je ne sais pas par où commencer. Je hais mon esprit d'elfe, il s'égare souvent...

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Kamira Manliot

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- Et toi, as tu des dragons chez.. non, d'où viens tu ? bafouilla-t-il

Par politesse je me contentais d'un sourire me mordant les joues afin de ne pas rire de sa confusion.

- Je viens d'une autre planète, non ce n'est pas un métaphore, précisais-je. Elle s'appelle AutreMonde et fait dix fois la taille de la Terre. Des centaines de peuples s'y côtoient et même moi je ne connais pas tout ce que peux receler cette planète. Nous avons effectivement des dragons mais ils ne sont pas domestiques. Les Dragons sont un peuple. Ils parle et pensent au même titre que nous, même s'il sont les plus intelligents et les plus vieux de tout les peuples. Et en ce qui concerne le partage de pensées....

Je lui adresse un sourire énigmatique et me concentre pour appeler Embri. Je reçois aussitôt l'image du feu ronflant dans la cheminée de la salle commune des Créateurs. Il grogne, rageant d'être arraché à la chaleur des flammes. Quand il se décide à venir je rompt la connexion et me laisse tomber dans la neige afin de l'attendre. je reste assise en teilleur, sans bouger. Neal m'observe, curiosité mêlée de surprise, puis je le voie tendre l'oreille. Oui moi aussi j'entends un bruit de course.

- Je sais pas si tu en as déjà vu ou non mais n'ai pas peur, lui dis-je au cas où

Le lynx surgit alors et s'approche de moi en trottinant. Il passe sa tête sous ma main tendue et s'assoit à son tour. Je souris quand le bout de mes doigts rentrèrent en contact avec son poil épais d'hiver.

- Je te présente Embri, fis-je doucement. Au même titre que vos dragons nous avons les Familiers. Ils nous choisissent également et partagent nos pensées. Chacun a un animal différent. J'ai la chance d'avoir mon lynx depuis maintenant quatre ans. Les elfes n'ont pas de Familiers en temps normal, mais comme je suis métisse j'ai eu cette chance. Seuls ses yeux dorés trahissent sont statu de Familier.

Je pose de nouveau mon regard sur le nouveau et souris, moqueuse.

- Et, crois-moi, au début tu penses que c'est une catastrophe de plus être libre d'esprit mais ensuite tu te dis que tu ne pourrais plus t'en passer. Il n'est pas si envahissant que ça, ajoutais-je alors qu'Embri mordillait mes doigts.

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Elle m'apprend qu'elle vient d'une autre planète, elle m'explique, oulala, c'est compliqué. Arpès un sourire enigmatique, elle s'assoie dans la neige.et attend. Je la fixe, incrédule. Est-ce une coutume humaine, ou de son pays ? Quelqu'un s'approche, un animal.
- Je sais pas si tu en as déjà vu ou non mais n'ai pas peur, me prévient-elle.
Je fronce les sourcils et un animal sort des fourrées. J'ai un mouvement de recule, et par reflexe, je pose ma main sur mon couteau qui se trouve à ma ceinture. L'animal est beige, tacheté de tache plus sombre. Il y a une petite touffe de poil au bout de ses oreilles, cela me fait sourire. Je me détends en la voyant faire avec l'animal.
- Je te présente Embri, me fait-elle doucement. Au même titre que vos dragons
nous avons les Familiers. Ils nous choisissent également et partagent
nos pensées. Chacun a un animal différent. J'ai la chance d'avoir mon
lynx depuis maintenant quatre ans. Les elfes n'ont pas de Familiers en
temps normal, mais comme je suis métisse j'ai eu cette chance. Seuls ses
yeux dorés trahissent sont statu de Familier.
Je m'insurge :
- Hé ! Les Dragons d'Alagaësia ne sont pas des... familiers. Ils sont de nobles créatures.
Je me redresse, près à les défendre bec et ongle.
Elle ajoute qu'avoir un Familier n'est pas une plait, plus une bénédiction (enfin, elle ne le dit pas ainsi). Je croise mes bras sur mon torse musclé.

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Kamira Manliot

Kamira Manliot
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Son indignation me fait rire. Il se ferme soudain en croisant les bras.

