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Vie Nocturne

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1 Vie Nocturne le Sam 16 Mar 2013 - 14:46

-Bon, allez, je monte me coucher. A demain !

La blonde fit un signe de la main à ses amis, embrassa Nathan sur le front avant de monter aux dortoirs des Chasseurs d'Ombres. Les éclats de rire la fit sourire, et même lorsqu'elle ferma la porte elle se dit qu'ils parlaient fort. Normalement, elle ne les entendait pas lorsqu'elle se couchait. A moins que ce soit parce qu'elle se couchait plus tôt que d'habitude ?

Tessa passa à la salle de bain, se changea et se lava les dents. Son vieux T-shirt froissé qui lui faisait office de pyjama ne manquerait pas de montrer des signes de faiblesse dans quelques semaines et elle devrait certainement le changer définitivement, sachant pertinemment qu'un passage à la machine à laver ne changerait pas l'état du tissu. Et elle avait beau dire que la magie c'était bien, elle voulait rester un minimum « normale », avec des besoins « normaux » et des activités « normales ».

La Russe se mit dans son lit, remontant la couette jusque son menton. Elle avait toujours détesté les couvertures en laine qu'elle estimait trop rêches et qui la grattaient, alors elle avait fait venir ses couettes de Russie jusqu'en France pour son simple confort. L'été, elles étaient plus aérées et plus ventilées qu'en hiver, où elles gardaient relativement la chaleur.

Elle écouta un moment les rires de ses camarades, puis entendit des pas monter les escaliers. Elle saisit sa baguette, ferma les rideaux de son lit et se remit sur son oreiller, ses cheveux lui faisant une auréole au dessus de la tête. Elle fronça les sourcils, étonnée. D'habitude, elle trouvait sans difficulté qui était monté et qui allait se coucher, dans sa manière de marcher, puis de se changer et surtout, d'allumer le robinet après s'être lavé les dents. Mais là, rien n'arrivait. Consternée, elle ferma les yeux, insistant un peu plus. Mais le sommeil remporta sur son envie de savoir.
Et elle ne réussi pas à voir de qui étaient les pas.

Les pas se faisaient de plus en plus assourdissants, presque au rythme de son cœur. Ou peut-être au rythme de la trotteuse d'une horloge. Essayait-il de la traquer ? Essayait-il de la coincer ?
Tessa se retourna brusquement, apeurée, et se figea en reconnaissant une chevelure qu'elle avait trop espéré revoir.

-Ma... Maman ?

Sa voix étranglée semblant être trop faible pour parler à haute voix. Elle, la pauvre enfant dans ce parc publique, la nuit, courait en chemise de nuit. Elle avait l'air d'avoir nettement rajeunie, par ses vêtements et par sa voix. Mais Tessa avait bel et bien dix huit ans, et sa mère était belle et bien là.

-Je...?

-Ma fille !

Théa Nolastraosvinsky ouvrit grand ses bras, et Tessa se précipita dedans avant de se laisser complètement porter dans les bras de sa mère. Depuis sept ans qu'elle était morte, elle la revoyait enfin. Elle pouvait sentir son odeur, toucher ses cheveux qui étaient identiques au siens : même teinte, même souplesse, même chevelure. Hormis quelques détails physiques comme la longueur de leurs cheveux, leurs habits et leurs formes qu'on pouvait deviner à travers leurs vêtements, les deux femmes étaient identiques. « Telle mère telle fille », disait le proverbe.

-Tu m'as tellement manquée...

Tessa étouffait presque, sa tête passée sur l'épaule de sa mère, les yeux écarquillés de peur que sa génitrice s'évanouisse dans l'ombre du parc sous ses yeux, ou qu'elle s'imagine tout simplement revoir sa mère, et que tout cela n'est que le fruit de son imagination.

-A moi aussi, ma chérie, à moi aussi. Et je me sens très seule, tu sais ? Il y a bien ton frère, avec moi, mais tu sais, depuis qu'il n'est plus avec toi, il est insupportable. Et ne plus avoir ma petite fille avec moi est vraiment quelque chose que je ne supporte pas, tu le sais bien chérie...

Théa regarda son enfant, passant avec amour une main sur la joue de sa fille. Tessa, sans savoir trop quoi faire, se contenta de la dévorer des yeux afin de retenir la moindre parcelle de son visage dans ses souvenirs.

-Je... Je ne comprend pas.

Elle buguait quelque peu, ne comprenant pas trop ce que voulait dire sa mère.

-Eh bien, il faut que tu nous rejoignes, maintenant, répondit Théa le plus simplement du monde.

-Mais où ? Demanda Tessa sans rien comprendre.

Théa regarda sa fille quelques instants, la bouche ouverte. Était-il possible que Tessa, sa fille, son bébé, son enfant ne comprenne pas ce qu'elle dise alors quelle l'avait toujours connue intelligente ? Néanmoins, elle finit par sourire, essayant de rassurer au plus Tessa. Ce n'était pas en la brusquant qu'elle allait obtenir quelque chose d'elle, elle le savait mieux que quiconque.

-Ma chérie, voyons... Tu sais très bien qu'il y a une vie après la mort.

-Que... Quoi ? Fit Tessa, plutôt ébahie.

-Tu ne pensais tout de même pas que tout s'arrêtait comme ça ! Il faut bien que nous servions à quelque chose nous, après. Si il fallait rester dans un trou pendant des millénaires avant qu'on ose enfin nous retirer, je n'aurais pas supporté.

Théa fit une pause, pris Tessa par la main et s'assit à un banc sous un réverbère, obligeant ainsi sa fille à s'asseoir avec elle.

-Ces sept dernières années sans toi ont été terribles, ma chérie. Ton père en a marre de me voir sans cesse ruminer dans le grand salon de notre maison, à faire et à refaire ton lit sans arrêt. Et puis, ton frère est de plus en plus malheureux lui aussi, tu sais, il...

-Mais maman, voyons, papa et Esteban ne sont pas morts, ils ne peuvent pas être avec toi !

Tessa avait dit ça sur le ton de la plaisanterie, comme on dit « Mais voyons, tu sais très bien qu'on met du ketchup dans un hot-dog ! » sans penser que sa mère le prendrait tout autrement.
Théa mit ses mains sur celles de sa filles, la regardant d'un air compatissant.

-Tessa, mon amour. Je sais que c'est peut-être compliqué de nous faire revenir dans ta vie comme ça, mais il faut que tu nous rejoignes. Il le faut, mon cœur, et tu le sais au fond de toi.

Tessa senti son sourire se fâner, et elle fit attention aux bruits qui l'entouraient. Elle n'y avait pas fait attention plus tôt, mais elle savait maintenant pourquoi elle avait tant paniqué : des dizaines et des dizaines de respirations émanaient des buissons dans tout le parc de Bertie Crochue, et elle n'avait pas été dans la mesure de s'en rendre compte. Elle pouvait presque entendre les doigts des tireurs se crisper autour du métal froid que chacun devait tenir entre les mains.
Tout le monde avait une arme.

Celle de Théa était les tireurs. Celle des tireurs était les flingues. Celle de Tessa était la fuite.

-Tu peux me faire confiance, mon amour. Nous serons enfin tous réunis.

Tessa resta sans voix, attendant qu'ils se lèvent, parce qu'ils devaient se lever, c'était le protocole. Dans tous les films, les tireurs se levaient pour montrer leur puissance à leur ennemi. Et ils savaient bien qu'ils étaient en surnombre par rapport à elle, pauvre enfant de dix huit ans.

-Ne t'en fais pas mon bébé. Tu n'auras pas mal, je te le promets...

Ce n'est qu'à ce moment là qu'elle senti la lame, froide et dure, lui transpercer le ventre. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, elle porta ses mains à son abdomen et senti le liquide chaud recouvrir sa peau, d'habitude si pale.
Tremblante, elle regarda sa mère, sachant ses dernières forces la perdre. Cette dernière ne lui rendit qu'un sourire.
Qu'un simple sourire.
Et elle la replanta.
Dans le cœur, cette fois.

-N'oublie pas que...


C'est à ce moment là que Tessa, seule dans son lit trempé, se réveilla en hurlant.


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Desideria Lawson
Serpentard
Six

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2 Re: Vie Nocturne le Sam 16 Mar 2013 - 19:29

Ashelia aimait bien rester avec tout le monde dans la salle commune, le soir. Malheureusement, la fatigue l'emportait sur plus d'une personne. La première fut Tessa. Même pas une demi heure plus tard, ils étaient tous au lit. Sauf Ashe. Car c'était une vampire. Car elle ne dormait pas. Elle aussi voulait dormir un bon coup, pour une fois. Elle aussi voulait rêver, encore une nuit.

C'est là que l'idée géniale lui vint comme un éclair.

Elle courut - sans vraiment le faire car elle n'avait pas envie de réveiller tout le monde - dans son dortoir et ouvrit son placard à potion. Elle sortie un flacon en verre qui contenait un liquide de couleur rose avec écrit dessus "Sommeil". Elle l'avait faite à ses heures perdues. Elle en but une cuillère à café et partie immédiatement dans la salle de bain se changer et faire un brin de toilette. Cette potion agissait dans le quart d'heure, alors il fallait faire vite.

Après son passage express dans la salle de bain, l'Ecossaise rentra dans son lit et se recroquevilla sur elle même. Elle aimait bien ce léger sentiment de chaleur quasi humain. Elle sourit en s'inventant un début de rêve. :

Il fait beau, ce jour là. Une belle après midi d'été. Tous ses amis et elle organisent un pique nique dans le jardin. Les rires sont garantis. Elia use de son pouvoir de Dessinatrice pour faire une piscine géante où toute la joyeuse troupe se baigne avec entrain.
Ah quelle merveilleuse journée.


Ashelia sombra enfin dans le sommeil. Ses muscles se détendirent et elle se retourna brusquement dans son lit tout s'étendant en de tout son long.

Ca y est, la journée touche à sa fin et tout le monde rentre. Ashelia flâne encore un peu dans le jardin. Elle s'allonge dans l'herbe verdoyante et ferme les yeux inspirant doucement. Ca lui fait du bien.

Au moment de les rouvrir, elle ne reconnait plus rien. Elle est toujours allongée sur de l'herbe mais tout autour d'elle il n'y a que des arbres, tous différents. Bizarrement, elle n'a pas peur, la sensation est toujours aussi agréable que dans Bertie Crochue. Elle se relève et avance vers un chêne.

Le soleil commence à se coucher et teinte le ciel d'une couleur orangée tout simplement somptueuse.

Ashelia est maintenant à quelque centimètre de l'arbre. Elle lui trouve quelque chose d'apaisant. Elle pose sa main dessus, comme si elle ressentait un besoin de contact.

C'est là qu'elle ouvre la porte. Quand on l'ouvre, on est obligé de fermée les yeux tellement la lumière qui y apparaît est aveuglante. La vampire se voit dans l'obligation de la refermer. Ashelia est comme dans un état second, elle ne pense plus à rien, agit parce qu'elle le doit, plus que parce qu'elle le veut. Elle rouvre la porte et fonce tête baissée dans la lumière.

Elle flotte. Elle ne sent plus aucun membre de son corps. Elle ne fait plus qu'un avec la lumière d'un jaune chaleureux. Soudain, son âme réintègre brusquement son corps, ce qui lui donne un peu le tournis. La Chasseuse a besoin de s'asseoir pour reprendre ses esprits. Elle se baisse pour toucher le sol. Elle est assise sur de la terre à peine humide. Elle ferme les yeux et passe une main sur son visage comme pour l'aider à réaliser ce qui vient de se passer. Elle ouvre à peine les yeux qu'elle remarque qu'elle n'est ni dans le jardin de Bertie Crochue, ni dans les bois là où elle était. Elle se trouve coincée entre deux immenses haies bien taillées. Le soleil est quasiment couché, ce qui donne une teinte bleu foncé au ciel, normalement bleu azur.

Ashelia ressent un sentiment qu'elle ne ressent qu'à cause d'un contrôle en Histoire de la Magie. Qu'elle ne ressent que lorsqu'on s'amuse à se raconter des histoires qui font peur. Un sentiment qui serre le coeur et qui donne envie de fermer les yeux pour échapper à ce qu'on s'apprête à vivre. L'angoisse. La brune ressent de l'angoisse. Qu'est ce qu'elle fait là ? Elle n'a que deux solutions, soit attendre ici que quelque chose se passe, soit avancer et découvrir ce qu'il se passe. Elle opte pour la seconde option.

Devant elle, elle voit une autre haie, ce qui l'oblige à tourner. C'est étrange, il y a toujours deux haies à ses côtés qui lui indiquent un chemin. C'est là qu'elle comprend. Elle est piégée. Elle est dans un labyrinthe.

Elle avance de plus en plus vite quand soudain, il y a un croisement. A droite ou à gauche. Dans ce moment de panique suprême, un cri résonne dans ses oreilles ce qui la fait sursauter. La vampire prend la gauche, au hasard. Elle ne sait absolument pas où elle va, ni se quelle cherche vraiment. Jusqu'à ce que le cri se fasse entendre une nouvelle fois. C'est un cri féminin. En fait, c'est un cri de petite fille. Ashelia court de toutes ses forces, prend tous les chemins possibles, mais rien. Il n'y a rien nul part. Elle se retrouve toujours bloquée par les haies, où quelle soit. Le cri retentit une troisième fois et bizarrement, elle se rapproche de la personne. Ashe court une nouvelle fois sans s'arrêter en entendant le cri de la petite fille non-stop. C'est comme si quelqu'un l'avait enregistré et avait appuyé sur le bouton "Replay". Sauf que le cri devient de plus en plus fort. L'Ecossaise sait qu'elle est proche. Trop proche.

Ashelia arrive enfin là où elle doit être. C'est un peu le même décor que dans la forêt, sauf qu'au lieu de ce soit des arbres qui l'entoure, ce sont les haies. On se croirait dans une grande pièce ronde.

Soudainement, le temps se bloque. La vampire ne peut plus bouger aucun de ses muscles. Elle devient juste spectatrice. Au centre de cette étrange "pièce", se trouve une petite fille. Elle ressemble à Ashelia. Oui, elle lui ressemble. C'est elle. Elle doit avoir 6 ans. Mini-Ashelia crie, implore et supplie qu'on l'aide. Elle souffre. Elle souffre car elle sait ce qui l'attend.

Ashelia-taille-normale n'y comprend absolument rien. Jusqu'à ce qu'une horde de chiens errants, limite loups apparaissent de l'ombre. Ils se jettent tous sur Mini-Ashelia. Cette fois ci, ce n'est plus l'enfant qui souffre, c'est la grande. Elle souffre de son impuissance. Et elle souffre aussi car c'est elle.

Le temps redémarre soudainement, elle n'a le temps de faire aucun geste. Les loups-chiens sautent sur elle et la déchiquètent de la même manière qu'ils ont déchiquetaient la petite.


La vampire se réveilla en sursaut, toute en sueur avec une morsure sur l'avant bras ainsi qu'une griffure sur la joue.


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3 Re: Vie Nocturne le Sam 16 Mar 2013 - 20:25

Kamira Manliot

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- Tu me saoule tu sais? grognais-je

Le visage fermé de mon Naouldiar dans la boule de cristal me fit comprendre qu'il en était conscient. Ses yeux clairs me foudroyaient depuis une bonne demie-heure déjà pendant que les glyphes dorés à nos poignets pulsaient au même rythme que nos cœur en colère.

- Quén istimië min lav, siffla-t-il [On avait un accord]
- Nan ni istimië mapa! [Mais je l'ai tenu!]
- Laume ! [Non !]

La rage avec laquelle il venait de prononcer son dernier mot me coupa dans ma propre colère. Soudain abattue je me laissais tomber sur mon lit. Les bras croisés de T'enddru et son regard froid me firent l'effet d'une lame émoussée : terriblement douloureuse.

- D'accords, soufflais-je, je suppose que je ne peux pas espérer que tu te calme avant qu'on ai finit cette conversation?
- Tye eai faica. [Tu es méprisable]

Il coupa la communication et je restais seule à contempler ma boule de cristal désormais mate d'où un son ininterrompu s'échappait. Pâle, je l'éteignis à mon tour pour ne plus entendre la note stridente. Le petit miroir sur ma gauche me renvoya mon reflet, incarnation même du désespoir.
Le tempérament bouillant de ma race repris soudain le dessus et, de rage, je lançais un tricrocs dans le miroir qui explosa. Après quelques minutes à ruminer je lançais un jet de magie et reconstituais le miroir. Je serrais les poings et me forçais à garder mon calme afin de ne pas démolir la tour,encore neuve, des Créateurs . En regardant l'hor à mon poignet je constatais que l'heure du repas était déjà arrivée, il fallait que je descende, rien de mieux pour me calmer.


- La nuit porte conseil jeune fille.
- Mais j'ai peur d'avoir fait quelque chose d'irréversible, dis-je doucement.
- Ce que tu crois être mauvais ne l'ai peut-être pas autant que tu le penses. Ton sommeil t'apportera la solution.

Sur ces derniers mots, Pithie, la chimère à la crinière d'argent, m'adressa un petit sourire et changea de cadre d'un air rêveur, comme à son habitude. Je l'aimais bien cette chimère toujours dans la lune qui n'en es pas moins attentive. Elle semble ne jamais se préoccuper de vous et pourtant elle sait toujours quand ça va mal et il est facile de lui parler. Ses conseils sont souvent précieux même s'ils sont durs à déchiffrer à cause de leur côté énigmatique.
Calmée par un repas chaud, des plaisanteries et des mots apaisants, je montais me coucher.

Allongée les bras derrière la tête je repensais une dernière fois à ce que j'avais fait avant de me tourner sur le côté et de sombrer dans l'obscurité.

Son rire accompagne le mien pendant que nous volons littéralement d'une branche à l'autre. Les feuilles bruissent à peine, seules nos voix aigües résonnent. Soudain je manque une prise et me retrouve à terre. La douleur brûle mon genoux et je serre les dents pour ne pas la laisser paraitre.

- Kami! Tu vas bien? s'exclame T'enddru qui vient de sauter à bas des arbres

Il doit apercevoir le sang qui coule en abondance sur ma jambe car il se précipite vers moi avant de se figer net. Prudemment il lance un Reparus depuis la courte distance qui nous sépare. Nous avons beau n'avoir que 7 ans, nous savons parfaitement que si son sang entre en contact avec le mien nous serons liés à jamais.

