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Dix ans déjà

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1 Dix ans déjà le Mer 1 Aoû 2012 - 18:05

Une jeune femme d'une trentaine d'années fixait la toile encore blanche devant elle sans vraiment savoir comment la commencer. Elle se déplaça, changea son pinceau de main, bougea le chevalet, mais rien n'y fit : l'inspiration la quittait. Prise d'un moment de panique, elle se rua dans la cuisine pour aller chercher le boitier noir où s'affichait le numéro de son frère.

-Allô ? Fit-il au téléphone.

-C'est moi. Je n'arrive plus à peindre.

Un soupir se fit entendre, et il commença avec une voix lasse :

-Mais non, c'est juste que là, maintenant, tu n'as pas envie de peindre, et qu'aucune toile ne t'intéresse vraiment.

-Pas du tout, reprit la blonde, j'ai envie de peindre, mais je n'y arrive pas. Ça me bloque, je pense qu'aucune peinture n'irait assez bien sur celle-ci.

-Alors essaie de la vendre sans rien dessus, peut-être que ça vaudra plus que ce que tu fais d'habitude, répondit-il avec amusement.

Elle fit quelques pas dans la pièce, se rendit compte qu'il avait raison. Après tout, pourquoi pas ? Elle pouvait faire un beige sur toute sa toile, puis ajouter différents marrons plus ou moins clairs, puis...

-Je te laisse, j'ai une idée fit elle en raccrochant précipitamment.

Un peu plus tard, elle recevrait certainement un SMS en lui disant « Merci de m'avoir raccroché au nez, surtout... J'espère que tu ne fais pas pareil avec tes clients, au moins ? » et où elle serais supposée répondre. Elle l'ignorerait, encore un fois, et y répondrait simplement que lorsqu'elle aurait terminé son tableau, en lui joignant une photo de son œuvre.
Prenant une palette sur du papier journal, elle mis de la peinture marron qu'elle mélangea avec du blanc, puis du gris qu'elle avait créé quelques jours auparavant qu'elle trouvait vraiment très joli. Avec amour et décontraction, elle en pris sur un pinceau et s'appliqua à en recouvrir toute la toile. Une heure après ce travail minutieux, bien qu'elle aurait pu procéder plus rapidement, elle essuya son front en mettant un peu plus de peinture sur ses vêtements. Elle soupira de plaisir, se disant que son frère était vraiment un génie.

-Je suis rentré ! Fit une voix dans l'entrée.

La tête blonde posa précipitamment sa palette pour sauter sur l'arrivant qui l'accueillit avec un immense sourire. Avec joie, elle l'embrassa avec passion et le laissa rentrer dans leur appartement.

-Je vois que tu as bossé, fit-il en louchant sur la tonne de papier journal ornant le sol. Tu nous refait le sol ? Tout compte fait, j'aurais préféré du PVC...

Tessa sourit de toute ses dents et l'amena jusqu'à son chevalet.

-Il faut encore que j'attende que ça sèche, puis je passerais une autre couche. Ensuite, soit je décide de le laisser comme ça, soit je rajoute des choses. Mais j'aime bien comme ça, ça fait... Classe, moderne, simple et épuré, sans le faire trop en même temps. Tu vois ce que je veux dire ?

Son compagnon hocha la tête en signe d'approbation sans pour autant que sa copine sache s'il comprenait vraiment ou s'il voulait seulement lui faire plaisir.

-Et toi, le boulot ? Demanda-t-elle en rejoignant leur cuisine ouverte.

Il la regarda faire, comme quasiment tous les soirs.

-Oh, comme toujours... fit-il évasif. Je peux t'aider ?

-Oui, bien sûr. Tu veux manger quoi ? Demanda-t-elle toute joyeuse. J'ai été faire les courses, ce matin, tu sais qui j'ai vu ? Notre ancienne voisine. Tu te rends compte ? C'est fou, je pensais jamais la revoir... Pourquoi tu souries comme ça ?

Tessa n'avait pas changé, ou du moins c'est ce qu'en apparence elle donnait. Ses conversations étaient toujours aussi compliquée à suivre, et elle était toujours aussi hyperactive, voir un peu plus. Son métier n'arrangeait rien non plus, puisque dans tous les cas, elle restait chez elle tout le temps. Ce qu'elle appréciait, c'était qu'elle n'avait pas d'horaire : si elle voulait passer sa journée à rien faire, elle le faisait, et si elle voulait travailler sur un tableau sans avoir d'heure précise à dépasser, elle le pouvait aussi. Si il lui prenait au milieu de la nuit d'avoir une toile en tête, elle pouvait se lever et peindre, si elle voulait faire la grasse matinée, elle le pouvait aussi.

-Oh, pour rien, lui répondit Nathan tout en continuant de lui sourire (ce qu'elle prenait plutôt comme s'il la dévisageait). Tu as été prendre le courrier ?

Tessa hocha négativement la tête, car le courrier était une chose qu'elle avait tendance à oulier. Heureusement, Nathan ne lui en voulait pas pour ça, et c'est avec un sourire qu'il parti chercher les enveloppes dans les boîtes aux lettres en bas de leur immeuble. Il revint quelques minutes plus tard, avec dans les mains plusieurs enveloppes blanches. Deux attirèrent particulièrement l'attention de Tessa.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle en s'approchant de lui.

-Aucune idée, répondit-il en lui tendant une enveloppe identique à la sienne avec simplement leurs noms de changeants.

Tessa ouvrit son enveloppe en même temps que Nathan et la lut plusieurs fois sans vraiment en comprendre son contenu.

Chère Tessa Malis,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Sans faire de bruit, elle alla s'assoir dans le canapé face à la télévision ridiculement petite entourée de tableaux plus ou moins terminés. D'un coup, tout son petit monde s'était anéanti, et elle n'avait aucune idée de pourquoi cette nouvelle la mettait autant mal à l'aise. Peut-être parce qu'elle avait mis tellement longtemps à se détacher de la magie et de son côté Marchombre qu'elle ne voulait plus du tout en entendre parler ? Ses études lui avaient pris du temps, et elle s'était refait une vie sans la magie, sauf pour les tâches ménagères, la vaisselle et tous les autres trucs soulants qu'elle avait à faire. Elle n'avait aucune envie de se replonger dans un monde si compliqué, là où même les meilleurs bouquins ne vous fascinaient pas puisque vous pouviez faire des choses tellement plus extraordinaire. Oui, elle avait voulu la vie de Monsieur et Madame Toutlemonde, et maintenant qu'elle l'avait, elle n'était pas prête à la quitter.

-C'est pas possible, fit-elle dans un murmure. Elle ne peut pas nous appeler tous comme ça, dans un claquement de doigts...