- Eux aussi sont de nobles créatures, dis-je pour le calmer. Ils ne nous appartiennent pas. Les Familiers sont des compagnons d'âme, des amis éternels. Ils nous accompagnent et nous sommes liés à vie. Si un le Familier meure, son compagnon d'âme meure aussi. S'il arrive à survivre il souffrira. En plus de partager les pensées nous partageons les douleurs physique. S'il souffre, je souffre aussi et inversement. Ils ne sont pas des animaux de compagnie, juste des.... amis dirais-je.

J'ai hésité un instant. J'aurais voulu dire qu'ils étaient un peu des Naouldiars mais il n'aurait pas compris. Instinctivement je pose une main sur mon poignet à travers ma veste, là où palpites les glyphes que je sais dorés. Oui, le doré c'est bien la couleur de la liaison d'âme.

- Somme toute, je pense qu'on peut quand même les comparer à vos dragons, non?

Il ne répondit pas, surement en train de réfléchir à ce qu'il venait de dire. Je demande soudain :

- Pour les armes, c'est vous qui les faites?

A moi d'être curieuse pour le coup.

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Elle m'explique le font de sa pensée, je comprend mieux.
- Somme toute, je pense qu'on peut quand même les comparer à vos dragons, non? conclut-elle.
Elle ne me laisse pas répondre, en rembreille sur une autre question :
- Pour les armes, c'est vous qui les faites?
Je souris, appréciant sa question. J'enlève Garjzla de son tissus et je la présente à Kamira.
- Voici Garjzla, mon arme principale. Elle a été forgé dans le vif-acier par la grande Rhunön pour mon père, qui est un dragonnier.
Je caresse doucement le fil de la lame, blanches, puis je sors mes dagues, couleur acier.
- Toutes nos armes sont forgés par nos forgerons. Tu dois savoir que nous, les Elfes, nous avons une forme physique supérieurs au humains. Une lame banal se casserait bien vite... Je ne combats qu'à une seule arme humaine, le marteau. J'aime bien aussi ce que vous appeler ici "revoleuver", mais je doute que nous pourrions le fabriquer.
Je suis fier de ma double lame, je parle d'elle comme une amante.

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"Comme ils sont mignons, à discuter comme ça !"

Si Tessa avait été humaine, elle aurait souri.
Si Tessa avait été humaine, on l'aurait remarquée depuis longtemps.
Si Tessa avait été humaine, ils l'auraient sentie depuis longtemps aussi.

Sauf que Tessa n'était pas humaine. Car oui, la jeune fille avait laissé la place à la renarde. Toute blanche, le poil doux et épais, on ne pouvait la distinguer des autres renards de Sibérie par ses yeux gris, que les autre renards -les normaux- avaient noirs.
Sa queue effleurant doucement le sol à un rythme régulier, la renarde était assise, bien droite. Elle croyait que Taoh allait arriver, mais par ce froid de Décembre et avec la neige, elle avait bien vu qu'il ne viendrait pas. Lui, l'animal du désert, n'était pas fait pour cet environnement là.

Lors de sa sortie solitaire, elle n'avait pas attendu une quelconque personne. En se levant elle avait d'abord cru être la seule à être réveillée, mais lorsqu'elle s'était levée et était passée devant le lit de Jazz, elle avait bien vu qu'il était vide. Le Loup devait être dehors, en train de faire une promenade digestive/matinale. Nathan n'avait même pas bronché lorsqu'elle s'était levée, et elle avait vite oublié l'idée de sortir avec lui. Au début un peu déçue, elle avait finalement été heureuse de se retrouver seule.

Enfin, le fait était qu'elle n'avait pas manqué un mot des deux Elfes -même demis. A plusieurs reprises, elle avait voulu montrer sa présence, voir repartir vers un autre endroit pour chasser quelques lapins ou petits animaux qui la feraient se sentir... animale. Car oui, Tessa avait beau être assez sauvage et animale avec ses amis, elle avait besoin d'avoir des coussinets sous des pattes ainsi qu'une queue et plein de poils pour être entière, vraiment entière. Et les promenades du matin était pour elle quasiment exclusivement en Hiver : étant Russe, la jeune fille ne pouvait pas se permettre de sortir l'été avec autant de fourrure. Et même si ses poils finiraient bien par tomber pour laisser passer ceux d’Été, elle ne savait pas combien de temps ça prenait, et préférais ne pas sortir du tout.