- Fais plus attention, me dit-il de sa voix fluette de petit elfe, faut pas que tu te blesse.

Il me tend une main et m'aide à me relever. Pour tout remerciement je lui adresse un petit sourire et repars en courant vers les arbres, je sais qu'il me suit.


Mon pied fend l'air, mon adversaire se courbe et l'évite, oubliant de surveiller ma main qui le frappe aux genoux et le déséquilibre. Il chute sur le dos. Vive, je me jette sur lui, pose mes genoux de chaque côtés de sa poitrine et pointe mon poignard sur sa gorge. Ma longue tresse blonde méchée de noire se balance lentement au dessus de son visage; il lève les mains.

- OK, t'as gagner Manliot, t'es la plus forte.

Avec un petit sourire je range mon poignard et l'aide à se relever. Nous avons beau avoir douze ans, il est plus grand que moi d'une tête et sa voix commence tout juste à muer. Ses mains agrippe soudain les miennes et ses yeux se fondent dans les miens.

- On le fait ou pas? demande-t-il, tendu

Lentement, sans détacher mon regard du sien, ma main droite s'abaisse et attrape le poignard que je viens de ranger. Je le relève avec la même lenteur et ouvre sa main gauche. D'un mouvement sec j'entaille sa chaire; il n'a aucune réaction. Je fais de même avec ma main; pas de réaction non plus. Brusquement nous serrons nos deux mains l'une contre l'autre et nos doigts s'enlacent pendant que nos mâchoires se crispes sous l'effet de la douleur qui mord nos paumes. Nous sommes si proches que nos souffle se mêlent autant que nos sang.

- Je fais le serment de ne jamais te mentir, dis-je fermement
- Et moi de ne jamais te laisser tomber, où que tu ailles, répond-il

Alors que les glyphes apparaissent peu à peu sur nos poignets nous prononçons une dernière phrase; ensemble.

- Et par ce lien qui nous uni maintenant nous ne pouvons que promettre de ne jamais nous aimer autrement que comme des frères.

Les glyphes dorés des Naouldiar pulsent maintenant au même rythme sur nos poignets. Nos mains restent jointes encore un moment, le temps que nous observions le rythme de nos cœurs.


La conversation me reviens à l'esprit, celle que j'aurais aimé ne jamais avoir. Pourquoi lui ais-je mentit? Pourquoi ne lui ais-je tout simplement pas avoué que je ne partageais plus son rêve, que je ne voulais plus m'engager dans les armées avec lui. J'ai feins l’enthousiasme et lui ai fait croire que je quittais Bertie Crochue à la fin de l'année pour m'engager. Je lui ai fait croire que j'avais envoyé ma candidature; il a découvert que c'était faux.
Je me retrouve soudain à Selenda dans la petite clairière que nous aimions tant avec sa source claire qui coule paisiblement. Je ne suis pas seule, T'enddru est là également le dos appuyé contre un arbre, les bras croisés, une jambe relevée. Son visage lisse ne semble pas exprimer la moindre colère, pourtant je me sent honteuse et gênée d'être en sa présence. Un accès soudain de franchise me prend alors et je cris, brisant le silence entre nous avec la même violence que mon tricroc sur le miroir tout à l'heure.

- Je suis désolée ! Je n'avais pas le droit de te mentir, je le sais, j'en avais fait le serment!

Un sourire en coin étire ses lèvres pendant qu'il se détache de l'arbre. Il s'approche de moi d'une démarche nonchalante que je ne lui connais pas; ou du moins pas envers moi. Il est soudain moqueur.

- Vivre sur Terre ne te réussit pas, tu débloque complètement Kami. Qu'est-ce-que tu racontes?
- Tu... tu te moque de moi? je bafouille
- J'ai plutôt l'impression du contraire.

Il s'arrête à un mètre de moi et me toise d'un œil attentif.

- Quand te décideras-tu à grandir petit elfe? plaisante-t-il
- Tu sais bien que je ne le suis qu'à moitié, je réponds en souriant timidement ne sachant pas trop s'il rit vraiment ou s'il s'agit du calme avant la tempête.

Lorsqu'il s'approche enfin et que ses bras m'entourent dans une chaleureuse étreinte fraternelle je suis sûre qu'il ne s'est rien passé, que j'ai rêvé la dispute.

- Je sais pas pourquoi tu parle de mentir, souffle-t-il, mais je suis heureux de t'avoir avec moi en ce moment.
- Tu sais que c'est réciproque, je réponds
- Je crois.... je crois que je vais rompre un de nos pactes, dit-il alors. Tu ne m'as jamais mentis, tu es fidèle à l'engagement; moi pas.

Je m'éloigne brusquement, sachant déjà de quoi il s'agit et je suis brusquement honteuse de l'avoir laisser m'enlacer comme il l'a fait.

- Ne me dit pas que.....
- Je t'aime? Si.
- Non, tu sais que tu ne peux pas.
- Je n'y peut rien.

Pour l'une des premières fois de ma vie je me met à trembler sous le coup de la peur mais pas seulement. Un autre sentiment s'y mêle sans que je puisse l'identifier. T'enddru m'éclaire très vite.

- Tu vois, toi aussi! Tu n'y peux rien et pourtant c'est comme ça.
- Moi aussi quoi? je demande, ma voix soudain aigüe et mal assurée
- Tu m'aimes aussi.
- Non !
- Arrêtes de dire non à tout, assumes.

Je ferme les yeux, effrayée par les mots qui s'imposent à moi. Le chant de l'eau était devenu un rire sardonique et la lumière l'obscurité depuis plusieurs minutes déjà. "Tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes", la phrase tournait en boucle dans mon esprit.

- Je ne veut pas mourir! je cris
- Pourquoi tu mourrais?
- Parce qu'on est Naouldiar, parce que le Z'alen M'adril ne le permet pas. Souviens-toi T'enddru : "
Et par ce lien qui nous uni maintenant nous ne pouvons que promettre de ne jamais nous aimer autrement que comme des frères." Tu sais ce que ça signifie!
- Qui a prouvé que la mort est le seul aboutissement? N'est-ce-pas plutôt la perte de tout autre sentiment? Cela équivaut bien à une mort.

Sans que je m'en aperçoive, il franchit le mètre qui s'était réinstallé entre nous et de nouveau, comme le jour où nous avions décidé de nous lier, nous étions si proche que nos souffles se mêlaient autant que les battements accélérés des glyphes représentant nos cœurs et notre lien.

- Qui a dit que la mort était la seule issue? souffla-t-il, tout proche

Depuis un moment déjà j'avais fermé les yeux le plus fort possible, refusant de le voir. Mes sens, pourtant affutés, étaient troublé par tout ce flot de mots, de sons, de sentiments qui déferlait dans ma tête. J'étais au comble de l'horreur. Des voix insidieuses me répétaient sans cesse que je ne résisterais pas à son appel, que le tempérament des elfes me pousserais à faire des choses interdites aux moins de cent ans et que j'en mourrais ensuite. Je ne voulais rien de tout ça même si mon corps et mon cœur semblaient soudain dirent le contraire en échos sourd aux voix.
Qui a dit que la mort était la seule issue? C'est à peine si je sentit ses lèvres sur les miennes et ses mains sur mon visage tant la douleur qui me transperça la poitrine était violente. En ouvrant les yeux je le vis basculer en arrière en proie à un étouffement violent qui le faisait se convulser et rendait son visage violet. De mon côté je serrais les main sur ma poitrine, du côté gauche. Il me semblait qu'une lame y était plantée; la lame émoussée de la trahison. A grande peine je baissais mon regard. Un cris se bloqua dans ma gorge lorsque je me rendit compte qu'un flot de sang imbibait ma chemise.

- Fais plus attention, faut pas que tu te blesse.

Cette phrase remonta de mes souvenirs et mon hurlement déchira ce qui restait de ma poitrine sanguinolente.

- C'est de ta faute !

Sursaut. Je me réveille, tremblante. Dans l'obscurité de mon baldaquin j'arrache littéralement mon tee-shirt et incante un Luminus. Rien, seulement ma peau blanche. Je passe le bout sensible de mes doigts sur la partie de ma poitrine qui me lancine encore sans trouver la moindre trace de l'horreur précédente. Ma boule de cristal bourdonne soudain, me faisant de nouveau sursauter. Je décroche les mains tremblantes. Le visage inquiet de T'enddru s'affiche.

- Tu vas bien? demande-t-il anxieusement. Les glyphes m'ont réveillés.

Il lève les bras et me montre ses poignets où les lettres dorées pulses à une vitesse affolante. La respiration haletante, je n'arrive pas à parler. Un elfe ne peut pas pleurer, un demi non plus à moins d'un choc violent, chose difficile vu la résistance elfique ; je fond en larmes.



Dernière édition par Kamira Manliot le Dim 17 Mar 2013 - 11:58, édité 1 fois

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4 Re: Vie Nocturne le Sam 16 Mar 2013 - 23:30

J’ai passé la soirée à parler avec mes amis chasseurs. Nous avons discuté, déconné un long moment puis tout le monde est allé se coucher, plus ou moins en même temps. Une fois dans mon lit, je me suis laissé envahir par les pensées. Comme à chaque fois, Je passais d’une idée à l’autre, jusqu’à ce que le sommeil prenne le dessus.


Je suis dans une grande avenue marchande, il y a beaucoup de gens. Il y a énormément de vie ici, les gens se bousculent, rigolent, crient, marchent, courent. J’entends quelques personnes crier les prix de leurs produits, mais ce n’est pas du français, on dirait de l’arabe ou bien une langue du genre… Soudain, je me rends compte que la chaleur est insoutenable. Le soleil est à son zénith, il n’y a que lui dans le ciel. Je sens les gouttes de sueur glisser le long de mon visage. Mon regard se porte sur les habits que portent les personnes, ce sont des habits très orientaux : large pantalons, de longs foulards, des babouches. Cette langue étrange, ces habits, cette chaleur étouffante, c’est évident… Je suis dans une ville près d'un désert.

Mais qu’est ce que je fais là ? Je me pose cette question depuis que je suis en train de marcher dans cette rue, c'est-à-dire cinq minutes… Ou bien une trente, je n’en ai aucune idée, je n’ai aucune notion du temps, comment cela se fait ? Je continue d’avancer, un homme me bouscule, se retourne en grinchant et en criant quelque chose que je ne comprends pas avant de continuer sa course… Il a sûrement du m’insulter. Pourtant c’est lui qui m’est rentré dedans, étrange… Je continue ma route mais je ne sais pas où je vais ni pourquoi j’y vais. Tout ce que je sais est que j’ai soif, j’ai tellement soif, il me faut quelque chose pour me désaltérer, et vite. Je commence à courir pour trouver rapidement à boire, la chaleur me terrasse, le nombre de personne autour de moi m’oppresse, j’ai de plus en plus de mal à respirer. De l’eau, il me faut de l’eau. Je regarde les gens autour de moi à la recherche d’une bouteille, il y a trop de monde, c’est impossible de distinguer quoi que ce soit. Les tumultes des gens me cassent les oreilles, je n’en peux plus. Je tente de regarder loin devant et je remarque une pomme sur l’une des tables d’un marchant. Elle est d’un rouge flamboyant, elle a une forme parfaite et semble juteuse, oh oui, tellement juteuse ! Je me précipite vers ce fruit en bousculant quelques personnes. Le fait de ne pas avoir d’argent pour payer ne m’effleure même pas l’esprit, je suis obnubilé par cette pomme, j’ai soif. Je la saisi, la contemple quelques secondes avant de croquer de dedans à pleine dent.

Contre toute attente, cette pomme n’a aucun goût, elle est horriblement fade et n’a quasiment aucun jus… J’ai encore plus soif maintenant... J’aperçois le sourire narquois du marchant, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je sens doucement mon corps chavirer et s’écraser sur le sol. Ma vision se brouille, ma soif s’accentue, la chaleur m’achève. Le marchand à qui j’ai pris la pomme s’avance vers moi, doucement… Puis me donne un énorme coup de pied au visage.

Je me réveille en sursaut et en sueur, j’ai toujours aussi soif mais savoir que les toilettes sont à deux pas de rassure. Il fait noir mais je prends mon courage à deux mains et saute de mon lit, ouvre la porte, cours dans le couloir et arrive devant la porte des WC. Je l’ouvre à son tour et j’y découvre une petite fille, cheveux blonds, teint blanc comme neige, qui me regarde. Les battements de mon cœur s’accélèrent, j’ai rarement eu aussi peur de ma vie. Cette fille se rapproche doucement, elle a un sourire hideux. Elle n’est plus qu’à un mètre, je suis paralysé sur place, impossible de bouger. Je ferme les yeux et…


Je me réveille une seconde fois, cette fois-ci alerté par un hurlement venant du dortoir des filles. Ce n'étais qu'un rêve, qu'un cauchemar...
Nathan et Jazz sortent aussitôt et je ne tarde pas à les suivre, je n’ai jamais été aussi heureux de les voir. Je crois que je ne remercierai non plus jamais assez Tessa pour m’avoir réveillé à temps.


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"La différence entre l'intelligence et la stupidité, c'est que l'intelligence a ses limites."

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5 Re: Vie Nocturne le Dim 17 Mar 2013 - 12:18

Cowell Bratley

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2ème année
2ème année
Il ne restais plus que moi dans la grande salle commune des Créateurs. Tout les autres étaient déjà dans leur lit bien au chaud sous les couettes. Il n'y avait aucuns bruits, ce qui était plutôt rare même les Chimères étaient dans les bras de Morphée. Je regardais le plafond aux reflets bleus essayant de chasser une insomnie soudaine. Je me décidai enfin à gagner mon dortoir espérant pourvoir trouver le sommeil plus facilement. Celui-ci était désert comme d'habitude, je me glissai dans mon lit tout en posant ma baguette juste à côté de moi sur la table de chevet. Une veille habitude.

Bizarrement, oubliant mon insomnie, le sommeil me gagna presque instantanément. Je sentis mes yeux se fermer et mon esprit basculer lentement dans l’inconscient.


Je suis dans un champ de maïs, il fait nuit noir. Je ne vois pas à un mètre devant moi, les épis se dressent haut et droit me dépassant facilement. Une pluie fine humidifie l'air et me fait frissonner. Je tourne sur moi même mais je ne vois que le bout des épis qui me gâchent la vue. Je me sens mal, une boule se forme dans ma gorge. Je tiens à peine sur mes jambes qui menacent de me faire tomber. J'ai envie de crier mais aucuns sons ne sort de ma bouche. Je n'ose même plus bouger, je suis paralysé. Il faut que je me calme. Que dois-je faire dans ces cas là ? Je respire doucement essayant de me calmer. Il faut ensuite dans une situation comme celle là, dresser les points positifs et ne pas penser aux côtés négatifs.

Je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps, je sens des épis bouger juste derrière moi. Je me retourne brusquement sortant de ma léthargie. Je perçois le mouvement de plusieurs épis à quelques pas de moi et j'entends des grognements. Je commence instinctivement à courir dans la direction opposée. Oublié mes jambes friables, je me lance dans l'obscurité à corps perdu. J'entends le bruissement des épis tapant sur mon corps et le battement de la terre sous mes pieds. Je réalise que mon poursuivant a accéléré son allure. Je me force à courir encore plus vite, je le sens juste derrière moi. Je tourne brutalement à gauche dans l'espoir de gagner du terrain mais je suis très vite rattrapé. Mes poumons sont en feux mais je sais que je dois en aucuns cas m'arrêter ou même ralentir. Je change plusieurs fois de direction pour embrouiller la chose qui me poursuit, zigzagant entre les maïs.

Je déboule soudain dans une zone sans épis. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il faut que m'arrête ici. La lumière de la pleine lune, que je peux maintenant voir, illumine la zone d'une lumière blanche aveuglante. Je vois des épis de maïs plus loin devant moi, je fais un tour sur moi même, il y en a de tous les côtés. Je suis donc encore dans le champs. Le forme ronde de la zone non cultivé me fais penser à une arène. Je regarde le ciel, il n'y a pas d'étoiles seulement la lune imposante. Pourquoi suis-je ici ? C'est alors que je me rappelle de la chose qui m'a pourchassé. Il n'y en a plus aucune trace. La pluie continue de tomer doucement mais le sol n'est pas boueux, il est même sec. Comme si l'eau ne touchait jamais la terre. Je regarde encore une fois autour de moi et quand mon regard se pose au centre du cercle je sursaute en apercevant un épouvantail.

Il n'était pas là avant. Monté sur un solide bâton de bois son buste est fait paille rembourrées dans une chemise à carreaux rouges, un manche à balais lui travers horizontalement le haut du dos pour symboliser ses bras. Sa tête est une citrouille surmontée d'un chapeaux de paille. J'ai l'impression qu'il sourit mais je ne sais comment il fait puisque son visage est vierge de toutes caractéristiques humaines ou animales. J'entends un bruit venant des champs. La chose est de retours. Je veux m’enfuir mais l'épouvantail apparait soudainement devant moi me bloquant le passage. Je n'ose plus bouger. Il se baisse doucement, sa tête de citrouille sans visage vient presque se coller sur la mienne. Un bruit d'éclair de fit entendre, la pluie redouble, les grognements sont justes derrière moi. Puis l'épouvantail prend feu. Je sens la chaleur des flammes et je ne retiens pas un cri de terreur.

Je me réveillai brusquement. J'étais en sueur et mon cœur battait à me rompre la poitrine. Je pris instinctivement ma baguette illuminant tout le dortoir. J'étais seul.

-Ce n'était qu'un cauchemars.

J'allais fébrilement me rafraichir dans la salle de bain puis je pris ma robe de chambre pour me diriger vers la salle commune avec toujours cette peur au ventre. Je ne pourrai plus dormir cette nuit.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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6 Re: Vie Nocturne le Dim 17 Mar 2013 - 13:56

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Invité
J'étais tranquillement dans mon lit en train de lire mon nouveau livre que je n'avait pas vu le temps passé , je me dépêcha de tout ranger et me mît vite au chaud dans mon lit .

Il fessait nuit , j'étais en train de m'occuper de mes rosiers quand je vit une fille aux cheveux sombres accompagner d'une robe ensanglante .

-Encore Ashelia qui a prit un bain de sang pensait-je .

Je repris mes occupations quand la baie vitrée s'ouvrit dans un fracas phénoménal qui me fit me retourner d'un bond , je regardais dans le noir tout semblait être paisible & calme .