Tessa regarda le vide tandis que Nathan la laissait à ses songes, lui aussi sûrement un peu étonné mais pas pour autant déçu.

-Tu verras, lui fit-il doucement. Ça va être cool.

Il l'embrassa sur le front et elle lui sourit en essayant d'être convaincante. Qu'est-ce qu'ils allaient faire ? Répondre ? Dire que non, ça n'était pas possible ? Biens sûr, si Nathan voulait y aller, elle le laisserais faire, mais en aucun cas elle ne voulait participer à ces retrouvailles. « De toute façon, les gens et moi ça fait deux » se dit-elle pour se rassurer. Sauf qu'elle savait que c'était faux, complètement faux. Elle regarda Nathan retourner vers leurs cuisine, contempla son chevalet, puis soupira. Elle repensa à toutes ses années qu'elle avait passé avec lui, aux gens qu'elle avait rencontré. Notamment à Cassandre, une fille avec qui elle avait partagé sa chambre aux Beaux Arts pendant deux années consécutives. Cette fille l'avait passionnée, étonnée, et elle la trouvait miraculeuse. Elle pensait souvent à elle lorsqu'elle peignait, et elles restaient en contact, s'appelant au minimum une fois par semaine. Même si la vérité se rapportait plus à une fois tous les deux jours environs...

S'absentant dans la minuscule salle de bain, Tessa appela son amie en lui expliquant très vite la situation.

-Et pourquoi tu n'as pas appelé Eva ? Demanda-t-elle après quelques secondes de silence.

-Mais je ne peut pas, réfléchi un peu ! Répliqua Tessa sur le point de s'énerver. Je ne vais pas l'appeler en lui disant « Oh, excuse moi Evy, mais je crois que je vais pas venir parce que j'ai pas envie de les revoir tous ! ».

-Eh, c'est bon, t'énerves pas, j'essaie juste de t'aider.

-Ben c'est pas tellement l'image que tu me donnes, là, figure-toi.

-Bon, si tu m'appelles pour m'engueuler c'est pas la peine, okay ? T'as qu'à en parler avec Nathan, il sait ne pas répondre au quart de tour lui.

-Salope, fit Tessa.

-Moi aussi je t'aime, ma belle, répliqua Cassandre avec un sourire visible par le téléphone.

Tessa sourit à son tour, dit un « Bonne nuit » à son amie et raccrocha. Elle détestait ce décalage horaire, et détestait être au Québec à ce moment précis. Elle aurait voulu être dans un endroit où on ne pouvait pas la retrouver, où même les chouettes ne pouvaient pas livrer le moindre courrier.
Elle ressorti de la salle de bain, retourna dans la cuisine. Mine de rien, une dizaine de minutes s'étaient écoulées, et Nathan avait déjà tout préparé, assis devant son assiette tout en lisant encore et encore son invitation. La blonde se planta dans l'encadrement de la porte coulissante, obligea Nathan à la regarder dans les yeux et demanda en levant son carton d'invitation de sa main droite :

-Alors, qu'est-ce qu'on fait ?


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Desideria Lawson
Serpentard
Six


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« Let me show you. »
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2 Re: Dix ans déjà le Mer 1 Aoû 2012 - 19:03

Nathan Malis

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2ème année
2ème année
- Heure du décès : 17h30.

Je fermais les yeux, épuisé. Parfois, être médecin était fatiguant. Eprouvant. C'est dans ces moments-là que je regrettais mon choix et mes études. Mais malgré toute ma science, malgré le fait que je sois Guérisseur, je ne pouvais pas sauver tout le monde. Il fallait l'accepter.

- Vas-y, Nathan. Tu as fait de ton mieux.

J'eus un pauvre sourire. Je posais ma main sur l'épaule de mon collègue, lui laissant la dure tâche d'annoncer à la famille la mort d'un être cher. J'allais rentrer chez moi et tout irait mieux. Tout irait mieux lorsque je croiserais deux yeux gris magnifiques.

- Je suis rentré ! annonçai-je aussitôt chez moi.

Voir le visage heureux de ma femme me réconforta aussitôt. Je la pris dans mes bras, elle m'embrassa. Tout allait mieux. Tout allait toujours bien quand Tessa, celle que j'avais épousé, était avec moi.
Même si, n'ayant aucun talent pour la peinture, je ne comprenais pas toujours ce qu'elle disait au sujet de ses tableaux. Je l'aimais quand même, et peut-être même encore plus quand elle m'expliquait ce qu'elle adorait tant faire, mais je ne comprenais rien.

- Et toi, le boulot ?

J'évitais sa question, évasif. Je parlais peu de mon travail. J'étais très fier d'être Guérisseur et d'être devenu médecin mais je ne le disais jamais. Trop de souffrance dans ce métier. C'était aussi pour ça que je l'avais choisi : j'avais la possibilité de changer des destins, de sauver des vies que tout condamnait, de soulager les mourants au moment du grand départ. J'étais fier de mon métier.

En souriant, j'allais chercher le courrier que Tessa avait oublié. Elle l'oubliait souvent, absorbée dans sa peinture. J'adorais la regarder peintre, caché dans un coin, pour ne pas qu'elle me voit. Elle savait que j'étais là, bien sûr, mais finissait par l'oublier et se détendre. Elle était magnifique, concentrée sur ses toiles, inspirée.
Dans la boite aux lettres, le courrier débordait presque. Factures terriennes, publicités, une lettre de ma soeur, et... Deux enveloppes blanches, identiques, à ceci près que le nom dessus n'était pas le même. L'une était pour Tessa, l'autre pour moi.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda Tessa en s'approchant de moi.

-Aucune idée.

Je lui tendis la lettre. Tessa ouvrit son enveloppe en même temps que moi. Je la vis lire la lettre plusieurs fois.

Cher Nathan Malis,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


-C'est pas possible, dit Tessa. Elle ne peut pas nous appeler tous comme ça, dans un claquement de doigts...

Tessa regarda le vide. Je ne comprenais pas son attitude. Enfin, si. Je savais tout d'elle. Je savais à quel point elle aimait son anonyma, sa vie sans magie ou presque. Sur ce point, nous étions opposés. Je vivrais presque sans la magie en permanence. Et retourner à Bertie Crochue, où tout était si fantastique, m'enchantait. Surtout avec les enfants. J'allais revoir Kamira, que j'appellais deux fois par semaine au moins, Shiruka, Elyahn, Eva, Elia, et mes trois potes, Jazz, Lino et Matthew, dans l'endroit de nos pires délires. C'était tout simplement génial !

-Tu verras, dis-je doucement. Ça va être cool.