La renarde se leva, interrompant le mouvement de sa queue. Sans un bruit, elle leva une patte, puis la reposa plus loin dans la neige avec le "pschoutt' " -ou l'espèce de grincement, appelez ça comme vous voudrez- sonore qu'avait le don de faire la neige. Bien qu'elle n'ai jamais aimé ça, elle était bien obligée de faire avec. Et en quelque sorte, la neige la sauvait.
En avançant à petits pas, elle essaya de se frayer un passage dans les endroits où la neige n'avait pas pu faire une grosse épaisseur. Mais les arbres étant complètement dénudés, elle ne put faire autrement que faire un détour pour arriver à son point d'arrivée qui aurait été atteint nettement plus rapidement si elle avait tracé sa route toute droite.

En face d'elle, elle vit les deux élèves se tendre. Autant Kamira et son lynx paraissaient détendus -hormis des bêtes sauvages ou des personnes du château, il ne pouvait rien avoir qui vienne a leur rencontre-, autant le garçon paraissait prêt à bondir sur la première chose qu'il verrait.

"Oh, se dit Tessa. Je crois qu'il est temps de se changer."

Préférant se montrer plutôt que de finir en brochette par un Elfe -oui, elle avait bien vu ses armes-, la renarde finit par grandir et se transforma en une jolie jeune fille. Elle vécu heureuse et eu beaucoup d'enfa... Ermh.
Mmmh, en gros, à la place du renard se trouvait Tessa, un grand sourire aux lèvres. Oui, oui, elle était heureuse de sa petite démonstration, et alors ? Si cela pouvait lui faire plaisir, où était le problème ?

-Salut, Neal, fit-elle en s'approchant doucement quand même -il avait encore la main posée sur son arme T__T-. Vous me pardonnerez, tout les deux, mais je vous ai écouté depuis...

La blonde se retourna pour suivre des yeux les traces de pas dans la neige.

-... là-bas.

Avec un sourire, elle s'approcha de Kamira. Oui, Embri lui avait toujours fait un peu peur -étant renarde, elle n'avait jamais su si, un jour, il aurait la possibilité de lui sauter dessus ou non pour la ramener gentiment à Kamira, la peau de son cou dans sa gueule-, mais elle avait tâché de l'ignorer, et ça passait pour ainsi dire, très bien.

Avec les doigts de sa main droite, elle s'amusa avec la bague à son annulaire gauche, une habitude qu'elle avait fini par prendre.

-Sinon, vous comptiez faire quoi ? demanda-t-elle soudain en trouvant que l'atmosphère était trop tendue.


____________________________________________________________________________
Desideria Lawson
Serpentard
Six


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« Let me show you. »
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Alors que j'explique le grand art des armes elfiques, mon oreille se tend. Nous sommes écoutés, le craquement propre à la neige piétiné à trahi l'intrus-inconnu, je me raidis. Un renard sort des fourrés, je fixe l'animal avec de grand yeux, gardant mes armes à porter de mains. Sous mon regard éberlué, l'animal se change en femme. Je reconnais celle qui a pris ma main, lors de mon arrivé. Elle est toujours aussi belle, malgré ses cheveux blonds légèrement emmellés, ça lui donne de l’épaisseur. Elle prend la parole, me faisant sursauter :
- Salut, Neal. Vous me pardonnerez, tout les
deux, mais je vous ai écouté depuis... là bas.
Elle nous montre la neige piétiné du regard, un peu plus loin. Je hausse les sourcils, la regardant tripoter une bague qu'elle a à l'annuaire. Je fronce légèrement mes sourcils en penchant la tête du le côté. Un silence gêné et tendu s'installe, je cherche une chose à dire pour le briser. Contrairement au trois quart des elfes qui aiment le silence, je ne l'apprécie pas, moi. J'essaye de me souvenir du nom de la Demoiselle blonde, me l'a-t-elle dit ? J'ai beau me retourner le cerveau, je ne trouve pas son nom. Quel imbécile je fais... bon, je le serais bien un jour. Elle fini par briser le silence par une question :
- Sinon, vous comptiez faire quoi ?
Je la regarde quelques instants, ne sachant pas quoi répondre. Je fini par dire, incertain :
- J'expliquais à.. Kamira les armes elfiques de l'Alagaësia... et.. euh.. voila.
Je suis mal à l'aise avec les personnes que je ne connais pas, ou peut. Aaah, si Père et Mère me verraient...

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