-Y a quelqu'un ? Dit-je a voix basse .

Personne ne répondit à mon appel , je décida donc de descendre dans la salle commune , un livre était tomber mais comment un livre pourrait faire autant de bruit ? Je remit le livre à sa place et commença à remonter quand tout les livres tombèrent en même temps . Mon cœur battait la chamade , un esprit était t'il la ? J'allais pour remettre les livres quand une puissance inconnue me projetta loin en arrière . Je me releva à moitié en regardant par tout autour de moi , les chimères me regardait avec un air diabolique fessant leur sourire sadique ; j'eu a peine le temps de me relever que l'esprit attrapa les jambes et me fera monter les escaliers , j'essayer de m'accrocher à tout se que je trouvais en hurlant mais la chose était plus forte que moi . Arriver en haut elle me propulsa contre la vitrine et je m'écrase au sol , je voulut courir pour sortir mais un coup venue de je ne sais ou l'éjecta dans le dortoir fermant la porte au passage . Je vit Kamira et Elisa morte sur les lits , étripes , bâillonnée et tout ce qui pourrait se résoudre à de la torture , je commençais vraiment à paniquer ce qui me fit d'instinct courir vers le balcon mais un lustre tomba pile devant moi me laissant juste voir mes rosiers fané . Je me retourna vers le miroir et je le vit se briser pendant que un bruit inquiétant se fit entendre se qui me fit me retourner . Une sensation de froid traversa tout mon corps , les éclats de verre du lustre était enfoncé dans le plafond , j'entendis la porte grincer comme si quelqu'un l'ouvrait doucement et je me retourna encore une fois . Cette fois c'était pire , la silhouette d'une femme apparu devant moi , elle était ensanglanté et elle volée de quelque centimètre , je n'arrivais pas a distinguer son visage . Je voulut hurler mais elle se jeta sur moi avec une rapidité inouï , j'essayais tant bien que mal de me débattre ; je réussis a trouver une ouverture mais elle me pourchassa en sautant sur les murs et défoncent la porte que je venait de fermer , je courut en regardant le plafond mais je ne vit pas la marche et dégringola les escaliers . Le temps de me relever elle était plus la , j'avança donc vers la table mais tout se qu'il avait dans cette pièce tomba ou vola sans aucune raison , ce fracassant sur ce qu'il y avait devant . J'essaya de prendre le couteau devant moi mais il fit comme les éclats du lustre alors je le suivit des yeux mais ce qu'il y avait ne me rassura pas . Elle était au dessus de moi tenant comme une araignée , son visage renfaitait la mort , elle me sauta dessus et me poussa par la fenêtre .

Je me demandé comment je pouvait me retrouver dans la cour du château . Je vit Eva se diriger vers une porte et la referma , je décida de la suivre et quand j'ouvrit la porte je vit toute les personne de Bertie Crochue vieux sans aucune expression , je détailler mais il me suivais tous en marchant toujours le regard vide , j'entra dans la première salle que je trouver , c'était des toilettes certes mais un refuge bien pratique . La lumière déconnait un peu me fessant encore plus paniqué , absorbé par cette lumière je ne vit pas la porte s'ouvrir mais le bruit de la porte qui se claque me fit sursauter .

Il était tous la me regardant en souriant , attendant que quelque chose se passe et quelque chose allait se passe j'en était sur mais se je serais pas bon pour moi . Je sentit de l'eau coulait sur mon d'eau ainsi qu'un souffle derrière moi qui me paralysa les membres mais je me retournais comme même pleurant sûrement pour la dernière fois de m vie . Elle était la derrière moi et sa bouche s'ouvrit jusqu'à défigurait sont visage je tenta de m'échapper mais elle se jeta sur moi .



Je me sentit tomber et me fracassa le crâne sur le sol fessant un boucan inouï , j'étais dans ma chambre ! Comment cela était possible pourtant je l'avais ... Sa devait être un rêve mais mes membres sont toujours paralysé , je me dirige vers la porte le cœur battant , les mains mouates , je prit la poignée et ouvrit la porte . Il n'y avait rien , la tension descendit et mon cœur reprit son rythme , je décida comme même de descendre , la salle était allumé et quelqu'un était debout en plein milieu .

-À c'est toi ? Tu ma fait peur !

7 Re: Vie Nocturne le Dim 17 Mar 2013 - 14:10

Elia Stalia

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5ème année
5ème année
Après un dernier baiser à Jazz, Elia prit la direction de son dortoir. Une fois arrivée chez les Tisseurs, elle eut la surprise de découvrir le salon vide. Ils dormaient déjà tous.
Intriguée et fatiguée, la Dessinatrice partie se coucher à son tour. Elle fit sa toilette, se changea, imita quelques grimaces dans le miroir de la salle de bain pour faire taire l'angoisse qui montait en elle. La jeune fille détestait le silence.
Et le silence qui régnait dans son dortoir lui faisait peur.

Quelques minutes plus tard, Elia, vêtue d'une chemise de nuit blanche, s'endormait doucement.

Le silence de la nuit avait laissé la place à une douce mélodie. Un concerto de violon et de piano. Elia, toujours vêtue de sa robe blanche, eut un sourire. Elle reconnaissait cette musique. C'était celle qu'elle avait joué, ce jour-là...
Sans qu'elle ne comprenne, l'ambiance se transforma. Brusquement, Elia était la musicienne. Elle tenait dans ses mains un violon qui brillait dans la lumière tamisée de la pièce. Assis face à elle, un jeune homme jouait du piano. Il leva la tête vers elle et elle détailla, ravie, étonnée, surprise, enchantée, le beau visage du musicien.


Dans son sommeil, la Dessinatrice bougea. Un frisson parcourut son corps et l'une de ses mains se referma sur le vide.

Micah se tenait devant elle. Il lui souriait. De ses mains habiles cependant, il continuait de taper sur les notes et d'émerveiller la Dessinatrice. Elle avait toujours admiré son talent.

- Tu m'as manqué, souffla-t-il.

La jeune fille rougit et baissa la tête. Micah était aussi beau que...


Un autre frisson secoua Elia. Un gémissement lui échappa.

Aussi beau que dans ses souvenirs.

- Où avais-tu disparu ? demanda-t-il.

Elle ne pouvait pas lui répondre. Elle était trop intimidée. Et puis elle ne comprenait pas.

- Elia...

Il lui adressa son merveilleux sourire.
Puis il fut projeté en arrière et s'écrasa contre le mur.

- MICAH ! hurla Elia.

Elle se précipita vers lui, contournant le piano en courant. Mais c'était trop tard. Son regard bleu était voilé, immobile. Déserté.

- Non, non, non... souffla-t-elle.

- Viens avec moi, Elia, viens. Laisse ce minable.

La jeune fille se retourna brusquement. Il était là. Lui. Lui. Non !
Elia se releva, les yeux agrandis de frayeur. Non. Non. Non. Nooon ! Pas lui !

- Viens avec moi. Je te promet qu'on sera heureux ensemble. Je t'aime, Elia.

La Dessinatrice secoua la tête. Ses cheveux gris cachèrent un instant son visage, le temps qu'une larme tombe de ses yeux.

- Non, je t'en supplie, non...
- Ne dis pas ça, Elia. On sera heureux. Tu verras, Elia, tu ne le regretteras pas.

Elle secoua à nouveau la tête. Non. Non. Elle ne voulait pas. Non !

Il l'attrapa par le bras et l'attira vers lui. Elle trébucha sur le corps de Micah et se rattrapa à lui. Sous ses mains, son torse était bien solide. Bien réel.

- Non ! eut-elle la force de crier.

Son regard se durcit. Soudainement, il la prit sur l'épaule et partit. La tête en bas, elle se débattit comme elle put. C'était inutile. Toute tentative était vaine, vouée à l'échec. Personne ne pouvait la protéger de lui, personne ne pouvait l'aider. Micah était mort et Eliot... Eliot l'avait abandonné.

Le décor se modifia, imperceptiblement. Ils étaient dans une caverne. Froide et humide. Sombre.
Elia fut déposée doucement à terre. Il lui prit la main et passa sa main dans ses cheveux. Ses gestes étaient tendres.
La Dessinatrice secoua la tête. Son regard gris débordait de larmes. Il les attrapa et embrassa sa joue. La jeune fille frissonna.
De dégoût.
De peur.

- On sera heureux, Elia. Personne ne nous trouvera jamais ici. Personne ne nous séparera. On sera heureux.

- Je t'en supplie...

Sa douceur se fit dureté. Il saisit son menton dans sa main et le serra fort.

- Tu es à moi, Elia.

Il lui faisait mal. Elle avait mal. Elle tremblait. Non, non, non. Pas lui. Non !

- Pour toujours.

Il se pencha et, d'une main forte, trop forte, l'allongea au sol. Immobile, tremblante, elle le regardait. Elle ne songeait pas à fuir. C'était inutile.

Elle le regarda tandis qu'il sortait d'un étui une lame. Elle savait ce qu'il allait faire. Elle le savait. Elle s'en souvenait.

Elle le regarda. Elle se souvenait de lui. Il était son démon, son pire cauchemar, il était celui qui avait fait d'elle son jouet.

- On sera toujours ensemble, Elia.

Non, non, non... pensa-t-elle.

- Et tu seras toujours à moi.

Elle cria. Elle ne pouvait que crier tandis qu'il la poignardait.


- NOOOOOOOOOOOOOOOOON ! NOOOON ! NOON ! NON.

Elia se réveilla en sursaut. Son corps était luisant de sueur, son visage brillant de larmes.

La jeune fille regarda autour d'elle, apeurée. Pourquoi faisait-il si noir ? Pourquoi était-elle seule ? Pourquoi ?

Un sanglot lui échappa. Terrifiée, la Préfète se recroquevilla sur elle-même.


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

Crédit avatar : Fae.
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8 Re: Vie Nocturne le Dim 17 Mar 2013 - 21:09

Lily somnolait. Elle aurait bien voulu rester avec les autres Chasseurs mais son corps n'était pas du même avis. Après avoir dit bonne nuit à tout le monde, elle entra dans le dortoir. Les rideaux de Tessa étaient clos ; la Russe devait déjà dormir. Lily attrapa un tee-shirt qui avait appartenu à son frère et se brossa les dents. Elle se glissa ensuite dans son lit, se retourna deux ou trois fois et s'endormit.


-Lil's ? Lily !
Lily se réveille. La première chose qu'elle voit, ce sont deux grand yeux noisette surplombés de cheveux blonds en bataille.
-Shiruka ?
-Qui c'est celui-là ?
Cette voix. La rousse fouille dans ses souvenirs et parvient à s'en rappeler.
-Allez, debout !
Le garçon saisit sa main et tire Lily vers lui. Elle se lève et déambule dans la pièce. Elle est dans sa chambre. La fenêtre est ouverte -le garçon a dû entrer par là, devine-t-elle.
-Allez, dépêche !
Elle parcourt la chambre du regard et c'est là qu'elle les voit. Des chaussons de danse. Les siens. À côté, un jupon de tulle blanche. Le sien.
-On va être vraiment en retard, là ! crie le garçon en se retournant vers le mur.
Fébrile, Lily enfile un justaucorps rose pâle, des collants blancs et son jupon vaporeux et remarque que ses mains, ses jambes et ses pieds ont rapetissé pendant la nuit. Elle se regarde enfin dans le miroir. Elle a un mouvement de recul et blêmit. C'est elle. Mais à huit ans. Elle se détourne brusquement de la glace. Elle sent de petites mains se glisser dans ses cheveux pour les attacher en un chignon haut.
-V... Victor... murmure-t-elle. Je... Qu'est-ce qu'il se passe ?
Victor sourit.
-T'as vraiment une mémoire de poisson rouge, Lil's. Me dis pas que t'as oublié !
-Oublié quoi ?
-La représentation ! Ce midi !
Tout à coup, tout lui revient. Lily hurle et se recroqueville par terre. Le blond la prend dans ses bras et la berce doucement.
-Ça va aller, Lil's, murmure-t-il. Tout va bien se passer. Allez, met tes chaussons.
Elle obéit, enfile ses ballerines et noue les rubans autour de sa cheville ; mais elle reste toujours prostrée au sol. Victor la relève et l'emmène vers la porte.

Le décor change. Lily se trouve sur une scène. Ses mains ont grandi, de même que ses pieds et ses jambes. Elle porte toujours la même tenue. Mais ce n'est plus la petite fille de huit ans, maintenant. C'est la jeune fille de seize ans. Elle a peur. Elle regarde autour d'elle. Un blond au violon, sur la droite. Un grand brun au piano, sur la gauche. Et c'est alors qu'elle remarque le public. Toit le monde est là. Ses parents. Ses frères. Et eux... Ils sont tous là. Tous.
La musique démarre. Lily sait exactement ce qu'elle doit faire. Elle a toujours peur. Lorsque les premières notes du piano se font entendre, elle commence à danser. Elle tourne. Elle saute. Elle fait des pointes, des grands écarts, des souplesses. Le sol commence à tanguer. La musique se fait de plus en plus forte. Le sol tourne. Lily aussi. Elle tourne, tourne, tourne. Et elle tombe. Elle regarde le public. Tout le monde est hilare. Le plafond se rapproche d'elle. Elle souffre. Soudain, elle remarque son père. Son papa, grâce à qui elle a découvert la musique classique, celui qui lui a donné envie de danser. Il se moque d'elle, lui aussi. Puis il se lève. Il monte sur la scène et s'accroupit à côté d'elle. Une lueur d'espoir traverse l'esprit de Lily. Lueur qui s'évanouit instantanément, lorsque son père lève la main. Elle essaye de protéger son visage avec ses bras, mais ça n'arrête pas son père. Il la frappe à coups de poings. Elle a mal. Elle veut mourir. Ils se moquent toujours d'elle. Elle se sent partir. La dernière chose qu'elle voit avant de sombrer, c'est son père, qui se tient debout sur son tibia droit. La dernière chose qu'elle entend, c'est le hurlement strident qu'elle pousse à ce moment-là.



Lily se réveilla en sursaut. Elle regarda autour d'elle : elle était seule. Les autres filles étaient soit dans la Salle Commune, soit au Réfectoire. La rousse se leva. Une douleur atroce lui transperça la jambe droite. Elle se regarda dans le miroir et hurla. Son visage était couvert d'hématomes. Elle avait un oeil au beurre noir, sa lèvre inférieure était enflée et saignait, et son arcade gauche avait doublé de volume. Elle descendit à la Salle Commune en tremblant de tous ses membre, espérant y trouver au moins un Chasseur.



Dernière édition par Lily Romane Fowl le Lun 18 Mar 2013 - 17:38, édité 2 fois


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archie redding, serpentard, six 
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i'd have been yours, if you had been mine
but my hopes had faded by the time
can you hear me tonight? 
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9 Re: Vie Nocturne le Dim 17 Mar 2013 - 21:24

Eva Bellini

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Dictatrice
C’était merveilleux. Etrange, surprenant, mais tellement merveilleux.
Eva laissa courir ses doigts sur son ventre, un sourire immense sur son visage. Elle n’était pas habituée à le sentir de cette forme.

Cette forme arrondie, présage de vie.

Elle était seule dans sa chambre, seule… Avec elle. Elle savait que c’est une fille. Elle l’a toujours su, cela ne peut être qu’une fille. Une adorable, une délicieuse petite fille. Elle aura sûrement des cheveux roux, comme sa mère. Et peut-être ses yeux verts. Ou des yeux bleus, aussi bleus que le ciel, aussi bleus que ceux de…
Eva fronça les sourcils. Des yeux bleus ? Quelle idée. Sa fille ne pouvait pas avoir les yeux bleus, puisqu’Eva n’a pas les yeux bleus. Elle secoua la tête en riant doucement. Elle riait beaucoup, récemment. Plus qu’elle n’avait jamais rit.

C’était le matin. Il est temps pour la jeune femme de vaquer à ses occupations. Elle ne pouvait plus faire grand chose, ces jours-çi, elle lisait, sommeillait, et devait éviter de trop se fatiguer. Étonnamment, même si elle avait toujours mal vécu l'immobilité, elle arrivait de mieux en mieux à rester calme. Elle ferait tout pour sa fille, après tout, y compris changer de caractère...

Un sourire sur les lèvres, elle se leva. Difficilement, mais elle se leva. Indolente, elle tendit les bras pour s’étirer, quand un déchirement retentit. Quand elle était jeune, Eva passait beaucoup de temps chez sa grande tante Léna. Ce bruit lui rappela le bruit que la vieille dame faisait en déchirant des draps. Quand la grande tante Léna commençait à déchirer les draps, Eva allait se réfugier dans le placard. Elle se bouchait les oreilles et fredonnait à voix basse, des sanglots plein la voix.
Eva n'avait pas beaucoup de peurs irrationnelles, mais ce bruit de déchirure en faisait partie. Et celui là, comme tous les autres, lui glaça le sang.

Elle baissa le regard, lentement. Ce qu’elle découvrit ne l’étonna pas. Elle le savait. C’était son ventre, qui se déchirait. Un flot de sang en jaillit au moment où elle posa les yeux dessus.

Puis vint la souffrance.
Souffrance inhumaine, souffrance hideuse, souffrance immonde.

Eva tomba sur ses genoux, tentant vainement de retenir les entrailles qui sortaient de son corps. Qui s’échappaient de son corps, comme son sang, comme sa vie.

Elle n’arrivait pas à crier. Et pourtant elle le voulait, oh dieu, comme elle le voulait ! Mais elle n’arrivait pas à crier. Ses cordes vocales, lui jouant une sinistre farce, ne répondaient plus. Elle avait beau se déchirer la gorge de ses doigts meurtris, rien ne sortait. C'est comme si ses cordes vocales avait été tranchées. Elle les imaginer presque pendouiller dans sa gorge, inutiles. Les larmes montèrent à ses yeux. Et c’est dans le silence le plus affreux qu’elle observa la suite.

De son ventre tailladé sortit tout d’abord un cri nasillard et glaçant, puis la créature.