Je l'embrassais sur le front, essayant de la rassurer. Je la laissais aller dans la salle de bain. Sans doute allait-elle téléphoner à une de ses amies, j'ignorais laquelle, pour avoir des conseils. Elle allait changer d'avis, forcément. Je le sentais.
Décidant de ne pas perdre de temps, je pris la Cheminée, direction la maison du frère de Tessa. Et, en croisant le regard de deux anges, je sentis mes problèmes s'envoler. Jade se précipita dans mes bras et je la serrais fort. Ma fille, ma fille... J'en étais dingue. Elle se poussa un peu et Enzo se jeta sur nous deux. Mes deux enfants. Les miens. Enfin, les notres, ceux de Tessa et moi.

- On se retrouve à l'Ecole ! criais-je au frère de Tessa.

Il me sourit. Je repris la Cheminée pour retourner chez moi. Je mis la table avec l'aide de mes deux enfants qui piaillaient gaiement. Ils étaient si mignons. Je souriais en permanence avec eux. Bientôt, de bonnes odeurs s'élevèrent dans toute la maison.
Tessa sortit à ce moment-là de la salle de bain. Jade et Enzo se turent, assis sur leur chaise.

- Alors, qu'est-ce qu'on fait ? demanda-t-elle.

- On commence par manger, ma chérie. Tu as bien fait de faire les courses, le frigo était vide. Ensuite, on dira à Eva que nous acceptons son invitation. Refuserais-tu à nos enfants le plaisir de découvrir notre Ecole ? L'endroit où nous nous sommes rencontrés ?

Je lui souriais, Enzo et Jade aussi. Ces enfants étaient adorables. Face à leur bouille d'ange, Tessa ne pouvait qu'accepter.
Elle capitula d'ailleurs assez vite.

- Yeeeeah ! criais-je dans toute la maison, heureux. J'ai tellement hâte ! Bertie Crochue, prépares-toi !


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« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »

Spoiler:
Comment ça j'ai l'air d'un gros lover ? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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3 Re: Dix ans déjà le Mer 1 Aoû 2012 - 21:04

Elia Stalia

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5ème année
5ème année
La jeune femme venait de fêter ses vingt-six ans. Ses longs cheveux gris étaient soigneusement attachés dans son dos, seule une mèche rebelle dépassait, comme toujours. Son regard, tout aussi gris, se concentrait sur ses doigts et l’objet qu’elle maniait. Il lui fallait faire preuve de précision, être attentive, préci…

- ELIIIIIIIA ! cria une voix.

La Dessinatrice sursauta, lâcha son fouet à crème qui tomba sur le gâteau qu’elle décorait et se retourna vers celle qui venait de l’interpeller.
Celle qui venait de la déranger se retrouva face à deux yeux gris acier.
Furieux.

- Eliot Quentin Stalia, combien de fois t’ai-je dit de… ?

Elia s’interrompit.

- Eliot, qu’est-ce que tu fais déguisé en fille ?!

L’ancienne Préfète des Pattedelièvre dévisagea son frère aîné. D’habitude, Eliot colorait ses cheveux en bleu. Aujourd’hui, il arborait une chevelure verte fluo et des formes très féminines. Ainsi qu’une jupe.

- Eh, c’est pas ma faute ! J’ai perdu un pari contre ton idiot de copain ! se défendit Eliot. Il était même dit dans le contrat que je devais me montrer comme ça devant au moins cinq filles, tu es la dernière. C’est fait ! s’exclama Eliot en piroitant sur lui-même.

L’instant d’après, Eliot retrouvait son apparence « normale ». Le métamorphe adressa un grand sourire à sa sœur.
Laquelle explosa de rire.

- Eliot, tu as gardé ta jupe !

Son frère rougit violemment. Il dessina un paravent et se changea derrière tandis qu’Elia rigolait jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Lorsque Eliot sortit du paravent, elle lui sourit gentiment, encore rouge d’amusement.
Avant de lui crier dessus.

- COMBIEN DE FOIS JE T’AI DIT DE NE PAS FAIRE DE BRUIT ICI ?! C’EST UN LIEU DE CONCENTRATION ET DE SILENCE, JE N’AI PAS BESOIN D’UN ABRUTI DE STALIA MALADROIT ICI !

La cadette des Stalia respira un bon coup et se calma soudainement. Elle se pencha pour ramasser son fouet à crème et soupira en constatant les dégâts sur son gâteau.

- Et, pour ton information, Antony et moi ne sommes plus ensembles depuis plus de cinq mois. Tu le sais, bien, n’est-ce pas, puisque tu as assisté à notre dispute finale ?

Elia eut un fin sourire.

- Et ne me répond pas que tu l’as oublié, l’amnésique ici, c’est moi.

Eliot rougit.

- Désolé, désolé, désolé !

Il tenta de se défendre avant d’abandonner. Sa sœur se moquait de lui. Elle affichait un air ravi et supérieur, heureuse de l’avoir trompé.

- On se croirait dans une bibliothèque, Lilou-chérie. Tu pourrais au moins mettre de la musique ! se plaignit-il avec une moue enfantine.

- Et prendre le risque que tu prennes mon laboratoire de pâtisserie pour une boite de nuit ? Hors de question ! Je préfère plutôt mettre une pancarte.

Elia prit une pose et tendit les bras, visualisant sa pancarte.

- « Interdit aux bouffons métamorphes », ça sonne bien non ? continua-t-elle en tirant la langue à son frère.

Ce dernier l’attrapa dans ses bras et commença à lui faire des guillis, comme des gamins. Elia riait, riait, et son frère souriait, heureux. Sa relation avec sa sœur avait vraiment redémarré lorsqu’ils étaient tous les deux sortis de l’Ecole ; lorsqu’Elia avait eu besoin de tout son soutien.

- Oh, je sais ce que je venais te dire.

Elia tourna un regard interrogateur vers lui. Elle remarqua alors seulement que son frère était barbouillé de crème pâtissière. Elle éclata de rire une fois de plus en le nettoyant avec un torchon humide.

- On a reçu une lettre tous les deux.

- Une lettre ? demanda Elia.

Elle se remit au travail en souriant, décidée à réparer les dégâts sur son gâteau.

- De l’Ecole.

La jeune femme se figea.

- C’est… comme une réunion d’anciens élèves.

La Dessinatrice tourna un visage livide vers lui.

- Je-ne-peux-pas-y-aller, dit-elle très vite.

- Elia ! s’écria Eliot. Ce n’est pas de ta faute ! Ils comprendront.

- Comment veux-tu qu’ils comprennent ça ?! Je suis ignoble, ignoble, ignoble !

- Ca fait dix ans !

- Non !

Son grand frère soupira. Il prit une voix plus douce.

- Tu as envie de les revoir, n’est-ce pas ?

- Ce ne sont plus que des fantômes dans ma tête.

- Je suis sûre que tu penses tous les jours à eux. Eva t’appelles au moins une fois par semaine et tu adores discuter avec elle. Allez, Lilou-adorée, quitte un peu ta pâtisserie, Gwendalavir et tout le bazar, retourne à l’Ecole.

Des larmes brouillèrent les yeux d’Elia. En voulant nier, elle fit un grand geste de la main et fit tomber son gâteau de la table sur laquelle elle était penchée.

- Oh et puis zut ! s’exclama-t-elle en voyant son gâteau au chocolat par terre. Je n’arrivais à rien aujourd’hui de toute façon. C’est ta faute.

- P’tite sœur… murmura Eliot.

- OK ! C’est bon ! On retournera à l’Ecole.

- Trop cool !

Son frère, tel un gamin, se mit à sauter partout tandis qu’Elia soupirait.
Il la prit dans ses bras et la fit tournoyer. Elle rit un peu, doucement, et ajouta lorsqu’il la reposa.

- Mais comment je vais leur dire ?

- Leur dire quoi, Lilounette ?

- Que j’ai tout oublié ?


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Elizabeth O'Brien, élève de sixième année dans la maison Poufsouffle. 

Crédit avatar : Fae.
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4 Re: Dix ans déjà le Mer 1 Aoû 2012 - 22:01

Elisa Brecelien

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2ème année
2ème année
-Blanche, viens ici ma puce.

Une petite fille de 4 ans courut dans les bras de sa mère. Elle était magnifique, avec ses belles boucles blondes et ses yeux gris-bleus. Elle ressemblait beaucoup à sa mère en fait. A la différence près que les cheveux d'Elisa étaient complètement lisses. La jeune maman de 27 ans prit sa fille dans ses bras et ferma la librairie. Depuis cinq ans maintenant, elle avait ouvert une librairie en Bretagne, pas loin de sa forêt favorite : Brocéliande. Les affaires marchaient plutôt bien, avec tous les touristes qui venaient chaque étés. Mais sa librairie c'était bien plus qu'un moyen de se faire de l'argent, c'était sa vie les livres. En fait, elle adorait les légendes celtiques et les contes. C'est pourquoi la plupart des livres qu'elle vendait parlait de ça. Et tout au fond de la boutique, il y avait le coin de ses livres. C'était ses propres histoires. Elle les avait imaginées et couchées sur du papier. Son inspiration, elle la prenait dans tout ce qu'elle avait vécu depuis qu'elle avait appris qu'elle était la fille de la grande déesse grecque Athéna. D'ailleurs, sa boutique comprenait bon nombres de livres qui enseignaient les légendes grecques et qui racontaient tout ce qu'il y avait de bon à savoir sur l'Olympe.

Elle ouvrit la portière de sa voiture et installa sa fille à l'intérieur. Comme tous les jours pratiquement, elle était en retard pour aller prendre Noliel, son fils, à l'école. Elisa arriva à toute allure et se gara.

-Tu ne bouges pas Blanche je reviens dans cinq minutes.

Elle chercha Noliel du regard et le trouva rapidement, à sa place habituelle en train de l'attendre. Elle s'avança vers lui avec un regard d'excuse.

-Je suis vraiment désolée mon ange, j'ai oublié de regarder l'heure.

Son fils marmonna un « Mouais comme d'hab' quoi » avant de se diriger vers la voiture. Elisa haussa les épaules. Bah, il lui pardonnerait dès qu'il verrait qu'ils mangeaient des crêpes au diner de ce soir. Elle se dit qu'elle lui mettrait de la chantilly avec pour lui faire plaisir.

Noliel avait
maintenant 10 ans. Né dans son ancienne école, à Bertie Crochue, il avait été d'abord été élevé par les parents de son mari pendant deux ans, le temps qu'ils finissent leurs études de magie. Elisa avait ensuite été dans une fac de lettres pour pouvoir ouvrir sa librairie avec un minimum de connaissances.

Au bout de dix minutes de route, elle arriva chez elle. Elle sortit Blanche de la voiture puis alla ouvrir la maison. Elle pensa au courrier juste avant de rentrer et alla le chercher. Comme à l'ordinaire, il y avait des factures, de la publicité, deux lettres blanches, encore des fact... attends! Deux lettres blanches? Elisa se saisit de ces deux enveloppes. Une portait son nom, et l'autre le nom de son mari. Un grand sourire s'afficha sur le visage d'Elisa. Elle ouvrit l'enveloppe et la lut :

Chère Elisa Brecelien,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas
remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance. Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du ChâteauBertie Crochue


Elisa sautait presque de joie. Elle appela ses enfants.
-Nous sommes invités au Château Bertie Crochue la semaine prochaine. Tu sais Noliel, c'est là où tu est né.

Noliel haussa les épaules en signe d'indifférence. Elisa leva les yeux au ciel.

-Oh maman, dit
Blanche, c'est là que tu as appris à faire des beaux oliviers?
Elisa rigola et lui répondit que c'était, en partie, ce qu'elle avait appris.

-Et puis, vous savez les enfants, c'est là que j'ai rencontré vôtre père. Ohqu'est ce qu'il était beau à cette époque.
Quoi que... il l'est
toujours autant.


A ce moment là, la porte d'entrée claqua et Blanche se rua vers la porte en criant « Papaaaaaaa »


____________________________________________________________________________
La vie vous ramène parfois vers des maisons oubliées,
Lorsque l'on ose pousser la porte, on découvre souvent des merveilles inattendues..

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5 Re: Dix ans déjà le Mer 1 Aoû 2012 - 23:44

Cowell Bratley

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2ème année
2ème année
Le jeune homme jeta un dernier sort, son adversaire tomba enfin. Il ébouriffa ses cheveux bleus devenus plus sombres avec le temps. Cowell avait bien cru que celui la allé leur échapper. Le chef du groupe des Aurors s'approcha de lui dit :

-Bien joué, encore un peu et il filait.

-Oui, fit le sorcier avec un petit sourire, il ne manque plus qu'à l'envoyer au ministère pour qu'il soit juger...et à écrire le rapport.