La créature était tout d’abord un assemblage étrange de chair et d’os. Un tas sanglant et spongieux, tout au plus. Là, au dessus de cet amalgame de muscles noirâtres, flottait un œil. Ici, on pouvait distinguer une vertèbre. Par terre traînait un lambeau de peau claire.
Comme un puzzle macabre, il se remit en place. Lentement, à tâtons, comme peu sûr encore de la place de chaque chose. Les os s’assemblèrent avec des claquements secs, les muscles s’animèrent, frétillants, et la graisse blanchâtre se fondit sur ce squelette avec un bruit spongieux. Lorsque enfin, l’on put reconnaître une forme humaine, ce que l’on aurait d’abord pu prendre pour un serpent immense, mais qui était en vérité un long ruban de peau, s’enroula autour de cette chose. Des cheveux d’un roux foncé presque rouge poussèrent sur son crâne blanchâtre, les yeux s’encastrèrent avec un insupportable bruit de succion dans leurs orbites. Des dents d’ivoires déchirèrent la peau neuve des gencives pour trouver leur place entre des lèvres roses et pleines, encore tâchées de sang. Les sourcils apparurent, le majeur échangea sa place avec l’index, et les membres s’immobilisèrent.

Il y eut un long silence, qu’Eva, oublieuse du fait que son corps était tranché en deux, mit à profit pour observer l’être.
Car c’en était bien un, d’être. Une petite silhouette frêle entièrement nue, pas plus d’un mètre cinquante, aux longs cheveux poisseux de sang atteignant sa taille, aux bras minces, à la poitrine plate, aux côtes légèrement saillantes. Une enfant.

Soudain, les poumons enflèrent, prenant leur première respiration, et les paupières s’ouvrirent brusquement, découvrant des yeux de jade aux reflets carmin.

La créature... L'enfant poussa un cri plaintif de nouveau-né.

Et Eva la regarda, impuissante, se recroqueviller sur elle-même et pleurer des larmes de sang.Et elle comprit avec horreur qu’elle venait d’assister à la naissance de sa fille. Qu’elle avait donné naissance à un monstre.

Elle hurla.


Son hurlement fendit l’air, puis Eva se réveilla, entremêlée dans ses draps souillés de sueur. Elle posa une main sur son ventre. Plat, lisse. Elle s’effondra dans ses oreillers, laissant les larmes couler sur son visage.

Ce n’était pas une nuit qu’elle était prête d’oublier…


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Dan - 6ème année - Serdaigle

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Fight because you don't know how to die quietly. Win because you don't know how to lose.
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10 Re: Vie Nocturne le Lun 18 Mar 2013 - 19:07

Nathan Malis

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2ème année
2ème année
Tessa - douce Tessa, merveilleuse Tessa - fut l'une des premières à partir se coucher. Elle fut rapidement suivie des autres Chasseuses. Après un moment à dire tout et n'importe quoi avec les garçons, j'imitais les filles.

Je suis sous la douche. L'eau chaude ruisselle sur mon corps. J'inspire un bon coup et manque m'étrangler avec une gorgée d'eau. Je la recrache aussitôt et décide qu'il est temps de sortir de là. Sauf que je ne peux pas. Toutes les serviettes de la salle de bain ont disparu. Mes vêtements aussi.

Je soupire, un sourire aux lèvres. Les Chasseurs veulent jouer à ça ? Très bien ! Je ne crains pas la nudité puisque je peux...
Ah ben non. Je peux pas. J'ai beau essayer de me transformer en ours, je n'y arrive pas. Mes pouvoirs sont bloqués.
Je secoue la tête, étonné. Bizarre. Puis un grand sourire détend mon visage. Peu importe, je ne crains pas la nudité, je suis magnifique ! Enfin... Ca ne m'empêche pas d'être un peu pudique - mais je dis ça pour rassurer les dames.

- Les mecs ?

Pas de réponse.

- Eh oh ?

Toujours aucune réponse. Je m'avance et sors de la douche.
Oh bon sang. Pourquoi est-ce que je suis dans la Grande Salle ? Nu en plus ? Je ne pige pas. Qu'est-ce que je fais là ?!

Ils rigolent tous. Leurs rires sont méchants. Ils se moquent de moi, ils me pointent du doigt, ils rient à gorge déployée. Leurs yeux me fixent et se délectent de ma honte. Ce n'est pas une blague, c'est un cauchemar.

Je retourne en courant dans la douche, poursuivi par leurs rires. Je m'enferme comme je peux et j'ouvre le jet d'eau. L'eau est brûlante. Encore plus chaude que tout à l'heure. Et le siphon est bouché. Des cheveux remontent et s'accrochent à mes pieds. Des cheveux blonds, roux, bruns. Des fils qui m'attachent à la douche.

Je tente de sortir, tant pis pour l'humiliation, mais la porte est bloquée. La porte ? Ce n'est plus une porte, c'est un mur. Je suis entouré de quatre murs de verre incassables. Derrière ce verre, ils sont là, à se moquer de moi.
Ne comprennent-ils pas que je me noie ?
L'eau monte rapidement pourtant, elle atteint bientôt mes genoux. Elle se teinte de rouge. Du sang. Je patauge dans du sang. Un cri de stupeur et de dégoût m'échappe. Je me tourne vers les autres, toute l'école, qui me regarde en riant.

- Aidez-moi !

Ils ne m'aident pas. Ils me sourient. Des dents, des crocs, leur poussent. Ils sont désormais ignobles, je n'arrive plus à les reconnaître.
Et l'eau monte. Monte. Monte.
L'eau monte et me brûle, me noie.


Dans un sursaut, je me réveille. Je prend une énorme gorgée d'air, heureux, si heureux. Bon sang de bonsoir, quel horrible cauchemar ! Je ne pensais pas que ma pire peur était d'être noyé. Et pourtant, ce rêve était affreux.
A côté de moi, j'entend les garçons dormir encore. Pris d'un soudain doute, je me précipite vers la salle de bain en prenant soin de rester à distance des douches - ce cauchemar est encore trop frais.
Ou chaud, à en croire les plaques rouges qui s'étalent sur mon torse.


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« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »

Spoiler:
Comment ça j'ai l'air d'un gros lover ? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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11 Re: Vie Nocturne le Lun 18 Mar 2013 - 21:40

Jazz Riley

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2ème année
2ème année
La soirée des Chasseurs avait pris fin dans la bonne humeur, et maintenant, je m’étais étalé avec délice dans mon lit. Rien ne valait un bon lit confortable, hormis peut-être une pile de sucettes à la pomme. Et encore, cela restait à débattre…

Ce fut ainsi en argumentant avec moi-même s’il valait mieux un lit ou des sucettes que je m’endormis.

La journée, qui avait pourtant bien commencé, venait de devenir extrêmement bizarre.
Nathan, l’air extrêmement préoccupé (inhabituel) m’avait donné rendez-vous dans le parc (très inhabituel). Pire encore, il m’avait promis une sucette si je venais. Nathan ne promet
jamaisde sucettes, il les garde pour lui tout seul. Puis quand je m’étais rendu au lieu de rendez-vous, il n’était pas là (plutôt fréquent, en revanche), et là, la nuit était tombée.
D’un coup.
Il n’y aurait eu aucun problème s’il y avait de la lumière, mais… Je n’y voyais rien. Malgré mes sens surdéveloppés, et donc mon acuité particulière. Le noir était total, malgré mes yeux grands ouverts. Je les frottais vivement, tentais de réanimer mes pupilles… En vain.

J’étais aveugle.

Ce qui était totalement impossible. Je serais devenu aveugle, comme ça ?! Si c’était encore une mauvaise blague de Nathan, il allait m’entendre… Je pris une profonde respiration, sachant que l’odeur de la nuit avait un drôle d’effet apaisant sur moi.

Je ne sentis rien. Rien du tout. Comme lorsque en reniflant un parfum trop fort, l’alcool te remplit le nez et tu ne sens plus que ça. Sauf que là, je ne sentais même plus l’odeur de l’alcool, je ne sentais rien.
Plusieurs choses me frappèrent ensuite. Premièrement, tout était devenu silencieux, d’un coup. Deuxièmement, j’avais perdu toutes sensations dans mes doigts.

Rectification. J’avais perdu toutes sensations dans mon corps entier.
L’horreur me frappa. Que se passait-il ? Je me sentais enfermé, étouffé, prisonnier de mon corps qui ne répondait plus à mes demandes.
Etais-je toujours dans le parc ? Tombais-je, joue contre l’herbe humide, tandis que la lune s’élevait dans le ciel ? Les grillons se mirent-ils à chanter ? Est-ce que mes poumons continuaient à enfler, mon cœur à battre, mon sang à circuler ?

Etais-je… Mort ?


Un cri féminin me réveilla en sursaut. Nathan sortit en toute hâte de la salle de bains (Dieu savait ce qu’il faisait là dedans), et je sautais sur mes pieds. Sans même nous concerter, nous courûmes jusqu’au dortoir des filles.
Mais je n’avais pas oublié mon rêve. La sensation affreuse que j’avais ressentie me guettait encore. Je l’avais juste relégué dans un coin de mon cerveau… Pour le moment.


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"Combattre la procrastination? Promis, je m'y met demain!"
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12 Re: Vie Nocturne le Mar 19 Mar 2013 - 20:22

Cela ne faisait pas longtemps que j'étais arrivée au château mais j'avais déjà l'impression d'être chez moi. Ce soir là, tous les Chasseurs étaient réunis, et rires et paroles volaient en tout sens, le tout très joyeusement. Cependant, chacun finit par aller se coucher, ce que je fis aussi. Après une rapide toilette, je m'installais dans mon lit, et prenais le plus de place possible en sachant très bien que je finirais par trouver une position plus confortable durant mon sommeil. Je n'eus que le temps de penser à un délicieux gâteau au chocolat avant de m'endormir pour ce que j'espérais être un plaisant rêve.

Devant moi se trouve ma maison, celle de mon enfance. Semblant hors de portée de ce qui se passe, tout se déroule sous mes yeux et c'est moi que j'aperçois dans le grand jardin en train de jouer avec mes parents et mon frère. Comme lorsque j'étais plus jeune. Ce ne sont que des souvenirs, j'en ai conscience malgré que ce soit un rêve. Tout à coup, je me vois en train de me montrer à ma famille, mais ils secouent la tête, trouvant probablement cela idiot.

Puis, tout bascule. Ce n'est plus mon ancienne maison qui se trouve face à moi, c'est une plage sombre à laquelle la lune donne un reflet argenté. Je ressens un malaise en pensant que ça ressemble plus à des vagues qu'à du sable. Je n'ai pas le temps de m’appesantir sur cette étrange sensation qu'Alessandro apparaît à mes côtés. Je ne réagis pas, et me contente de le regarder. Il semble attendre quelque chose, en l'observant mieux, je comprend quoi. Il me tend sa main que je prend, confuse. Il ne se passe rien pendant un moment qui me semble interminable puis il m'emmène vers une grotte. La lune n'arrive pas à l'éclairer de sa lueur et mon malaise reprend, cette fois-ci plus puissant.

En essayant de resserrer ma prise sur la main d'Alessandro, je remarque qu'il n'est plus là. Je crie son nom encore et encore, espérant une réponse que je suis pourtant déjà certaine de ne pas entendre. A quoi bon. J'arrête pour m'avancer doucement dans l'obscurité, la question de ce qui pourrait m'y attendre est pesante, je n'ose pas y réfléchir.

Mais, alors que j'avance toujours plus, je sens quelque chose frôler ma jambe, me faisant frissonner. Je prend vite peur quand les frôlements s'accentue et deviennent rapidement des contacts bien réels. Après encore quelques pas, je m'arrête car quelque chose me retient par les chevilles. Je ne peux plus bouger, ce qui me retenait seulement aux chevilles m'empêche maintenant d'esquisser le moindre geste. Je panique totalement, je ne vois rien et ne peux donc pas identifier ce que je sens contre ma peau. Mais les contacts augmentent et je devine comme des mains, des mains qui recouvrent ma peau, commençant désormais à m'étouffer, à m'aveugler, m'enlevant un à un tout mes sens. Je finis par ne ressentir que la peur, la peur d'être dévorée par ses mains qui appartiennent à des êtres que je ne vois pas ...


Je me réveillais en sursaut et me recroquevillais sur moi-même. J'essayais de me raisonner en me répétant que ce n'était qu'un cauchemar, juste un cauchemar. Mais j'avais encore la sensation de toutes ces mains sur moi qui était accentuée par le contact des draps. Je restais un moment sans bouger, les yeux ouverts dans le noir. Je pensais à sortir de mon lit pour peut-être trouver quelqu'un d'autre qui était éveillé mais la peur de ce qui se trouvait dans l'obscurité ambiante m'en empêcha.


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L'uomo è uno lupo per l'uomo.
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13 Re: Vie Nocturne le Mer 20 Mar 2013 - 16:15

Second Rêve


Dans la nuit, Tessa avait fait un cauchemar. Un « simple » cauchemar, s'était-elle dit pour se rassurer. Parce qu'il est vrai que tout le monde fait des cauchemars, tout comme des rêves, ou quoi que ce soit. Et parce qu'elle fait parti de ce « tout le monde », Tessa n'estimait pas ça important.

C'est ce qu'elle avait dit à Jazz, Shiruka et Nathan quand ils étaient arrivés à la porte du dortoir des filles chez les Chasseurs, dans l'impossibilité de rentrer à l'intérieur. Elle leur avait ouvert la porte, et leur avait juste expliqué qu'elle avait fait un cauchemar et qu'elle avait eu une réaction assez démesurée par rapport à la situation. Elle ne voulait pas tellement qu'ils lui fichent la paix et qu'ils retournent dans leur dortoir, ça l'aurait même arrangée qu'ils restent avec elle, mais elle savait que tous les Chasseurs avaient cours le lendemain, alors elle préférait ne pas leur demander de rester. Elle avait toujours apprécié les nuits blanches, pourtant. Mais dans le cas présent, elle préférait réfléchir. Calmement.

A vrai dire, elle avait eu toute la journée pour réfléchir. Complètement perdue dans ses pensées, elle n'arrivait pas à comprendre ce qui s'était passé. Elle avait revu sa mère, et elle le faisait très peu dans ses rêves, et encore moins dans ses cauchemars. Ensuite, son frère était censé être mort ? Elle lui téléphonerait ce soir, pour savoir s'il va bien. Son père, décédé lui aussi ? Elle aurait du recevoir un papier signifiant qu'elle aurait hérité d'une grosse somme d'argent, tout d'abord par hiboux, puis par courrier normal. Ou le majordome de la maison Kanovsky lui aurait téléphoné pour la prévenir.
Elle en était sûre. Ce n'était qu'un mauvais rêve, reflétant ses plus grosses peurs.

Le soir revint trop vite, et le dortoir se vida lui aussi de manière rapide. Néanmoins, elle attendit que quelques filles aillent se coucher avant de monter, pensant que la présence des filles lorsqu'elle s'endormira aura peut-être quelque chose de bénéfique sur son sommeil.
Il s'avéra que ça n'était qu'un moyen d'auto persuasion.




Elle court. Elle fuit quelque chose, sans savoir vraiment quoi. Elle la fuit parce qu'elle a peur, parce qu'elle sait que c'est dangereux.

« Cours. »

La voix dans sa tête est lointaine, mais elle ne suppose pas qu'elle doit s'arrêter, alors elle continue. Le souffle haché, elle sent ses jambes devenir légère. Une impression due à la fatigue ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus. Elle sait juste qu'elle doit courir. Alors c'est ce qu'elle fait.

« Cours. »

La peur l'a déjà envahie depuis bien longtemps. Elle halète, se retourne par moments, au bord de la crise de nerfs. Elle a l'impression qu'on la suit, que des milliers d'yeux la regardent. L'observent. La traquent.
Elle ne sait pas où aller, alors elle continue tout droit, sans s'arrêter. Elle esquive les arbres, nus de leurs feuilles. Le sol en est rempli. Il a la couleur du sang.

« Cours. »

La voix se fait plus insistante, elle la sentirait presque au creux de son oreille; alors qu'en vérité elles bourdonnent. Elle a peur de tomber, alors elle ralentit l'allure, sentant un point de côté surgir. Alors elle ré-accélère, de peur de perdre le rythme et de devoir s'arrêter.

« Cours. »

Elle est là, juste à côté d'elle. Ses pieds nus sentent l'humidité des feuilles d'automne tombées trop tôt. Son T-shirt vole à moitié, dévoilant son boxer et ses hanches trop osseuses pour paraître réelles. Mais elle est là, Tessa est là, et la voix est trop réelle pour ne pas qu'une personne soit avec elle.

« Kanieshna.* »

La blonde se figea, oubliant sa course. Sa langue d'origine, sa langue, celle qu'elle aime et qu'elle chérie, celle dont elle ne peut se passer, sa langue, celle que personne d'autre ne comprend dans l'école venait de lui apparaître. Tout droit sortie de ses rêves.

-Ce n'est pas...

Elle se retourne, se sent compressée, perdue, déstabilisée, et complètement paniquée. L'arbre devant elle est haut, mais il a quelque chose de rassurant. Alors elle y grimpe, s'écorchant les mains et les pieds, encastrant ses hanches dans son tronc, de peur de tomber. Elle arrive enfin à une branche, décide de s'y poser. Elle s'y sent mieux qu'en bas. Elle se dit qu'elle va y rester, le temps que tout ce qui se passe en bas l'inspire plus. Elle n'en peut plus de courir.
Mais ça, c'est ce qu'elle croyait.

« Cours. »

La voix est de nouveau en français, et elle sursaute presque en l'entendant.
Devant elle vient de se matérialiser un chien énorme, la gueule ouverte, les crocs découverts. Pour avoir vécu avec Jazz et s'être battue avec lui, même pour jouer, elle sait que ce n'est pas bon signe. Mais elle ne bouge pas, tétanisée.
Le chien s'avance. La branche craque. Tessa écarquille les yeux, se disant que ça ne peut pas se passer comme ça, que ça ne doit pas se passer comme ça.
La branche tombe, et Tessa s'y accroche comme elle le peut, comme à une bouée de sauvetage.

L'impact au sol est plus conséquent que ce à quoi elle s'attendait. Le craquement qu'elle perçoit semble lui venir de l'intérieur, et pourtant elle ne visualise rien. « Sûrement le craquement de la branche », a-t-elle à peine le temps de penser avant de se remettre en route.
Elle se remet debout, sent une déchirure au niveau des côtes. Pliée en deux, titubante, son visage se tord de douleur. Ses deux mains compressant sa côté certainement cassée, elle recommence à courir, courbée en deux.