Il se voyait déjà passer la nuit à écrire ce foutue rapport mais il devait le faire. Normalement seul le chef des Aurors en était chargé mais comme Cowell ne faisait pas parti des Aurors, il devait en écrire un aussi pour pour son département. En effet le sorcier était devenu le responsable de la branche du ministère de la coopération magique internationale basé en France. Enfin le « centre » était en France mais son champ d'action s'étendait sur toute l'Europe occidentale. Une sorte d'ambassadeur représentant le ministère magique anglais. Et quelques fois ses qualités de sorcier lui valait d'être présent sur des actions précises auxquelles il participait.
Il dit au revoir à tout le monde et transplana dans une rue déserte d'une banlieue aisée de Londres. Cowell était fatigué de sa journée, dés fois son travail n'était pas de tout repos. Mais c'était se qu'il lui fallait. Il rencontrait du monde, compléter son carnet d'adresse, se faisait une réputation solide dans le milieu de la magie. Le seul revers était toujours ces foutus papiers administratifs mais un regard sur ses fiches de paye suffisait à le faire sourire pour la journée. Sans parler des primes qu'il percevait quand on le réquisitionnait sur des affaires urgentes.
Mais le meilleur de sa vie tenait en un mot, ou plutôt en un prénoms : Adélie.

Cowell l'avait rencontré au ministère, elle travaillait au département des accidents et catastrophes magiques. Ils se sont vite entendus et vite aimés. Leur relation était du type « Je t'aime. Moi non plus ». Ils passait le plus claire de leur temps à s'envoyer des pics mais ils s'aimaient vraiment, et ils le savaient. Il avait en commun l'ambition de carrière, l'intelligence et un goût prononcer pour les Galions. Dés qu'un des deux avait une augmentation ou c'était fait bien voir, l'autre se faisait un défi d'arriver au même niveau. Leur relation était un immense jeu où aucuns des deux ne gagnaient vraiment, mais ils savaient aussi s'arrêter pour le bien de leur couple qui dés fois était mis à dure épreuve.

Le sorcier franchit enfin la porte qui menait à son appartement qui occupait tout le dernier étage d'une tour de Londres. Les lumières étaient allumés, Adélie était donc déjà rentrée. Elle était en plein dans la paperasse, il allait bientôt la rejoindre. Il l'embrassa et avant qu'il puisse parler Adélie lui dit :

-Mirna s'est encore repassée les mains, je commence vraiment à penser l'emmener voir un psy pour elfe de maison suicidaire.

-Encore, fit le sorcier qu'à moitié surpris, c'est pour quoi cette fois ci ?

-Elle estime s'être réveiller 34 secondes en retard.

-Je redoute le jour où elle s'ouvrira les veines pour avoir fait tomber une tasse.

Sur ce, Mirna déboula dans la pièce et sans accorder un regard aux deux sorciers, se mit à astiquer la table basse comme si ça vie en dépendait. C'était à la fois hilarant et très effrayant. Les regards des sorciers de croisèrent, il ne purent contenir un léger gloussement. Adélie était encore plus belle quand elle souriait, ses cheveux étaient châtain foncé et tombaient jusqu'au milieu de son dos et ses yeux étaient marron foncés comme ceux de Cowell.
Après avoir esquissé un dernier sourire à sa compagne le jeune sorcier regarda le courrier. Il y avait une facture, se qui effaça son sourire, une fiche de paye qui le lui redonna et une enveloppe toute simple avec seulement son nom inscrit dessus. Il ouvrit et lu à mis voix son contenu :

Cher Cowell Bratley,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Cowell laissa échapper un petit cri de joie et se repassa en quelques secondes les événements qui s'étaient passés à Bertie Crochue. Entre les Dieux de l'Olympe et la sale de potion qui explose, sa scolarité n'avait été de tout repos. Il parlait souvent à quelques uns de ses anciens camarades mais en avait perdu beaucoup en cour de route.

-Qu'est ce que c'est, demanda Adélie le nez toujours plongé dans ses papiers.

-Une invitation pour une réunion d'anciens élèves de Bertie Crochue.

-Génial ! Je vais pouvoir rencontrer tes anciens amis. Tu crois qu'il m'aimeront bien ?

-Je n'en doute pas...

Cowell et Adélie préparèrent leurs affaires dès le lendemain ...et posèrent leurs congés, se qui ne fut pas facile tout de même.


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Casey Adams-Bening, élève de 6ème année dans la maison Poufsouffle

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"I feel drunk but I'm sober, I'm young and I'm underpaid                 
I'm tired but I'm working, yeah                                                                                                                                                      "'Cause I've got one hand in my pocket
I care but I'm restless, I'm here but I'm really gone                                                                                                                       And the other one is giving a high five"
I'm wrong and I'm sorry baby"
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6 Re: Dix ans déjà le Jeu 2 Aoû 2012 - 10:48

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Cela commençait à devenir compliqué. Plus j’avançais et plus c’était dangereux. Ce qui était vraiment dangereux était la sécurité, un simple frôlement et s’en était fini de moi. Mais je ne pouvais pas abandonner, l’objet de ma mission se trouvait à deux pas de moi. J’eus à peine le temps de m’en emparer que j’entendis plusieurs personnes se rapprochaient de la pièce où je me trouvais. Plus le choix, je me déplaçais rapidement vers la fenêtre la plus proche, sans toucher le sol, et de là, je sautais vers l’extérieur la brisant entièrement. Je m’agrippais au rebord avant de tomber, je me trouvais tout de même au cinquième étage, et une chute même avec la magie ne serait pas sans dommage. Les gardes étaient désormais entrés et je n’avais pas trois milles façons de m’échapper. Je lançais donc un transmitus en direction du château de Travia. Ma mission finit, je me dirigeais vers la porte de transfert pour me rendre sur Terre.

Les cheveux au vent, je m’approchais de ma maison terrienne, qui n’était là que pour que je puisse me reposer lors de mes voyages loin de ma patrie. Elle était située sur une grande plaine, où plusieurs plantes formaient les tapisseries nécessaires aux portes de transfert. En avançant vers l’entrée, je réfléchissais au nombre de missions que j’avais effectué depuis mon départ de Bertie Crochue. Je ne retrouvais pas le nombre exactes, toutes ces missions devenaient harassantes au fur et à mesure qu’elles se multipliaient mais c’était mon quotidien.

J’entrais dans la maison vide comme d’habitude, et m’intéressais de suite au courrier que j’avais reçu, une chose rare. Peu de personnes étaient au courant de ma résidence secondaire sur Terre. Je pris l’enveloppe entre mes doigts, fortement intriguée, et l’ouvris immédiatement. Je fus surprise par ce qu’elle contenait :

Chère Elyahn Londor,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Une fois la lettre reposée sur la table, je m’étirais longuement. Lorsqu’une journée est bonne, elle l’est jusqu’au bout. Heureuse de savoir que je reverrais tous mes amis de Bertie-Crochue, je profitais du reste de la journée à imaginer la tête de mes anciens camarades. Je savais que physiquement je n’avais pas spécialement changé, les elfes sont un peu une race intemporelle. Toujours les mêmes cheveux d’ébène, le même regard métallisé. La seule vrai différence était mes traits et formes plus adultes, j’avais tout de même 23 ans.

Ma petite maison me semblait bien vide par rapport au château vivant que j’avais connu et y remettre les pieds me tardait. Deux questions m’intéressaient au plus haut point, car j’avais perdu le contact avec tous mes anciens camarades, trop occupée par ma vie de Voleuse Patentée. Combien serait accompagné et combien aurait des enfants ? Ces petites vacances promettaient d’être intéressantes, j’avais hâte d’y être. L’excitation retombée, je me dirigeais vers la salle de bain pour prendre un bon bain bien mérité.

7 Re: Dix ans déjà le Jeu 2 Aoû 2012 - 11:13

-Ah...non ,laisse moi dormir
Elva pris son oreiller et le serra sur sa tête.Mais Erika n'abandonnera pas,et la demi-naine le savait.En effet,quelques minutes plus tard ,Elva se fit arrosé d'une espece de creme marbré rouge et vert.Elva sortit sa tête de sous son oreiller et vit avec dégout que son pijama étais bon pour un lavage.


-Qu'est ce que c'est que ça ?fit Elva
Erika la regarda,triomphante,ses anglaise d'un roux flamboyant encadrait son visage.Ses yeux bleu brillait et sa bouche affichait un large sourire.
-Tu sais c'est Santanna qui me l'a passé, son délir de devenir cuisiniere ne lui est pas passé,et donc là elle à voulu "faire un mélange culinaire interplanetaire" comme elle dit.Enfin bref c'est une creme avec du rouge banane et du combroncre .
-du quoi?Combroncre?
-Mais oui tu sais!Un espece de légume vert qui pousse sur terre
-Oh !Un comcombre!
-C'est ça ,c'est ça ,fit Erika en agitant la main,comme si le nom de la plante n'avait aucun intérêt,sauf qu'elle à rajouter de la malmol pour que ce soit plus drôle,mais à mon avis , la malmol ne réagit pas comme d'habitude à cause du concombre,regarde tu fond.
-Je quoi?!Elva voulut se levé mais elle vit avec éffroit que ,partout ou la crème l'avait touché,sa peau fondait.Mais,mais comment as-tu pus m'en arrosé sans tester la creme d'abord?Et si ça aurait pus éxploser?Et ne dit pas que c'est impossible,quand Santanna à voulu faire une sorbet,ça à roussit la barbe de papa!
Erika haussa les épaules,tout ce qui lui importait c'étais de s'amuser le reste elle s'en fichait completement.
-C'est bon c'est bon je t'arrange ça,fit-elle .


Un quart d'heure plus tard Elva étais redevenue bien solide.Et Erika avait une grande griffure sur son avant bras.Les deux filles s'étais installer sur un fauteuil transparent remplis d'eau et de petit poisson.Derrire elle,on pouvait voir un mur circulaire.Enfin plutôt une bibliotheque géante qui collait au mur.La seule lumiere qui éclairait la salle étais celle du toit qui étais en verre et celle de la porte quand elle étais ouverte.Enfait cette salle étais un grand nimporte quoi,et pour cause,il appartenait au pere d'Elanir ,mais bon ne nous attardons pas sur ce point.
Elva et Erika étais donc là ,assise à bavarder quand la boule d'Elva s'éclaira.


-Papa?dit-elle en voyant dans la boule la tête de son père,mais pourquoi tu m'appelle?Je croyais que tu avais une réunion importante sur un vieu livre miteux?
Son pere ignora le fait qu'Elva est appeller un livre datant de l'antiquité terrienne tres précieux un "vieux livre miteux"
-Ta mere m'a passé un coup de boule,elle dit qu'elle veut que tu revienne à Hymlia la voir aparament elle à quelque chose pour toi
-Pourquoi ne pas m'avoir envoyer un coup de boule à moi?
-Peut être parceque tu as cassé la tienne en l'envoyant sur une pauvre touriste qui visitais Travia
-Ce n'étais pas du tout une pauvre tourriste ,elle étais entrain d'arnaquer un marchand d'ailleur...
Mais elle ne finis pas sa phrase,son pere avait déjà couper la communication.
-Bon beh...je m'en vais à Hymlia ,a plus Erika
-Tu part combien de temps?
-Je ne sais pas mais on se capte bientôt ,ok ?Aller bisous tu vas me manquer.
Quand soudains,une fille rentra dans la salle,elle étais identique à Erika ,pour cause,c'étais sa jumelle Santanna.
-Tu t'en vas?Tiens prend mon panier de gateau,tu les fera gouter aux nains,je suis sure qu'ils adorerons!
-Santanna tu est sur que tu veux que je leurs donne?Parceque si il y a un truc magique la dedans ,je peux t'assurer qu'il vont venir te torturer toi, tes enfants et tes petit enfants


A ses mots ,Santanna repris vivement son panier.Apres quelques ambrassade,les trois fille allèrent jusqu'au chateaux vivant.Une fois arrivé dans la salle de transfert ,Elva fit un dernier signe d'adieux à ses demi-soeurs et elle se retrouva ,quelques secondes plus tard à Hymlia.
-Ma parole mais t'es plus fine qu'un brin d'herbe!
-Melir ,moi aussi ça me fait plaisir de te voir!
Mélir étais la petite soeur de coeur d'Elanir.Mais ,elle c'étais une vrai naine.Aussi haute que large ,des yeux marrons au reflet doré des long cheveux blond laché et un espece de sert tête en or lui passait sur son front.
-Oui ,oui oui dépêche toi ta mère veut te voir,la mienne aussi d'ailleur.
Apres une bonne marche de 30 minutes,Elanir arriva chez elle.L'herbes étais haute ,verte et grasse,des tree volait et des Brill avait encore poussé dans son jardin.
-Maman?Télir?Vous êtes là?cria Elanir
-Elanir!Viens par ici,répondue une voie roque ,on est dans la forge!
Elanir s'approcha de la forge en souriant de toute ses dents,cette forge étais un de ses endroit préféré et à chaque fois qu'elle y entrait,elle ne pouvais s'empécher de sourire.
-Elanir,repris la voie, j'ai reçu une lettre pour toi!Venir,la mere d'Elanir se retourna,Mon dieu ma chérie!Depuis tu a arreter de faire des haltere?
-C'est vrai,repris une voie plus douce,tu es toute fine maintenant
-Télir!Toi aussi tu t'y met mais ce n'est possible!Je suis musclé enfin!Vous voulez me provoquer en duel ou quoi?C'est quoi la lettre maman?
-Elle est sur l'enclume,sert toi
Elva l'ouvrit et poussa un cris:


Cher Elanir Elva Forgeafeux-Nicera,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


-Maman!C'est mon ancienne école!
-Oh!Qu'est ce que ça raconte ?
-Ne fait pas semblant ,je sais que tu l'as ouverte!Bon et bien je prefere aller maintenant sur Terre le temps de m'habituer je regle deux trois truc et j'y vais.
Elanir se dirigea vers une petite maison en pierre,elle entra dedans et s'affala sur le grand lit qui étais installer au milieu de la piece.Comment allais ce passer ses retrouvaille?Elle n'avait pas changer d'un poil.Toujours ses yeux bleu-gris ,toujours sa peau bronzée ,toujours son metre soixante-trois.La seule chose de différent par raport à il y a 10 ans ce sont ses cheveux ,ils lui arrive à présent sous les fesses ,mais à part ça rien.Pour elle c'étais normal 10 ans ce n'est rien par rapport à nimporte quel Autremondien.Mais pour les Terriens c'étais beaucoup... Comment sera devenue Cowell?Et Ashelia? Ils étais réster en contacte ,Ashelia l'avait même rejoint une fois en Hymlia mais cela remonte à tant de temps...