« Cours. »

Elle recommence à courir, esquivant toujours les arbres devant elle.

Au bout de dix minutes de course effrénée, elle ne sent plus aucune douleur nulle part. Sa côté est de nouveau en pleine forme, et elle ne prend même pas le temps de s'en soucier, trop perturbée par sa course. Puis, elle trébuche.

Son corps s'étale par terre, de tout son long. Elle tente de se relever, combattant ses muscles qui lui demandent, dans un dernier espoir, de rester sur place. Elle a l'impression qu'elle va vomir ses poumons, et sa gorge semble s'arracher à la moindre inspiration ou expiration qu'elle tente. Elle balance sa tête en arrière, ses cheveux trempés de sueur, tout comme son front et son cou. Ses mains tremblante, aux dos écorchés et ensanglantés sont devant elle, et elle sent la panique l'envahir. Elle commence à trembler, s'essuie le visage, mettant un peu plus de terre sur ses joues. Si il pleuvait, on aurait pu dire que Tessa était sous cette pluie battante depuis deux heures. Mais l'air était sec.

« Cours, cours, cours. »

La voix se fait plus oppressante encore, plus insistante.

« Kanieshna ! »

Elle plaqua ses mains contre ses oreilles, les yeux exorbités, et hurla. De tout son soûl, elle hurla, à s'en déchirer la gorge et les poumons. Sur les genoux, au milieu d'une forêt noire où seule la Lune faisait apparaître quelques rayons, elle hurlait à qui la suivait sa peur, sa panique son trouble et sa rage. Et elle éclata en sanglots. Secouée de toute part, elle pleurait comme l'enfant qu'elle avait toujours été, elle pleurait parce qu'elle ne trouvait pas de solutions et qu'il aurait du y en avoir une, parce qu'elle n'en pouvait plus de courir et d'entendre du russe, langue qu'elle aime tellement. Elle ne voulait pas que sa langue maternelle soit responsable de sa perte.

Elle se releva doucement, apeurée à l'idée de faire le moindre bruit, de peur qu'on la suive à nouveau.

« Cours. »

Elle obéit, sans savoir pourquoi, ni pour quoi. Tessa savait juste qu'elle n'avait pas la force se rebeller, de lutter contre la voix. La pression qu'elle avait à l'intérieur était trop grande.

« Cours. »

Devant elle, un chemin semble se former. Ses pas accélèrent, et elle sent quelque chose poindre dans sa poitrine.

« Cours. »

C'est de l'espoir. Oui, c'est ça. De l'espoir point dans sa poitrine.

« Cours ! »

Elle accélère, sentant que la voix se réjouit elle aussi. Tessa aurait pu faire un sprint.

« Kanieshna ! »

Cette fois, la voix lui donne des ailes sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, et elle court encore plus vite, atteignant sa vitesse de pointe.

« Kanieshna ! »
-Kanieshna !

Elle avait crié en même temps que la voix avait résonné, comme possédée par cette voix. Elles étaient synchronisées.

« Un, deux, trois. »

Tessa ne comprit pas, regardant devant elle l'étendue feuillue et épaisse dans laquelle elle pourrait bientôt mettre les pieds. Des fougères poussant un peu partout, sur toute une ligne, semblant délimiter une espèce de frontière, quelque chose que Tessa allait bientôt franchir.

Un pas. Puis deux. Et enfin, le troisième. Jamais ne naîtra le quatrième.


« Padoentsi.** »

Elle eu un moment de recul, mais il était trop tard, bien trop tard. Son corps, cambré au maximum, essayait de se redresser, pour retourner sur la terre ferme. Mais elle ne pouvait qu'espérer. Et par la même occasion, se faire du mal.

Elle releva les yeux, son cri coincé dans sa gorge. C'est là qu'elle la vit. Sa mère.
Elle était trop loin, et elle semblait lui chuchoter quelque chose. Tessa ne comprit pas, n'entendant que trop bien le vent lui siffler aux oreilles.

Elle regarda sous ses pieds, remarquant les rochers trop pointus pour qu'ils ne soient réels. Elle arrivait trop vite.
Sa mère lui redit une phrase, et elle comprit.




Elle ouvrit les yeux quand son corps était censé toucher les rochers. Haletante, elle se redressa dans son lit et resta dans le silence complet.
Après la nuit dernière, elle avait jeté un sort d'insonorisation autour de sa couche, histoire de ne pas réveiller le dortoir masculin comme la veille.
Si son rêve n'était pas pire que le précédent, il n'était pas non plus insignifiant. Elle ne parvenait pas vraiment à comprendre s'il y avait un message qu'on essayait de lui faire passer, ou quelque chose dans cet esprit là. Elle savait juste qu'elle aurait du mal à dormir, dorénavant.

Puis, la phrase de sa mère lui revint. Son corps se raidit.

« N'oublie pas que... »


* = "cours" phonétiquement en russe.
** = "tombe" phonétiquement en russe (en fait, c'est "chute", mais j'ai mis ce qui se rapportait le plus possible de "tombe", parce que Google Traduction me donnait mes mots trop durs à traduire phonétiquement T__T).


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Desideria Lawson
Serpentard
Six

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14 Re: Vie Nocturne le Mer 20 Mar 2013 - 20:07

Eva Bellini

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Dictatrice
23 heures 45

Eva s’allongea sur son lit, et tendit la main vers sa table de chevet, sur laquelle trônait une petite bouteille en verre violet. Elle la prit, puis hésita.
Elle n’avait pas besoin de potion anti-rêve. Elle rêvait très peu, et le rêve d’hier était… Exceptionnel, sous tous les sens du terme. Elle reposa la bouteille, et remonta les draps sur elle.

Elle marche. Elle marche sans trop savoir où elle va, ni pourquoi. Elle est dans un univers étrange, qui a perdu ses couleurs enchanteresses, pour laisser place à un triste gris, un gris pluvieux, un gris d’automne.
Eva n’aime pas ce gris. Il est trop présent. Il l’oppresse, comme des milliers de mains qui la poussent, la bouscule, la pressent.
Sa respiration s’hache. Elle voit trouble.
Elle étouffe. Elle perd son souffle, son cœur ralentit…

Puis tout s’arrête, aussi soudainement que cela a commencé.
Eva est toujours dans le même endroit. Le même gris. Mais elle n’étouffe plus, car elle n’est plus seule.

En face d’elle, la créature est là. De retour. Les mêmes cheveux rouges, la même peau tachetée de son. Elle a un peu grandit, depuis la dernière fois. Ses muscles ont forcis, et elle a prit du poids. Pas beaucoup de poids, mais des rondeurs alourdissent ses hanches, et ses joues, autrefois saillantes, étaient désormais bien charnues. Elle est ronde, désormais, mais elle souffre toujours autant. Eva le voit dans ses yeux. C’est une souffrance muette qui n’en est qu’encore plus douloureuse.
Eva tente de s’approcher d’elle. Elle n’aime pas la souffrance de l’enfant, elle veut s’amender, elle veut la serrer dans ses bras.

– Alice ? L’appel s’échappa de ses lèvres sans qu’elle ne l’ai prévu, et elle fit un pas en avant.

L’enfant poussa un cri d’effroi, et un couteau apparut dans sa main. C’était une longue lame, au bout recourbé, dont l’éclat aiguisé brillait funestement dans le noir.
Elle la tendit devant elle, et Eva se pétrifia. Immobile, elle regarda l’enfant aux mains tremblantes.

– Calme toi, Alice, calme toi.

L’enfant leva son couteau, puis l’abattit.
Eva cria.
La joue de la petite fille tomba à terre avec un bruit spongieux.

– C’est de ta faute, dit-elle, ses grands yeux tristes fixés sur Eva, une main sur la chair à vif de sa pommette. C’est de ta faute.

Elle releva le couteau. Eva voulut se précipiter vers elle, l’en empêcher… Elle ne pouvait pas bouger, elle était attachée avec des serpents sifflants. Une deuxième joue s’écrasa par terre.
L’Intendante sentit ses yeux s’emplir de larmes.
Et l’enfant continua. Elle trancha ses hanches pulpeuses, puis taillada le bout de ses doigts boudinés. Elle coupa ses fesses, puis cisailla ses cuisses, et enfin découpa la chair de ses mollets. Et la litanie incessante des « C’est de ta faute, c’est de ta faute » continuait. La graisse tombait à terre comme les cheveux durant un passage chez le coiffeur. Eva pleurait, se débattait.. Elle ne faisait même plus attention aux serpents qui la mordaient à répétition. Pourtant elle savait qu’ils étaient venimeux. Sa tête tournait, ses sens s’affolaient… Une seule pensée régnait dans son esprit troublé : Elle se haïssait. Elle se haïssait. Elle se haïssait !


Eva se réveilla, le souffle court. Elle tâtonna d’une main tremblante à ses côtés, se saisit de la potion violette et la but d’un train, puis s’écroula sur les oreillers.


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Dan - 6ème année - Serdaigle

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Fight because you don't know how to die quietly. Win because you don't know how to lose.
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15 Re: Vie Nocturne le Mer 20 Mar 2013 - 21:11

Elia Stalia

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5ème année
5ème année
Elia n'avait pas ouvert la bouche de la journée. Elle en était parfaitement incapable. Son cauchemar ne cessait de la tourmenter dès qu'elle laissait son esprit vagabonder et elle entendait sa voix dès qu'elle s'apprêtait à parler. Alors elle refermait sa bouche, muette de mots, avide de silence, et se recroquevillait imperceptiblement, incapable d'avouer sa honte.
Elle se sentait coupable. Salie. Désemparée.
Secouant la tête, Elia fixa le plafond. Quelques larmes coulèrent de ses yeux gris, quelques cristaux s'écoulèrent de deux pierres de lune voilées.
Rageusement, Elia essuya ses larmes. Elle devait s'efforcer d'oublier ce cauchemar. Il ne voulait rien dire ; Micah était déjà mort. En y pensant, la jeune fille sentit son coeur se fermer. Lorsqu'elle habitait encore à Gwendalavir, il y a longtemps lui semblait-il, Elia avait prit des cours de musique. Son professeur, un peu plus vieux qu'elle, se prénommait Micah.

Soupirant, Elia lutta un moment contre le sommeil. Mais il fut plus fort qu'elle...

Il faisait noir. Tout était noir. Une entité étrange avait absorbé les couleurs ; parfois, elle s'amusait à en projeter une.
Etincelle de rouge. Fumée de bleu. Banderole de jaune.
Le monde s'illuminait doucement.
Elia revenait à la vie.

Elle courrait sur de la glace. Au loin, une église blanche. Une cathédrale luminescente. Un tombeau.
Son frère s’avançait vers elle. Il portait un costume aussi noir que ses cheveux, aussi sombre que son regard torturé.

- Je suis désolé, Elia, murmurait-il. Vraiment désolé.

Elle ne comprenait pas. Elle continuait à courir sur la glace, à arracher péniblement mètre après mètre, tandis qu'il évoluait gracieusement sur la surface gelée.

- Il t'attend, dépêche-toi, ajouta une autre voix.

Tessa se tenait de l'autre côté. Elle aussi marchait tranquillement sur la glace. Sa robe rouge flottait autour d'elle et agressait les prunelles sensibles d'Elia. Ce rouge lui semblait peu naturel ; outrageant, vulgaire. Inquiétant.

- Qu'est-ce qui se passe, Tessa ? S'il te plait, dis-moi ce qui se passe ! parvint à demander Elia.

Mais la jeune fille blonde ne répondit pas. Elle se détourna et marcha lentement vers l'autel blanc.

- Plus vite, Elia ! la pressa son frère.

Elle voulut demander pourquoi, elle ne put pas. Son souffle se bloqua dans sa gorge : elle venait de baisser les yeux vers son propre corps. Elia comprenait désormais pourquoi elle avait tant de mal à avancer.
Elle portait une robe de mariée.

Enfin, luttant pour chaque pas, la jeune fille parvint sur la terre ferme. Son frère lui tendit un bras, elle s'y accrocha avec l'énergie du désespoir. Ses amis de l'école la regardaient, le visage inexpressif, vêtus de sombres vêtements. Ils ne parlaient pas, témoins muets d'un horrible spectacle.

- Il t'attend, Elia...

Elle s'avança vers l'entrée du bâtiment blanc. Elle ne fit que quelques pas : Jazz était allongé sur les marches. Et de son corps s'écoulait du sang. Le jeune homme se tordait au sol, les poings fermés, le regard lointain. Qu'avait-il ? Elia ne pouvait pas le voir ; ne voulait le voir. Elle comprenait juste qu'il souffrait et que, bientôt...

- Non ! Jazz !

Elia voulut se précipiter vers lui, Tessa l'en empêcha en lui saisissant le poignet. Son sourire se fit méchant. Ses yeux gris brillaient d'une joie malsaine tandis que Jazz, un peu plus loin, luttait silencieusement avant de s'immobiliser lentement. La Dessinatrice tenta une nouvelle approcha, il fallait qu'elle s'approche de lui, qu'elle soit là, qu'elle fasse quelque chose. Elle ne pouvait pas rester ainsi. Elia tourna son regard vers Tessa, la suppliant de la lâcher. Il fallait qu'elle soit là !
Mais Tessa secoua la tête, très doucement, un étrange sourire aux lèvres.

- C'était le jour de ton mariage, Elia...


La Dessinatrice poussa un hurlement en ouvrant les yeux. Elle fixa le plafond un long moment, la respiration sifflante.
Elle croyait ne pas pouvoir faire de rêve plus affreux que la veille. Elle avait désormais la preuve qu'elle s'était trompé.



Dernière édition par Elia Stalia le Ven 22 Mar 2013 - 19:32, édité 1 fois


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

Crédit avatar : Fae.
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16 Re: Vie Nocturne le Jeu 21 Mar 2013 - 12:15

Kamira Manliot

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2ème année
2ème année
Une journée entière d'appels cristalisés entre deux cours; voilà ce qui m'avait fallu pour me calmer. J'avais facilement dissimulé toute trace de stress et d'agitation même si le reflèxe de passer le bout des doigts sur mon coeur persistait. En me couchant le soir il me fallu plusieurs minutes à caresser Embri pour me vider la tête.

- Il ne t'aime pas, me répétais-je. Oublis ça maintenant.

Je finit par me persuader moi-même et sombrais de nouveau dans l'inconscient, mon lynx lové contre ma hanche.

Me voilà à l’extérieur, loin du château, loin d’Autre Monde ; dans un endroit qui m’est inconnus. Vue de ma hauteur je dirais que j’ai dix ans. Des enfants du même âge, cinq en tout, jouent et chantent à côté de moi. Ils font une ronde en sautillant pendant que j’observe les alentours.

Nous sommes au pied d’une haute colline au sommet de laquelle se dresse un grand manoir de grosses pierres grises. Bien que nous soyons en pleine journée le ciel est sombre et de gros nuages noirs y roulent, poussés par un vent fort. Sur mes côtés ce n’est que valons herbeux d’un vert uniforme, et presque irréel, qui se courbent sous les bourrasques. Derrière moi s’élève une forêt lugubre aux arbres si serrés que seul un enfant pourrait se glisser entre les troncs. L’atmosphère est lourde, électrique. Je sent venir l’orage pourtant je reste plantée là. Une silhouette apparaît alors sur le seuil de la demeure. Elle semble un point minuscule à cette distance mais à mesure qu’elle se rapproche je voie se dessiner une femme. De grande taille, son corps mince est moulé dans une robe de velours bleu nuit. Le col carré découvre une gorge blanche sur laquelle brille un saphir éclatant dans se paysage terne. Ses cheveux, d’un noir de jaie, sont relevés en un haut chignon à l’arrière de son crâne. Avec les traits fins de son visage elle est d’une beauté époustouflante. Quand elle arrive près de moi, elle s’accroupis pour se mettre à ma hauteur et me tend une bague d’un métal gris et froid qui m’est inconnu, sur laquelle est enchâssée une pierre d’un bleu obscur. Son visage est sérieux lorsqu’elle la dépose au creux de ma paume et referme mes doigts dessus.


- Ne la perd surtout pas, me dit-elle, et ne la met jamais au doigt.

Je hoche la tête et me retourne brièvement vers les enfants qui jouent toujours. Lorsque je veut revenir face à la jeune femme, elle a disparue. Une petite fille m’appelle alors.

- Tu viens ? On va dans la forêt.


Mes yeux se posent sur les arbres resserrés et l’obscurité totale entre eux. Un frisson de peur me parcours mais je suis quand même les enfants qui s’y engagent en riant.

Je passe la première rangée d’arbre et me retourne pour apercevoir le manoir en haut de sa colline. Deux pas de plus et un bruit sourd me fait sursauter. Derrière moi, les arbres se sont refermés comme la grille d’un cachot. Aussitôt j’entends des cris et des pleurs qui font s’emballer, encore plus, mon cœur déjà affolé. L’angoisse me prend aux tripes et le stresse me rend colérique.

- Mais fermez-là ! je cris

Ma voix fluette m’enlève toute crédibilité mais les sanglots se taisent brusquement. La voix de la petite fille s’élève alors.

- C’est de ta faute tout ça, c’est à cause de la bague. Prenez-lui ! ordonne-t-elle

Je sers le bijou contre moi avant de hurler.

- Arrêtez bande de trouillard ! Sois vous vous bougez pour trouver un moyen de sortir, soit je vous tue un à un.

Je ne sais pas pourquoi je les ai menacé mais je ressent des pulsions meurtrières malgré la peur qui m’étreins. Raisonnables, ils se décident à avancer et je les suis de nouveau.

Je ne sais pas depuis combien de temps nous marchons. La noirceur de la forêt m’oppresse de plus en plus et j’ai envie de hurler. A force d’aller au hasard entre les arbres nous tombons enfin sur quelque chose d’humain. C’est une vielle cabane aux vitres brisées. Sans réfléchir, nous nous y engouffrons. Un fil pend depuis le plafond, je tir dessus. C’est l’interrupteur d’une vielle ampoule qui diffuse une lumière jaunâtre au centre de la pièce. Le silence qui règne ici est terriblement pesant. Le peu de lueur nous permet d’apercevoir une grande forme blanche et rectangulaire au fond de la cabane.

- Un frigo ! s’exclame un garçon

Ce n’est pas normal, il ne peut pas y avoir un objet aussi neuf dans ce trou sordide. Lorsque le gamin se précipite pour ouvrir, le long cri de défense qui sort de ma bouche est l’expression même de la terreur à l’état pure. Je sais ce qui va se passer.
A l’instant même où la partie du haut s’ouvre, c’est l’enfer qui s’abat sur nous. Je n’ai jamais vu un monstre aussi horrible que celui-ci. Deux énormes yeux jaunes, un museau immense, des crocs comme des poignards d’entre lesquels s’échappe une salive mousseuse et nauséabonde. Les pattes avant peuvent être qualifiées de bras disproportionnés avec de grandes mains affublées d’épaisses griffes longues comme mes avant bras et couvert d’une crasse dont je ne veux pas connaître la composition. Le garçon qui a ouvert n’a pas le temps de crier, la gueule béante s’abat sur lui et se referme dans un craquement d’os et une giclée de sang. Les autres pleurs et gémissent de terreur tandis qu’ils assistent à la disparition de leur ami avalé en une fois. Ils sont collés aux murs, moi je suis plantée au milieu de la pièce, pétrifiée de peur, les yeux exorbités et la bouche ouverte sur un cri muet. Il y a du sang partout, le démon tourne ses yeux vers moi.

- La bague, grogne-t-il

J’ai envie de vomir. Dans son horrible voix grinçante on entend le gargouillement du sang qui lui est resté dans la gorge. Un hurlement bref m’échappe lorsqu’il sort complètement de la partie supérieure du réfrigérateur et se laisse tomber sur le sol. La fin de son corps se termine par une sorte de tourbillon de chaire, recouvert des mêmes poils gris et sales qui recouvrent la tête. Il se déplace seulement à la force de ses étranges bras. Ma nausée s’intensifie et se mêle à ma terreur ; c’est l’odeur de la mort, celle des membres en décomposition que je sens. Il se met en mouvement à une vitesse qu’on ne lui croirait pas possible. La distance qui nous sépare a beau être courte, elle me semble faire des kilomètres tant je suis horrifiée. Il me dégoûte et sa façon de se mouvoir encore plus. Un long hurlement s’échappe de ma gorge lorsqu’il fond sur moi, sa gueule aux relents de sang et de pourriture s’ouvre, j’entrevois les limbes et la plus horrible des morts…

Je hurle, encore et encore. Je me redresse comme un diable qui sort de sa boite et me jette hors du lit, bousculant Embri ettrébuchant dans les rideaux de mon baldaquin que je n’ai pas pris le temps d’ouvrir. En vitesse, je gagne la salle de bain pour y vomir tout ce que je peux.
Vidée, je me laisse tomber sur le carrelage froid des toilettes, pâle et tremblante comme jamais je ne l’ai été. Si j’avais été humaine, la sueur aurait trempée le short et le tee-shirt qui me servent de pyjama. Je ne peux plus, ne veux plus, bouger ni dormir. C’est le deuxième cauchemar en deux jours, je commence à avoir peur du noir. Au moment où j’ai cette pensée, la lumière s’éteint. Un cri aigu de panique m’échappe. Fébrile, j’incante un Luminus. J’ai soudain une pensée soudain pour Nina que j’ai dû réveiller, ou même Cowell. J’ai tellement mal à la gorge que j’ai du hurler à m’en arracher les poumons.
Pour une fois je mets toute fierté de côté et ne désir que voir un visage familier, n’importe qui, tout en sachant parfaitement qu’en plein milieu de la nuit ce n’est pas possible.

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17 Re: Vie Nocturne le Ven 22 Mar 2013 - 18:54

Les filles sont déjà parties se coucher, Lily est la seule à être restée avec les garçons. Elle leur a dit qu'elle n'était pas fatiguée, même si ses paupières tombent. Elle ne veut pas aller se coucher. Elle ne veux surtout pas dormir. Son rêve d'hier était trop horrible. Elle y a pensé toute la journée. La Salle Commune se vide peu à peu, et la rousse se sent obligée d'aller se coucher.
Lily s'allonge dans son lit. Elle essaye de ne pas s'endormir, mais c'est plus fort qu'elle.


Elle flotte. Elle se sent bien. Soudain, elle est prise d'un mauvais pressentiment. Elle ouvre les yeux et d'un coup, une odeur de sang l'assaillit. Ça la prend à la gorge. Elle essaye de nager vers la surface, mais plus elle nage, plus elle s'enfonce dans les profondeurs de l'océan. Elle touche soudain le sol. C'est une sensation bizarre. Elle a l'impression... Non, ce n'est qu'une illusion. Elle baisse les yeux. Ce n'est pas une illusion. Elle est debout sur des cadavres. Et pas n'importe quels cadavres. Premièrement, elle remarque des chevelures rousses. Peter et Ugo, les jumeaux Fowl. Puis deux autres, qu'elle n'identifie d'abord pas, puis qu'elle attribue à Kamira et Eva. Ensuite, elle remarque Jude, son frère aîné, Tessa, Shiruka, Ashelia, Nathan et Jazz. Elle sait pertinemment qu'ils sont tous là. Même Chris. Elle veut hurler. Elle veut appeler à l'aide. Mais elle n'y arrive pas. L'oxygène commence à lui manquer. Elle tombe à genoux, puis s'affale sur les corps.

Changement de décor. Elle est sur une place de village. Il y a une foule terrible. Elle a peur. Elle se fait bousculer, encore et encore. Une main attrape la sienne. Elle lève les yeux. Il est là. Encore lui. Elle n'en finira donc jamais ? Il la traîne derrière lui, lui crie de ne pas le lâcher. Ils arrivent enfin dans un endroit calme. Ils sont seuls. Soudain, elle se retrouve dos au mur, les lèvres de Victor plaquées contre les siennes. Elle se maudit intérieurement. Ils s'étaient promis... S'étonnant elle-même, elle répond avec fougue à son baiser. Puis Victor la repousse, avec une violence inhabituelle. Elle tombe et sa tête heurte le sol. Il la relève et l'envoie contre le mur, la faisant rester debout. Sa main vient la tenir au niveau du ventre. Quelque chose apparaît dans sa main libre. Quelque chose de brillant. Elle comprend tout de suite. Elle hurle. Elle essaye de mordre Victor à l'épaule mais il est trop fort. Se battre avec quelqu'un de un an et qui la dépasse d'au moins vingt bons centimètres, ce n'est pas de son ressort. Le poignard vient se presser sur sa gorge. Du sang coule dans son cou. Puis, le jeune homme retire la lame et la plonge dans le ventre de la fille en la regardant droit dans les yeux.



Lily se réveilla en hurlant, cette fois-ci. Elle attrapa sa baguette, murmura un Lumos et s'assit dans son lit. Elle souleva son tee-shirt : rien. Elle passa sa main sur sa gorge, rien non plus. Elle se leva, se rassit par terre et se recroquevilla contre le mur. Elle n'était pas prête à se rendormir.


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archie redding, serpentard, six 
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i'd have been yours, if you had been mine
but my hopes had faded by the time
can you hear me tonight? 
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18 Re: Vie Nocturne le Ven 22 Mar 2013 - 22:21

Nathan Malis

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2ème année
2ème année
Malgré mon étrange rêve de la nuit dernière, je n'étais pas du tout angoissé à l'idée de me recoucher ce soir. Je n'étais pas du genre peureux et je ne croyais pas non plus aux rêves. Ce n'était que mon imagination débordante qui s'emballait parce que je passais trop de temps sous la douche à me brûler la peau. En parlant de peau, mes plaques rouges s'étaient estompées. Ce n'était qu'un effet de mon imagination, j'avais sans doute dû me frotter le torse en rêvant pour tenter d'éloigner ces horribles fils qui m'entravaient. Un peu comme lorsqu'on rue dans son sommeil en rêvant d'une course.
J'eus un soupir. L'ambiance qui régnait dans la Salle Commune était propice aux bons délires mais j'étais crevé : seul effet que m'avait fait ce cauchemar brûlant. Je saluais donc mes camarades et partis me coucher.

Je nage dans une piscine scintillante. Un canard, un grand animal debout sur ses pattes arrières, le poil blanc et lisse, me regarde d'un air qui semble clairement désapprobateur. Lui aurais-je piqué sa piscine privée ?
Je secoue la tête, sceptique. On ne pique pas la piscine d'un canard, les canards n'ont pas de piscine. C'est idiot. Je décide donc de continuer à barboter dans l'eau. Qui prend une étrange couleur. Mince, le canard aurait-il fait ses déjections ? Je me retourne vers lui. L'animal à figure humanoïde se tient toujours debout au bord du bassin. Un grand sourire découvre des dents carrées. Je ne savais pas que les canards pouvaient sourire. Je crois que j'ignore beaucoup de choses sur les canards, en fait.

- Pourquoi l'eau a-t-elle cette couleur ?

Son bec jaune s'ouvre et se ferme, l'animal caquète mais je ne comprend pas. Enfin quelque chose de normal : je ne comprend pas le langage des coin-coin. C'est amusant quand même, cette histoire de canard humain. J'ai l'impression de voir Picsou en grandeur nature. Accompagné de ses petits neveux, les canards détectives, puisque mon canard vient d'être rejoint par des compagnons.

- Pourquoi l'eau a-t-elle cette couleur ?

C'est stupide de reposer la question. Mais je le fais quand même. Deux becs marmonnent dans leurs poils. Ces canards sont vraiment très bizarres.
Je baisse les yeux vers l'eau qui se teinte de doré. De l'or liquide...
Je relève mon regard - désormais plus bleu que l'eau - vers les animaux qui attendent calmement au bord de la piscine. Ils me sourient avec leurs dents carrées, bien trop grandes pour leur bec plat et jaune. Et puis l'un des canards saute à l'eau et tombe sur moi. Son poids m’entraîne au fond du bassin... Qui n'a pas de fond. Je continue de couler, encore et encore, tandis que le langage du canard me devient soudain compréhensible et que je l'entend se plaindre de moi. Une histoire de billets volés...
Le maudit animal pèse sur moi, il m'empêche de remonter. Je tente de respirer mais l'or liquide se bloque dans ma gorge. Il remplit mes yeux, mon nez, ma gorge, il s'infiltre partout. Il pénètre mon corps qui s'alourdit, s'alourdit...

Je suis désormais une statue d'or. Les canards m'ont sorti de l'eau dorée et danse autour de moi. Puis l'un d'eux lève une pelle et l'abat sur mon bras droit qui se fend. Ils veulent me décomposer pour être remboursés !

J'aimerais pousser un hurlement. Mais rien ne sort de ma gorge bloquée. Je suis condamné à assister à la décomposition de mon corps, immobilisé, inutile, impuissant.


J'émergeais brusquement du sommeil. Nerveusement, je serrais mes bras contre moi afin de m'assurer que j'étais bien entier, bien vivant, et que pas la moindre particule d'or ne subsistait sur mon corps. Rien. Rien d'autre que l'éclat naturel de ma peau.
Je poussais un immense soupir de soulagement. Puis, pris d'un soudain doute, je vérifiais autour de moi et sous le lit si aucun canard ni aucun trésor ne se cachait. Personne. J'étais seul dans mes draps. Ce n'était qu'un mauvais rêve sans aucune conséquence.
C'était bien la dernière fois que je lisais une BD avant de m'endormir, pensais-je en me rallongeant.


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« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »

Spoiler:
Comment ça j'ai l'air d'un gros lover ? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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19 Re: Vie Nocturne le Ven 22 Mar 2013 - 22:42

Cowell Bratley

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2ème année
2ème année
Mon rêve de la nuit dernière m'avait pas mal bousculé mais je n'étais pas plus inquiet que ça. Après tout ce n’était qu'un cauchemars, un cauchemars terrifiant mais un simple cauchemars. Alors pourquoi s'en faire ? Il y avait bien ces bruits de couloirs qui disaient que tout le monde avait fait de mauvais rêves. Mais personnes n'en avait véritablement parlé directement. Et puis les coïncidences son habituelles, non ?
Je me couchai donc pas totalement rassuré mais certains de ne pas revivre l'horrible aventure d'hier soir. Mes yeux se fermèrent succombant au sommeil.

Je suis assis sur une chaise en bois bordée de dorures placée au bout d'une grande table recouverte d'un nappe blanche immaculée. Des mets aussi succulents les uns que les autres parsèment la table, les assiettes sont en porcelaine et les couverts en argent. Malgré tout ce luxe je ne me sens pas à l'aise, c'est à ce moment que je remarque tous les visages braqués sur moi. Ma famille, sorciers et moldus réunis sont placés de chaque côtés de la table. Ils me regardent tous de haut avec un air narquois. Je ne peux pas dévier mon regard d'eux. Je me sens mal à l'aise, j'ai envie de pleurer.

Ils se mettent à chuchoter entre eux en me pointant du doigt. Certains rient. J’essaie de comprendre ce qu'ils disent mais je ne comprends pas un mot. Je n'entends qu'un fouillis incompréhensible. J'ai envie de partir en courant mais je suis fixé sur ma chaise incapable d'esquisser le moindre mouvement. Alors je fixe un point pour essayer d'ignorer comme je peux leurs remarques. C'est alors que je reconnais mes parents tout au bout de la table. Ils rient de tout leur soûl, s’esclaffant à s'en rouler par terre. Je me sens encore plus mal. Comment j'en suis arrivé là ?

C'est alors que je sens une drôle de sensation sur ma joue. C'est de la purée de carotte. Toute ma famille commence à me lancer toute la nourriture de la table. Je me reçois toute sorte de denrées sous les même rires de mes êtres chers. Mais ça ne dure pas longtemps. Mes parents se lèvent et tout le monde redevient calme. Ils marchent lentement, chacun d'un côté de la table, avançant dans ma direction. J'essaie une fois de plus de me lever mais c'est peine perdue. Ils sont déjà devant moi. Mon père découvrent un couteau qu'il tient maintenant en position d'attaque. La peur me prend au ventre, je donnerais tout pour être ailleurs, absolument tout. Il abbat le couteau droit sur mon abdomen. Bizaremnt je ne ressens presque aucune douleur. Il entaille mon buste de haut en bas puis sort littéralement mes tripes de mon ventre. Je reste là, toujours assis sur la chaise, stoïque d'épouvante. Il donne les tripes à ma mère. Ils ont les mains couvertes de mon sang, saisissant les boyaux à pleine main. Ma mère se penche vers moi me chuchote à l'oreille d'un voix claire et tranchante :

-Tu ne sentiras que la douleur que tu as pu nous infliger au cours de toutes ces années. A ton tours maintenant.

De quoi parle-t-elle ?
C'est alors qu'elle se place derrière moi et place lentement mes organes arrachés autour de mon cou puis commence à tirer. Je ressens une terrible douleur, d'abord le coup de couteau puis l'entaille. Je n'ai plus de souffle mais je n'essais même pas de me débattre, je n'en ai plus la force. Mon regard se porte sur mon corps meurtris. Mon abonnement est entièrement ouvert, le sang abonde de toutes parts. Je vois une main plonger dans cette rivière écarlate pour ressortir mon cœur. Je sens des dents le mordre malgré qu'il ne se trouve plus dans mon corps. Je sens d'autres mains arrachant ma chère. Je sens ma vision vaciller...

Le cri me réveilla immédiatement. J'étais en sueur, je respirais difficilement. Je portai ma main sur mon torse mais je n'avais rien. Je sautai de mon lit ne pouvant désormais plus rester immobile mais mes jambes fléchir. Je m'étalai sur le sol pris par de puissants sanglots.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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20 Re: Vie Nocturne le Sam 23 Mar 2013 - 10:48

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J'étais toute seule désormais dans le dortoir, je n'avais pas envie d'aller me coucher ce que j'avais vécu la nuit dernière me bloquait. Si ça recommençait, si je refaisais un cauchemar ? Rien que l'idée de revoir cette femme me terrorise mais je décide quand même d'aller me coucher, j'étais fatiguée de ma journée. Je monta donc dans mon dortoir vérifiant qu'il n'y avait rien de suspect dans la chambre. La seule chose que je vis était Kamira en train de dormir je fis donc pareil, je remonta la couverture jusqu'à mon cou et ferma les yeux.


Il y avait du monde, on était en pleine heure de pointe tout le monde se bousculait pour passer, criant sur ceux qui les poussaient un peu trop. Je vis une petite fille toute seule, ce qui ne me choqua pas plus que ça mais c'est quand nous étions arrivé à un croisement que j'eus un déclic. L'allée était sombre et la petite fille se mit à suivre un petit cochon qui avait l'air perdu alors je n'y prêta pas attention, mais un cochon ne se promène pas en pleine ville, ce qui me fis me retourner d'un bond. Bousculant tout le monde, j'essayais de revenir en arrière et de rejoindre la petite mais il était trop tard elle était tombée dans un guet-apens. Je la vit partir loin derrière les débris et les encombrements. Je voulus la suivre mais une gargouille se dressa droit devant moi.

-Une gargouille qui apparaît en pleine ville ? C'est quoi ce délire ?

Je me mis donc simplement à la contourner mais ses yeux devinrent rouge et elle prit vie, me donnant un coup d'épée dans les cotes. Je m'écrasa contre la poubelle, j'eus a peine le temps de me relever qu'elle était là devant moi, me menaçant du regard. Je voulus crier à l'aide mais toute les personnes disparaissaient d'un coup de vent comme le vent balaye le sable, une illusion ! C'était moi qui m'était faite avoir, j'était tombée dans le panneau comme une débutante. La seule façon de briser l'illusion était de détruire la gargouille alors je me mis à lancer tout les sorts que je connaissais et elle disparut dans un tourbillon de sable. Je revins au même endroit que tout à l'heure mais cette fois dans l'allée alors je rejoignis tout de même la petite fille décidant de savoir qui m'avait jeté ce sort.

Je passais derrière le grand matelas et vis la petite fille prendre le cochon.

-Non ! Lâche le !

Mais il sauta de ses bras et se métamorphosa en femme, elle regarda la petite fille terrorisée et la pris par le cou, la transperçant d'un coup avec l'autre bras. Elle jeta le cadavre sans vie de la fillette et prit son cœur.

-Il a l'air délicieux mais j'en veux encore un autre ! Le tient !

Mon cœur se remit à battre la chamade mais je ne me laisserais pas vaincre par ce monstre, je lui fonçais dessus, voulant lui donner un coup de poing pour venger la pauvre fillette mais elle était plus rapide et visa mon foie, ce qui me paralysa et me stoppa. Je ne pouvait plus rien faire.