Dernière édition par El' Forgeafeux-Nicera le Ven 3 Aoû 2012 - 17:14, édité 2 fois


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(by Ashelia [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image])
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8 Re: Dix ans déjà le Jeu 2 Aoû 2012 - 14:16

Je rangea mes poignards . Les étoiles brillait fort dans le ciel, et j'apercevais nettement le sang qui coulait . J'avais beau avoir tuer beaucoup de personnes, ça me faisait toujours un choc de voir que c'était moi qui leurs avait enlevé la vie . Je savais pourtant que si je ne les avait pas tuer, plein de personnes innocentes aurait été tuer . Je déglutis, et mis leurs corps dans le fossé avant de faire demi-tour .
Au bout d'une demi-heure de marche, j'enleva mes chaussures et sentit le sable sous mes pieds . La mer me détends toujours, je ne sais pourquoi .
J'arriva rapidement devant une petite maison où j'avais le bonheur d'habiter . J'entra rapidement dedans . Je ne fermais jamais la porte à clé, confiante au gens qui entrerait dans ma petite demeure .
A peine j'entra chez moi dans le salon que je me fis attaquer férocement à coups de langue par mon Familier, Ryal . Je ris longtemps, lui raconta ma journée, comme tout les jours, et je parti écrire .
En effet, depuis quelques années, j'ai écris 12 Romans dont je n'étais pas peu fier . Je jetta un coup d'oeil au étoiles . Déjà onze heures du soir .
J'écrivis longtemps, puis tomba lentement dans les bras de Morphée ...


A sept heures et demi du matin pile, je me réveilla . J'avais gardé ce réflexe depuis des années, et je me réveillai toujours toute seule, comme si j'avais un réveil interne dans la tête . Il me fallut une heure pour m'habiller, me coiffer, nettoyer la maison, déjeuner, et faire ma gestuelle Marchombre . J'alla chercher de quoi manger dans le village le plus proche de chez moi, comme toute les semaines . Il m'avait déjà classé " La vielle fille qui écrit des romans " .
Une fois les course faites, je passa chercher mon courrier . Je n'y jeta qu'un coup d'oeil distrait, et une fois dans le salon, le jeta sur le canapé . C'était une journée assez banale, en somme .
J'allais me préparer à faire un tour dans ma chère mer, qui était aujourd'hui d'une couleur d'un vert éclatant, quand je m'arrêtas brusquement .
Je venais seulement de percuter que j'avais du courrier .
D'habitude, j'avais des factures, des lettre anodines une fois par mois, mais vu l'aspect de cette lettre, ce n'étais surement pas la même chose ...
Je foncea sur le canapé, et ouvris fébrilement la lettre . L'écriture soignée, l'odeur du papier me rappelait de très vieux souvenirs sur lesquelles je n'arrivai pas à mettre la main ...

Cher Natacha Calden,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
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La Direction du Château Bertie Crochue


Je relus quatre fois la lettre, ignorant mon Vriir qui se demandait ce qui se passait . La lettre me tomba des mains, et ce fus comme un électrochoc .
" Bertie Crochue ... Bertie Crochue ... Bertie Crochue ... Bertie Crochue ... Bertie Crochue ... "
Je courus, et amarra mon petit bateau à voile, des larmes me brouillant la vue .
Je coupa le contact avec Ryal, et me concentra pleinement sur Morgane , mon tout petit bateau bleu ciel .
Dix ans . Oui, ca faisait déjà dix ans . J'avais désormais vingt-deux ans, et j'avais grandi .
J'étais presque sûr que peux de personnes me reconnaîtrait .
Mes cheveux avait viré naturellement au noir, et n'était plus aussi bouclé qu'avant . Même ma peau que je croyais in-bronzable l'était désormais . J'avais pas mal grandi, et mon regard prouvait les épreuves que j'avais subit .
Et depuis Bertie Crochue, je n'eus de relation avec personnes . J'avais tout de suite compris que personnes d'autres qu'eux me comprendrait réellement .
Mais me comprendrait ils, après dix ans ?
"...vous, votre conjoint et vos enfants..."
J'eus un sourire ironique . C ne serait pas difficile sur ce point là .
Je ferma les yeux, goûta l'odeur salé de la mer, et quand je rouvris les yeux, il y avait dedans une étincelle de certitude .

J'irai .


____________________________________________________________________________
Deux petites souris tombent dans un seau de crème. La première souris abandonne très vite et se noie, la deuxième se débat tellement fort qu’elle change la crème en beurre. À partir de maintenant je suis cette deuxième souris.

Arrête-moi si tu peux~
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9 Re: Dix ans déjà le Jeu 2 Aoû 2012 - 22:21

Arya Svit-Kona

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2ème année
2ème année
Je galopais à travers la forêt sur ma jument, Aiedail que je m'étais acquéris après mes études à l'école Bertie Crochue, voilà 10 ans de cela. Quand la prairie où une jolie maison en pierre apparurent, ma jument commençait à ralentir. J'observais le lever du soleil derrière la maison, puis je vis son visage rayonnant, ses cheveux longs bougeaient avec la brise. Sur ses genoux était couché Songe, un chat ailé qui m'a accompagné pendant "mes années lycée", il se laissait toucher que par quelques personnes, à l'occurrence il avait accepté Adrien dans ma vie. Un cheval noir hennit doucement et trottait vers nous.