-Tu vas faire un tour au pays des merveilles ma chérie !

Elle prit mon cou et me poussa sur la plaque d'égout et je me fit aspirer. Je ne savais pas ou j'étais, on aurait dit des souterrains mais comment sortir ? Je me retournais, surprise par des bruit de pas et je la vit elle était la. Comment avait-t-elle fait pour venir, je ne le savais pas ce qui m'inquiétais encore plus c'est qu'elle semblait connaître ces lieux alors que moi non. Tout à coup une voix retentit dans les souterrains.

-Qu'on lui coupe la tête !

Ce que j'entendis me glaça le sang, on se croirait... Mais elle m'avait elle même dit bienvenue au pays des merveilles je voulut courir en détalant mais la tête d'un femme roula jusqu'à mes pieds, elle était arrachée et une reine teinte en rouge apparut devant moi.

-Qu'est-ce que tu fais là toi ? Qu'on lui coupe la tête à elle aussi !

Des haches apparurent de partout ! Elle foncèrent directement sur moi et je ne pouvais plus bouger le seul réflexe fut de mettre mes bras devant moi. Quand je les rouvrit, j'étais dans un noir intense on aurait cru le néant on ne voyait rien tout à coup des têtes venues de nulle part foncèrent sur moi me traversant comme des fantômes et là c'était des cartes qui courraient autour de moi. J'avais l'impression de devenir folle, comment tout sa était-il possible ? Je n'eus pas le temps de réfléchir à autre chose qu'un pupitre apparut devant moi et des corps flottèrent devant moi décidant de mon sort c'est à ce moment que des cartes en forme de cœur foncèrent sur moi me transperçant les bras.


Quand je me réveilla j'étais à l'endroit de départ mais toujours dans les souterrains, j'en avais marre de ces changements de décors mais quelque chose interrompit ma réflexion. C'était un lapin blanc au yeux rouge il courait partout dans les souterrains terminant sa course devant moi. Je pensais qu'il voudrait du bien mais ici rien n'était bon tout était maléfique et mes craintes se confirmèrent sa gueule s'ouvrit en trois et il se transforma en chien mutant géant; il me pourchassa mais il n'y avait qu'un mur devant moi j'était fichue il me sauta dessus mais disparu de justesse il ne me laissa qu'un griffure dans le cou.

Je ne voulait désormais qu'une chose mourir, je n'en pouvais plus de toute ces créatures sortit d'Alice au pays des merveilles mais malheureusement ce n'était pas finis il manquait le plus important le chapelier et il apparut comme je le sentais.

-Voulez-vous du Thé mon cher ami ? Dit t-il a un lapin
-Bien sur !

Le spectacle qui se passait devant moi me choqua, il trouvait le moyen de prendre le thé alors que ma vie était en danger. Le chapelier se leva et jeta du thé sur le lapin et il hurla, il était brûlé par ce thé mais ce n'était pas du thé car sa peau fondait au fur et à mesure. Je compris que ce n'était pas du thé mais de l'acide ! Il se retourna et me regarda c'était mon tour sa se lisait sur ses yeux.

-Toi ici ? Alors c'est l'heure...

L'heure de quoi ? Je ne comprenais rien mais son attitude m'inquiétais, ses yeux devinrent rouges et il se jeta à ma poursuite. Je courais comme je pouvais mais ces souterrains étaient en fait un labyrinthe je ne réussirais jamais à survivre. Il fallait que je trouve un moyen mais lequel ? Je n'eus pas le temps de le savoir, il se jeta mais dans un dernier élan de survie je le repoussa et il tomba dans le néant là ou il prendra du thé pour l'éternité.

Je décida de revenir sur mes pas pour vaincre ce démon qui jouait avec moi et comme je l'avais prévu elle m'attendait. Elle était dressée devant moi.

-Tu ne me reconnais pas ? Tu ne veux toujours pas venir avec moi à ce que je vois... Dommage je vais devoir te tuer alors mon petit démon

Je ne suis pas un démon enfin je ne le pense pas mais elle me fit douter comment aurais-je pu survivre alors ?
Le temps que je réfléchisse elle apparut avec une hache et me la jeta dans la poitrine je voulus l'esquiver mais elle se planta en plein milieu me faisant hurler. Elle reprit la hache et me la planta dans le dos me faisant tomber au sol.

-Tu vas mourir maintenant !

Elle fit apparaître une boule de feu et me l'enfonça dans les entrailles m'arrachant mes points vitaux un à un. Je sentis tout mon être brûler du feu sortait de mes yeux et de ma bouche me laissant me voir mourir j'hurlais de tout mon être pour supplier qu'on m'achève mais personne ne réalisa mon souhait. Des chenilles vinrent piquer ma peau de leur dards, laissant échapper un liquide noirâtre qui se dispersait dans mes veines, je ressemblais à un démon qu'on initie à la magie noir. Je sentis quelque chose voulant sortir de mon corps. Des milliers de bêtes étranges sortirent de tout mon corps laissant des trous dans ma chair, du sang noir se déversa de mon corps. Je sentis le dernier souffle de vie quitter mon corps et elle s'approcha de moi et m'arracha mon cœur encore battant.


J'hurla de tout mon être me réveillant en sursaut. Je me laissais tomber sur mon lit, terrorisée par ce rêve plus que atroce, tourna la tête pour voir si Kamira dormait mais elle n'était plus dans son lit. Je vis juste que la salle de bain était allumée mais j'étais incapable de bouger alors je décida de rester dans mon lit mais je ne rendormirais pas de sitôt.



Dernière édition par Nina Browne le Sam 23 Mar 2013 - 14:51, édité 1 fois

21 Re: Vie Nocturne le Sam 23 Mar 2013 - 14:27

La journée avait été éprouvante à cause de la fatigue due à la nuit passée. Et même si je savais très bien que ce n'avait été qu'un cauchemar, j'évitais à tout prix les zones d'ombres où que ce soit. A mon grand malheur, le sommeil me prit rapidement et je ne restais pas longtemps dans la salle commune. Une fois dans mon lit, je ne voulais absolument pas fermer les yeux, mais ceux-ci se fermer seuls et je sombrais dans le sommeil.

Je ne vois rien, je ne sens rien et j'ai beau vouloir bougé, je ne le peux n'ayant aucune orientation. Je me raisonne car je ne veux pas ressentir de peur, et j'ai raison puisque quelques secondes plus tard une aveuglante lumière apparaît au milieu du décor. Mais, je me trouve dans un désert avec pour seul repère cette lumière que je ne peux même pas identifier complètement comme le soleil. Une conclusion tombe vite, je suis perdue.

J'avance tout d'abord en marchant, puis je cours, l'espoir de croiser autre chose que le sable qui s'étend à perte de vue et cette lumière qui réchauffe à chaque moment l'atmosphère m'obligeant à continuer. Alors je marche, cours sans m'arrêter, je ne sais pas où je vais mais je suis maintenant certaine d'une chose. Ce n'est pas le soleil qui se trouve au dessus de ma tête, non car sinon il ne se trouverait plus juste au dessus de moi depuis le temps que j'avance. J'en viens à me demander si ce sur quoi je progresse est vraiment du sable.

Je ne sais combien de temps j'ai passé à courir et rien ne peut me l'indiquer, la lumière éclairant toujours autant l'étendue sableuse. Je tombe à genoux, je n'en peux plus, la chaleur est insoutenable et je ressens de l'épuisement même si je ne semblais pas faire d'efforts pour avancer. Un bruit étrange est une sorte de nuit tombe sur le paysage. J'esquisse un léger sourire en faisant la comparaison de ce qui venait de se passer à quelqu'un éteignant une lampe.

Mon sourire ne dure pas, car en prenant dans ma main du sable que je laisse tomber petit à petit comme pour un sablier, je remarque une couleur étrange. Le sable n'a plus sa couleur originelle, il est désormais rouge. Je me relève avec l'impression qu'une voix lointaine me parle, m'ordonnant de courir encore. Je repartis, où je n'en savais toujours rien. Le sud, le nord, l'est, l'ouest ont tous disparus. Et je n'ai toujours que devant moi ce sable à la couleur du sang. Autre chose a changer, j'éprouve de plus en plus de mal à progresser, une forte impression de m'enfoncer un peu plus à chaque pas commençant à me faire paniquer.

Mais le pire n'est pas là, au contraire. Non, j'entends derrière moi un bruissement désagréable, comme si on lavait un verre avec du sable. Et le bruit s'intensifie. Je n'en peux plus, et je sais que je m'enfonce encore. Je n'ose pas me retourner et penser à ce qui se trouve dans mon dos. J'ai bien trop peur pour ça. Je bloque ma respiration en comprenant au bout de quelques pas que je ne peux plus avancer, et le bruit est maintenant proche. Je ne peux que me retourner pour voir une immense gueule aux crocs acérés approcher pour me déchiqueter.


Je tournais directement mon visage vers mon oreiller pour retenir un cri. Je tremblais, ne pouvant pas me contrôler, lorsque je sortis du dortoir. Il me fallait un endroit calme pour me détendre, alors je me rendis dans le parc malgré la fraîcheur.


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22 Re: Vie Nocturne le Dim 24 Mar 2013 - 11:18

Jazz Riley

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2ème année
2ème année
La journée venait de devenir extrêmement bizarre. Elle avait cependant bien commencé, malgré son air étrange de déjà-vu, mais tout bascula lorsque Nathan, l’air extrêmement préoccupé, m’avait accosté dans le Réfectoire. Il m’avait donné rendez-vous dans le parc (ce qui était inhabituel). Pire encore, il m’avait promis une sucette si je venais. Nathan ne promet jamais de sucettes, il les garde pour lui tout seul. Puis quand je m’étais rendu au lieu de rendez-vous, il n’était pas là. C’était étrange, mais je savais pertinamment qu’il ne serait pas là, mais je ne savais pas pourquoi j’avais tenu à aller dans le parc quand même. Question de loyauté, peut-être ? Et là, pendant que je débattais avec moi-même, la nuit était tombée.
D’un coup.
Il n’y aurait eu aucun problème s’il y avait de la lumière, mais… Je n’y voyais rien. Malgré mes sens surdéveloppés, et donc mon acuité particulière. Le noir était total, malgré mes yeux grands ouverts. Je les frottais vivement, tentais de réanimer mes pupilles… En vain.

J’étais aveugle.

Ce qui était totalement impossible. Je serais devenu aveugle, comme ça ? Si c’était encore une mauvaise blague de Nathan, il allait m’entendre… Je pris une profonde respiration, sachant que l’odeur de la nuit avait un drôle d’effet apaisant sur moi. L’acte me paru artificiel et inutile, comme une habitude trop vieille qui n’a plus d’effet, mais je le fis… Quand même.

Sans étonnement, je ne sentis rien. Rien du tout. Comme lorsque en reniflant un parfum trop fort, l’alcool te remplit le nez et tu ne sens plus que ça. Sauf que là, je ne sentais même plus l’odeur de l’alcool, je ne sentais rien.
Plusieurs choses me frappèrent ensuite. Premièrement, tout était devenu silencieux, d’un coup. Deuxièmement, j’avais perdu toutes sensations dans mes doigts.

Rectification. J’avais perdu toutes sensations dans mon corps entier.
Mon cerveau vira au blanc, cherchant désespérément à quoi comparer cette sensation. C’était étrange, j’avais tellement l’impression de l’avoir déjà ressentie…
Puis l’horreur me frappa. Que se passait-il ? Je me sentais enfermé, étouffé, prisonnier de mon corps qui ne répondait plus à mes demandes.
Etais-je toujours dans le parc ? Tombais-je, joue contre l’herbe humide, tandis que la lune s’élevait dans le ciel ? Les grillons se mirent-ils à chanter ? Est-ce que mes poumons continuaient à enfler, mon cœur à battre, mon sang à circuler ?

Peut-être étais-je mort, qui sais ?

Puis aussi soudainement que cela avait commencé, la lune réapparut, et tous mes sens avec. Je pris conscience avec soulagement que j’étais recroquevillé par terre, mais vivant ! Je voulus m’étirer, mais mes muscles ne me répondirent pas de manière habituelle : J’étais sous ma forme de loup.

de nouveau détendu, je poussais un hurlement joueur, et démarrais au quart de tour pour une petite course nocturne.
Seulement les choses ne tournèrent pas comme je l’espérai.
Mes sens fonctionnaient de nouveau à plein régime, et j’en profitais allègrement : Je goûtais l’air épicé de la nuit, un senteur de pin, de terre humide, de vie animale et de sang.
De sang ?
Mes pattes boueuses dérapèrent sur un rocher couvert de mousse alors que je faisais brusquement demi-tour, en direction de cette odeur inhabituelle. Il arrivait bien sûr qu’un animal en tue un autre. Mais je préférais vérifier, par acquis de conscience ou curiosité glauque.
Lorsque je découvris l’origine de cette odeur de sang, je me pétrifiais. Un corps, un petit corps, minuscule au milieu de cette forêt d’arbres immenses. Un corps qui malgré la flaque de sang qui l’entoure, respire encore faiblement. je fis un pas en avant.
Puis soudain, le loup prit le dessus. Je le sentis distinctement, comme si le fil ténu me liant à mon humanité se rompait soudain après un coup de ciseaux… Je tentais de le combattre, de résister, mais il était vraiment trop fort, et je me perdis peu à peu dans les sensations du loup.


Sang, chair, proie.
NON !
Faim.
Faim. Faim. Faim.
NON !
Crocs. Peau fragile. Déchirer. Déchiqueter. Tuer.
Manger.
Manger.
Manger…
NON ! NON ! NON !


Je repris le dessus. J’étais humain de nouveau. Mais il était trop tard. J’étais déjà couvert de sang, et il me restait même le goût âcre de la chair humaine dans ma bouche.
Je tremblais tout entier, et ce n’était pas à cause du froid. Je tremblais parce que je connaissais cette main, pour l’avoir serrée tant de fois. Je continuais à la serrer convulsivement contre moi, comme pour oublier le moignon sanglant qu’il y avait au bout, comme pour oublier que c’était mes crocs qui l’avait arraché de son corps.

Mais je ne regardais pas. Je ne pouvais pas regarder. Les mèches argentées poisseuses de sang étaient la seule chose qu’il y avait dans mon champ de vision, et rien que leur vue m’était insupportable.
Je croyais avoir fait du loup mon ami. Que comme le petit prince, j’avais apprivoisé la bête sauvage. Mais qui peut vraiment dompter un loup ?
Et le loup s’était vengé. Il l’avait tuée, je l’avais tuée.
Je l’avais tuée…


Je me réveillais en sursaut, comme électrocuté. Une sorte de frénésie me prit alors. Je me levais, m’habillais à moitié, puis courut hors du dortoir, sans prendre conscience que des yeux bien éveillés me suivaient, sourcil levé. Même arrivé devant la Salle Commune des Tisseurs, impossible de me calmer. Je tremblais de tous mes membres, et toquais comme un fou à la porte.
Elle s’ouvrit presque immédiatement sur Elia. Le reste fut vague, mais je sais que je finis à genoux, le visage enfoui dans son épaule, la serrant plus fort que je ne l’avais jamais fait. Peut-être ai-je pleuré. Probablement, mais je ne m’en souviens pas. Je savais juste qu’elle était là, vivante, et que pour l’instant, c’était la seule chose qui importait.


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23 Re: Vie Nocturne le Lun 25 Mar 2013 - 5:55

La journée s’était bien passée, comme quasiment toute les autres à vrai dire. A la seule différence que les gens semblaient ne pas avoir le moral. Pourquoi ? Je n’en savais trop rien, comme à mon habitude il me tardait juste de finir les cours. La soirée fut plus courte que prévue chez les chasseurs. Nous étions tous fatigués, nous sommes donc partis dormir. Une fois sous la couette, je me suis souvenu du cauchemar que j’avais fais hier soir. Certes, c’était un cauchemar, mais il fut éprouvant. Quand j’ai vu cette pomme, je n’ai pas pu y…


Je me réveille soudainement, par terre en plein milieu de nulle part. Mince, que c’est t’il passé, je ne me souviens pas de m’être endormi ? Je me lève et me rend compte que je ne suis pas vraiment en plein milieu de nulle par, je suis en dehors de Bertie Crochue. Alors que je me demandais pourquoi j’étais en train de dormir par terre, je vois une énorme explosion à l’intérieur de château puis j’entends son vacarme assourdissant. Je me précipite directement à l’intérieur et c’est une fois que je suis à la grande place de l’entrée que je comprends ce qu’il se passe : Le château s’est fait infiltré par des monstres. Il y en a partout, des petits, des gros, tous différents mais tous noir, noir comme la terreur elle même.


Je vois ensuite mes amis sortir de Bertie Crochue en criant. Jazz sous sa forme de loup garou est immaculé de sang, Elia sur son dos semble inerte, puis je me rends compte qu’il lui manque un bras. Tessa sort juste ensuite mais adossée à Kamira, il lui manque une jambe. Je reste ébahi devant la scène. Puis les uns après les autres, sortent de notre école, tous mal en point. Mais qu’est ce qu’il s’est passé ?! Je cours voir Cowell pour lui demander.

- Cowell, qu’est ce qu’il se passe, pourquoi vous êtes tous dans cet état ?!
Dès qu’il me voit, il crie :
- Il est là ! Attrapez ce traitre !
- Hein ? Mais de quoi tu parle ?
- C’est ta faute si tous ces monstres sont là, c’est toi qui les as fait entrer !
- Shiruka, je vais te tuer ! Me crie Nathan en courant vers moi.

Il est armé, je n’ai d’autres choix que de le frapper en plein visage, il n’esquive même pas. Puis viens le tour de Jazz qui me saute dessus en faisant bien attention à me montre ses crocs. Il me donne un coup de griffe en plein visage en criant : « Pour Elia ! ». Sa griffure me fait mal, tellement mal. Je n’ai d’autre choix que d’utiliser mes pouvoirs pour me dégager de là. J’annule la gravité et lui donne un coup de pied. Il valse loin et une fois qu’il n’est plus affecté par le changement de gravité, il s’écrase sur Eva qui venait de sortir. Des larmes commencent à ruisseler le long de mes joues, je suis dégoulinant de sang. Je viens de tuer Eva, de frapper Nathan et Jazz et ils m’accusent tous d’être celui qui a amener les monstres ici. L’un d’eux saute sur Cowell, lui mange la moitié de son corps avant de se désintégrer. Je tente de crier son nom mais aucun son ne sort de ma bouche. Je n’en peux plus de rester dans cette école, je m’enfuis dehors, laissant les autres seuls, condamnés à mourir. Depuis quand suis-je comme ça ?


Le ciel est sombre dehors, et au loin il y a un pommier. Mon corps est comme attiré par cet arbre, il est magnifique. Ce n’est pas le moment de manger, mais je ne peux y résister. Je prends une pomme, l’admire pendant quelques secondes avant de la croquer. Elle est fade et elle a un goût de sang en même temps à cause de la griffure. Elle me donne soif, extrêmement soif. J’ai une impression de déjà vu, puis je me souviens, mais il est trop tard. Mon corps s’écrase à nouveau contre le sol. Un homme apparaît, se rapproche de moi et me donne un coup de pied en plein visage.


Je me réveille en sursaut, encore une fois. Puis je lâche un long soupir, ce n’était qu’un rêve. Je sors de mon lit, et je vais dans la salle de bain pour me laver le visage. Je pense que je ne pourrais plus dormir ce soir.


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24 Re: Vie Nocturne le Lun 25 Mar 2013 - 19:30

La journée avait été longue pour Ashelia. Elle avait paru plus distante que d'habitude. La griffure sur sa joue n'avait jamais existé aux yeux des autres à cause de la tonne de fond de teint qu'elle s'était étalée sur le visage et sa morsure à l'avant-bras était dissimulée par un t-shirt manches longues.

Le soir, après les cours, les Chasseurs s'étaient, une fois de plus réunis dans la Salle Commune. Moins longtemps cette fois ci. Ou peut être pas, finalement. Mais cela parut tellement court pour la Vampire. Elle se retrouva si vite seule, allongée sur le canapé de la pièce éclairée par de petites loupiotes et remplie de photos. Ashelia était tellement seule et ne le voulait tellement pas... Le cauchemar de la nuit dernière refaisait surface. Il fallait qu'elle s'occupe. La brune se leva d'un bond du canapé et alluma un feu dans la cheminée.

Une bonne demi-heure après, elle s'allongea dans le même sofa et regarda attentivement les flammes qui dansaient. Elles étaient envoûtantes. Elle l'étaient tellement qu'elles bercèrent la Chasseuse. Ses paupières étaient lourdes. De combien de temps datait la potion de sommeil, au juste ? Etait-elle périmée ? Surement, car Ashelia s'endormit une seconde fois.

Elle est allongée dans l'herbe fraîche. Une douce brise vient lui caresser le visage. Elle ouvre les yeux. Le ciel est rempli d'étoiles plus brillantes les unes que les autres. Elle se lève en s'appuyant sur ses avant-bras et découvre qu'elle est dans un jardin. Le jardin qui appartient au propriétaire de la maison qui se trouve juste en face d'Ashelia. Elle est intriguée par cette immense bâtisse en ciment de couleur blanc cassé. La maison doit faire trois étages et a un toit triangulaire. Elle n'a rien de joli, mais elle lui rappelle quelque chose... Quoi ? Elle n'en sait rien.

Elle se lève doucement et se dirige vers la demeure d'un pas sur. La porte est entre-ouverte et quand Ashe la tire vers elle, celle ci s'ouvre dans un grincement sinistre. La jeune fille fait une moue incrédule et met un pied dans la maison. Il n'y a pas de lumière, hormis la clarté que la lune et les étoiles projettent dans la maison.

Ashelia avance droit devant elle, sans un bruit. Elle sent un e odeur particulièrement douce de brulé. Cette odeur a pour effet de rapugner la Vampire, habituellement, mais là, elle la trouve vraiment agréable. L'odeur provient du premier étage. La Vampire monte les escaliers à une vitesse fulgurante et se retrouve dans le couloir le plus qu'elle n'est jamais vue. Il y a des portes tout le long des deux côtés du couloir.

Une explosion de verre retentit dans une des pièces. Ashelia commence a avoir peur. Elle n'est pas seule. Bizarrement, elle n'avait pas pensé une seule seconde qu'elle était entrée chez quelqu'un par effraction. Qu'est ce qu'elle allait faire quand le propriétaire de la demeure la verra ?

Un autre bruit de verre brisé se fit entendre venant, cette fois ci, du fond du couloir. La Vampire ne sait pas vraiment quoi faire. Serait il plus sage de sortir d'ici et de rentrer par n'importe quel moyen au château ? Bien entendu. Mais quand elle se retourna pour prendre l'escalier, il avait disparu. Plus rien. Une nouvelle fois piégée. Il faut qu'elle sorte. Une idée lui vint à l'esprit. Elle passera par n'importe quelle fenêtre qui mène vers l'extérieur. Elle espère quand même que le détenteur du lieu ne soit pas bête au point d'acheter une maison avec des fenêtres dans toutes les salles.

La jeune fille pousse la première porte assez proche d'elle et ce qu'elle voit lui glace le sang : une dizaine de personnes assises en rond à même le sol. Ils ont le regard totalement vide et respire avec difficulté, comme s'ils allaient mourir d'un moment à l'autre. Ils n'ont pas l'air d'avoir remarqué la présence de la brune et c'est tant mieux. Elle regarde s'il y a une vitre, mais que nenni. La Vampire referme la porte et se laisse glisser sur le sol et se recroqueville sur elle-même. Il faut qu'elle s'en aille.

Ashelia lève la tête une ou deux minutes plus tard et décide de continuer le chemin ; il n'y a plus que ça à faire. Et si dans aucune des pièces il n'y a d'issues où passer ? Et puis, elle ne veut pas courir le risque de recroiser d'autres légumes. Alors, elle avance dans le noir. Soudainement, une lumière s'allume. Elle n'en tient pas compte ; elle pense même qu'elle était mieux dans le noir.

Elle est presque au bout du couloir qui tourne à droite. plus elle se rapproche, plus les cristaux sur le sol sont visibles. Ce sont des morceaux de verres. Elle se baisse pour les regarder. Grâce à la lumière, elle les voit luire de milles feux. C'est à ce moment là qu'elle sent un liquide couler le long de sa nuque. Elle se retourne et voit une femme qui flotte à dix centimètres du sol grâce à de grandes ailes de corbeaux qui lui servent de bras, le tout raccroché à un corps squelettique. Elle a de longs cheveux noirs et crasseux qui lui tombe sur les yeux (en a-t-elle ?), mais son immense bouche remplie de dents aiguisées comme des rasoirs est bien visible. C'est d'ailleurs sa bave qui a du couler dans le cou de la Chasseuse.

La jeune fille lâche un cri et court. La harpie vol jusqu'à elle, moins vite, mais assez pour garder la même distance entre elles. Ashelia arrive au virage et tourne à droite. De nouveau un couloir, moins long cette fois ci, mais tout de même. Tout au fond, il y a une porte qu'elle ouvre, s'engouffre dedans et la referme. Elle est dans une cuisine. La Chasseuse regarde partout autour d'elle. Au centre de la pièce se trouve une table ronde en bous sur laquelle est disposée une miche de pain. Rien de bizarre étant donné le lieu où elle se trouve. C'est là que la faim se fait sentir. La jeune fille oublie qu'elle est suivie par un monstre et qu'il faut qu'elle sorte d'ici, tout ce qui lui importe est de se nourrir, quel met soit-il.

Elle s'empare d'un bout de pain qu'elle approche vers sa bouche et qu'elle fait entrer d'un seul coup. Elle le mâche, ou du moins, elle essaye. Ashelia se rend compte, un peu tard, que c'est de la cire avec un arrière gout d'amande amère. Du cyanure. Elle essaye de recracher le faux pain, mais cela est coincé au fond de sa gorge qui commence à la brûler. Sa tête lui tourne et elle a du mal à respirer.

L'odeur de brûlé se refait sentir et la Chasseuse sort de la cuisine de la même façon qu'elle y est entrée. Et puis là, elle ne comprend plus rien. La harpie est là, elle l'attendait. Derrière elle, il y a de gigantesques flammes. Elles font peur. Ashelia essaye de crier mais le poison qu'elle a ingurgité lui bloque la gorge. La jeune fille se retourne pour courir, mais les personnes lobotomisées sont là. Elles lui bloquent le passage. Ashe ne peut plus rien faire, hormis souffrir. La femme-corbeau s'approche d'elle, l'attrape et se jette dans les flammes avec elle, suivie de la dizaine de légumes. Elles crament toutes, les unes après les autres. Seraient-elles en enfer ? Ashelia ne peut pas répondre à la question et ne peut même pas s'en poser tellement la douleur est atroce.

La harpie refait soudainement apparition et tord les deux bras de la jeune fille, comme si c'était une vulgaire poupée de chiffon. Mais si ce n'était que les bras... La femme-corbeau continue avec les jambes. Ashelia brûle et se fait arracher les membres un à un. C'est quand il ne lui reste plus que la tête qu'elle arrive à lâcher un cri.

La Vampire ouvrit brusquement les yeux, totalement affolée. Elle regarda autour d'elle, elle était bien dans la Salle Commune. Sa respiration s'était accélérée et elle n'avait pas l'air de vouloir se stabiliser. De grosses gouttes de sueur ruisselèrent le long de son front et elle éclata en sanglot.


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25 Re: Vie Nocturne le Mer 27 Mar 2013 - 17:51

Troisième rêve


Elle se sentait bien. Là, seule, tranquille. Elle n'expliquait pas pour autant ce bien-être. Et elle ne le voulait pas, de peur que tout s'arrête. Qu'elle se sente de nouveau mal, qu'elle se sente faible, et fragile. En fond, elle entendait William Sheller, qu'elle avait connu depuis peu. Elle, la Russe, écoutait du William Sheller. Parce qu'un de ses chansons était magnifique, et qu'elle l'adorait. Parce qu'elle avait décidé qu'elle ne déciderait pas de ce choix là.

-Nathan ?

Elle ne l'entendait plus, et elle sorti de la salle de bain, un sourire aux lèvres. Où était-il allé ? Qu'était-il parti faire ?
Tessa avait toujours su qu'elle avait quelque troubles mentaux. Sa possessivité, son caractère bi-polaire. Toutes ces choses qu'elle essayait de cacher, de peur qu'on la déteste. « Ta faiblesse, c'est de vouloir être forte », lui avait dit son frère lors d'une dispute. Elle avait été tout d'abord choquée, puis était partie dans une crise de larme où il l'avait laissée à l'agonie. Elle avait toujours été incapable de faire les choses normalement, et d'être logique. Certaines personnes l'aimaient pour ça. D'autres la détestaient.

Elle tourna la tête à droite, à gauche. Elle ne le vit pas. Elle sorti dans le parc de l'école, intriguée. La nuit était tombée, il faisait beau, ça devait être le mois d'Août.
Rien à l'horizon. Elle se dirigea vers la bordure de forêt. Est-ce que Bertie Crochue avait une forêt ? Elle ne se rappelait pas de l'avoir vue. Pas dans ce coin là du parc, du moins.

Les choses se firent de plus en plus bizarres. Aux pieds des arbres, de la neige. Blanche, immaculée, d'une bonne épaisseur. Se pouvait-il qu'on trouve de la neige au mois d'Août ? Tessa en doutait, bien qu'en Russie, il arrivait qu'elle voit encore de la neige dans certaines régions très au Nord.

Elle s'engagea dans l'ombre des arbres, faisant crisser la neige sous ses pieds. De plus en plus haute, Tessa avait de plus en plus de mal à marcher, faisant un peu plus d'efforts à chaque pas. Mais elle n'était pas au bout de ses surprises. Lorsqu'elle daigna relever les yeux, son cœur s'emballa.

Il était là, allongé sur une table de cuisine. Autour de lui, des lutins semblaient lui retirer ses vêtements, en les déchirant avec violence. Il ne bougeait pas. Ou il ne bougeait plus.
Leurs grandes oreilles, leur petite taille, tout pouvait dégoûter Tessa. Elle s'appuya à un arbre, le souffle court. Elle parla doucement, des murmures soufflés qui auraient dû être hurlés.

Elle s'avança, la panique visible sur son visage tout en sentant que ses jambes la lâcheraient dans quelques mètres. Il fallait qu'elle le voit, qu'elle soit sûre, qu'elle le défende. Qu'elle se batte pour lui, qu'elle soit digne de lui. Il fallait qu'elle le protège.

-Vous ne...

Elle se figea. Autour d'elle, les arbres semblaient faire un cercle. Une deuxième table était apparue après un claquement de doigts, et les lutins la regardaient. Elle aurait pu faire un rêve, les conditions n'étaient pas si mal, au fond. Elle aurait pu faire un rêve sans que les lutins ne soient là, et Nathan autrement que sur une table de cuisine, prêt à se faire découper en morceaux.

Les lutins parlaient entre eux. Tellement vite que Tessa ne comprenait rien, jusqu'au moment où elle se rendit compte qu'ils ne parlaient ni le français, ni le russe. Une langue qu'elle ignorait. Ils se dirigèrent vers elle, courant sur leurs petites jambes. Un instant, elle paniqua. Puis elle prit sur elle. Et tout en pensant qu'il serait mieux qu'elle sauve sa peau, elle se dit que Nathan méritait qu'elle le sauve, ou tout du moins qu'elle essaie.

Des lutins lui grimpaient dessus, et elle essayait de les virer le plus rapidement possible. Son seul but était de se rapprocher de Nathan, le retrouver, le réveiller, qu'ils s'enfuient. Tout se terminerait dans le meilleur des mondes.
Un lutin s'accrocha à ses cheveux, et elle grogna. Un autre lui attrapa les épaules, et elle se rendit compte qu'il ressemblait étrangement à Shiruka. Elle tourna la tête, choquée. Derrière elle, Ashelia. À côté, Jazz.
Elle se sentit partir en arrière, et son pouls accéléra de plus belle. De ses yeux coulaient des larmes, sans qu'elle ne puisse les arrêter, les contrôler.

Elle se jeta littéralement sur la table, sentant ses hanches cogner violemment contre le métal froid. Elle aurait pu dire que c'était de la pierre que la situation aurait été identique. Elle expira son air d'un coup, bloquée par les lutins et la table, tout en se disant que ces situations n'arrivaient que dans les films. Elle s'enquit de défaire les liens qui retenaient Nathan à la table, le touchant le plus possible dans l'espoir qu'il se réveille.

-Nathan, Nathan, Nathan, Nath..

Les sons se bloquèrent dans sa gorge. Elle venait de remarquer les légers flots de sang couler le long de l'abdomen du garçon. Les doigts tremblants, elle effleura son ventre pendant qu'Ashelia lutinisée lui mordait le mollet.
La peau se détacha avec des bruits de succion, et Tessa mis sa deuxième main devant sa bouche, retenant des flots de larmes qui menaçaient de lui faire perdre complètement la raison. Toute la partie supérieure du ventre de son copain était visiblement coupée au couteau, et à l'intérieur, des serpents y avaient pris place, remplaçant ses organes.
La blonde donna un coup de pied à un lutin qui essayait de lui grimper dessus, tout en retirant les serpents du ventre du jeune homme. Essoufflée, paniquée, elle retirait les serpents par brassées, alors qu'elle avait l'impression que plus elle en retirait, plus il en restait.
Balançant les animaux partout autour d'elle, se faisant mordre au passage, elle retrouva les organes du garçon à côté d'elle. Sans réfléchir, elle remit le tout à l'intérieur, sans penser à comment tout serait placé. Tout faire vite, de peur qu'il ne meurt. Alors que tout était déjà fini.

Tessa referma le ventre, essayant vainement de retrouver le calme. Sa vue, brouillée par le flot de ses larmes, ne vit pas que les lutins s'étaient affairés autour d'elle et qu'elle commençait à être sérieusement ligotée.

Il la mirent sur la deuxième table de cuisine, qu'elle aurait pu prendre comme un autel.
Violemment, ils lui ouvrirent le ventre pendant que ses yeux se révulsaient, tournant dans leurs orbites. Son cœur s'affola de plus belle, laissant le sang gicler de partout. Elle vit le lutin d'Ashelia se lécher les doigts, les yeux rouges sang. Et elle eut vraiment peur.

Ils lui retirèrent ses organes. Foi, estomac, tout y passa. Mais elle n'eut pas droit aux serpents.
En essayant de se débattre, elle n'eut droit qu'à un coup de coude dans l'œil ou dans le nez, elle n'aurait su le dire. Elle avait l'impression qu'on la gavait en même temps de son propre sang, à cause du goût métallique qui se répandait dans sa bouche. Elle se recroquevilla sur elle même, sentant la peau de son ventre se craqueler. Ils la remirent droite, sur le dos, et elle n'eut aucun autre choix que de se laisser faire.
Elle les vit sortit une aiguille et du fil, et elle sut la suite des évènements. Elle lâche des « Non, non, non », les yeux roulant, mais la douleur qu'elle ressent ensuite la dissuade de bouger.

Puis, son ventre gonfle. Sans qu'elle ne puisse comprendre pourquoi, ni comment, les lutins la regardent, elle et son ventre gonflant. Ce ne fut que lorsque les lutins estimèrent qu'il avait assez enflé qu'il grimpèrent sur la table pour lui percer son abdomen de part et d'autre. Du pus en sorti par flots, enfin libéré, et Tessa cria.


Elle se redressa en vitesse, couru jusqu'aux toilettes. Elle ne réussit qu'à recracher du sang, tremblante à l'idée de vomir. D'un coup de pied, elle referma la porte, de peur de réveiller le reste du dortoir.
Tessa se releva doucement, apeurée à l'idée de vomir une nouvelle fois. C'est là qu'elle se rendit compte que quelque chose n'allait vraiment pas. Elle avait vomit du sang. Hors, à part en en avalant, elle ne pouvait pas en vomir.
Elle se retourna lentement, se regarda dans la glace. Le nez ensanglanté, un œil qui aurait une jolie teinte bleue dans quelques jours la regardaient. Elle regarda ses mains, rouges elles aussi.
Son cœur reparti à fond, et elle s'obligea au calme.

-Prend une douche, se dit-elle à voix haute pour se persuader elle-même que c'était ce qu'il fallait faire.

Elle retira son T-shirt, et remarqua les coupures sur tout son ventre. Ainsi qu'un cercle dessiné sur son ventre. Comme de la couture. Fait avec ce qui lui semblait être du fil.


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Desideria Lawson
Serpentard
Six

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