Je descendis de ma monture et il vient me serrer dans ses bras et m’enlasser, j'étais bien plus qu'heureuse, je ne savais pas comment décrire ce bonheur qui m'envahissait quand j'étais près de lui et que mes yeux plongeaient dans les siens.
- Tu as eue du courrier ce matin, un hibou l'a apporté jusqu'ici. Me dit-il en me tendant une enveloppe.
Je reconnue tout de suite l'écriture et le hibou. Ca ne pouvait être que Bertie Crochue. Mes yeux fixaient l'enveloppe, mais j'étais partie dans le passé. Je me remémorais pour arriver, comment Elisa m'avait sauvée le premier jour où je l'avais vue. Comment Songe était venu vers moi, les cours et les profs, sans manquer nos aventures et ces escaliers contre lesquels je pestais toujours. Avec des doigts tremblants j'ouvris l'enveloppe, sur une carte, avec de l'encre noir il y avait d'inscrit:


Chère Arya Svit-Kona
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Je poussa un: hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii tellement fort que mon amoureux recula.
- Nous partons ! Tonnais-je.

Une heure après, nous montâmes en selle vers Bertie Crochue.
Cependant plusieurs questions se bousculèrent dans ma tête. Me reconnaîtrais-t-il. M'en voudront t'il de ne pas avoir donné signe de vie depuis un bon moment ?? ...
Puis je rigolait de ma stupidité, j'étais une elfe, en 10 ans je n'avais pas changée. Soudain je me tourna vers Adrien et le regardait attentivement, il n'avait pas pris une ride non plus depuis qu'il était "revenu" de très loin.

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10 Re: Dix ans déjà le Ven 3 Aoû 2012 - 10:16

Le dragon rugissait, il semblait maintenant encore plus énervé après le tir que lui a envoyé ma coéquipière. Il était fatigué, et nous aussi. Cela faisait maintenant trente minutes que nous étions en train d'essayer de terrasser la monstre. En effet, ce monstre était un danger pour la ville, je ne me souvenais plus son nom, je venais juste d'arriver. J'allais de contrée en contrée afin de protéger différente ville des attaques des monstres. J'ai réussi à devenir ce que j'avais toujours voulu être : Chasseur de Monstre.

Mon épée était dégainé depuis déjà un moment, elle était parfaitement équilibré. Le dragon a tourné son regard vers ma coéquipière puis il s'est rué dessus. J'ai tenté de le distraire en lui donnant un coup d'épée, mais celle-ci n'a fait que ricocher sur son écaille bleu argentée. Il a continué sa course et a balayé la chasseuse d'un coup de queue. Elle a valser sur quelques mètres. En secouant la tête, elle s'est difficilement relevée, l'armure faisait bien sont travail. Je me suis retourné et j'ai crié à mon Pikachu «Utilise cage éclair ! ». Cette attaque permet de paralyser la cible. Ni une, ni deux, mon vieille ami s'est électrifier puis dans un cri, elle lança un éclair jaune sur le dragon. Ma coéquipière tirer quelques balles sur l'énorme créature grâce à sa ''Fusarbalète''. Au contact des l'attaque, le monstre s'est figé puis dans un rugissement de douleurs, il s'est écrasé contre le sol. Des arcs électriques s'émanaient du dragon. J'ai reculé, j'ai inversé la gravité et je l'ai dirigée vers le dragon. Puis dans une incroyable force du à l'élan, j'ai planté mon épée dans la gorge du monstre, l'un des seul endroit sans écaille. Celui-ci s'est volatilisé dans une poussière dorée, comme le fait tout les autres monstres lorsqu'ils sont battus. J'ai ensuite regarder ma coéquipière. Elle a retiré sont casque puis elle a fait sortir ses long cheveux. Je me suis jeté sur elle et j'ai l'ai embrassé.

Oui, j'étais bien en couple. Une femme dans ce monde a bien le courage de me supporter, et ce depuis un ans ! Elle s'appelle Nalya. Elle a de long cheveux noirs et de beaux yeux bleus. Cette contraste lui donne un air plutôt sérieuse, ce qui n'étais pas toujours le cas.
- Heureusement que j'étais là ? M'a-t-elle dit avec un sourire.
- Tu rigole ? Sans moi tu n'aurais rien pu faire. Lui ai-je répondu. Tu m'as fait peur tu sais ?
- T'inquiète, Shi' ! Il en faut plus pour me faire du mal ! Aller, nous avons réussi notre mission, tu vas à la guilde annoncer notre victoire ?
- Tu veux pas le faire plutôt ? Lui ai-je demandé.
- On va décider à Pierre Papier Ciseau.
Chaque fois qu'une mission était réussi, il fallait aller le déclarer à la guilde. La guilde est en fait une énorme association qui forme les Chasseurs de Monstres et leur donne des missions, et un salaire en fonction de la difficulté de la quête. C'était juste une corvée chiante à faire après les quêtes. Nous avons donc joué, j'ai fait la pierre, elle a fait le ciseau... J'ai sauté sur place, c'était tellement rare que j'arrivais à la gagner à ce jeu.
- Bon bien, on va s'abstenir durant deux mois.
- Euh... S'abstenir de quoi ?
- Tu sais très bien de quoi je parle. M'a-t-elle dit avec un sourire sadique.
- Rhaa, Ok, j'ai compris, j'y vais... T'es vraiment une mauvaise joueuse !

Elle a rigolé, elle m'as embrassé en me remerciant, puis elle s'est rendu à l'auberge la proche. Je ne pouvais pas faire grand chose face à elle dans ce genre de moment, je suis trop gentil et j'ai horreur de lui faire faire des choses qu'elle n'aime pas... En revanche, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle a un caractère que j'adore, toujours gentille avec moi, et plutôt dure avec les gens qu'elle n'aime pas ou ceux qui se moquent de moi. Je suis content de l'avoir rencontré, rien que le fait d'être à coté d'elle me rend heureux. J'ai donc marché accompagné de mon Pikachu - Qui ne m'avait jamais quitté depuis que l'on s'était rencontrés - durant une petite demi-heure avant d'arriver au poste Guilde de la ville. Il y en a partout, dans toute les villes. J'ai donc raconté notre combat a celui qui s'occupait de recevoir les victoires des quêtes. Il m'a ensuite donné une bourse... Ce n'était pas grand chose pour ce qu'on venait de faire mais c'était déjà ça. Puis juste avant de partir, il m'a aussi donné une lettre. Une lettre toute blanche.

Une fois rentré dans l'auberge, j'ai pu payer nos deux nuits. Enfin installé dans la chambre, j'ai enlevé toutes mes armures puis je me suis jeté sur mon lit. Nalya s'est mise à coté de moi et m'a mit la main dans mes cheveux. J'adore quand elle fait ça. J'ai ouvert la lettre et j'ai lu.

Chère Shiruka Kodaké,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
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La Direction du Château Bertie Crochue


J'ai écarquillé les yeux, puis j'ai relu une deuxième fois cette lettre, ce qui n'a servi à rien vu que je savais déjà ce qu'elle contenait. Je me suis levé et j'ai sortit de mon sac une photo de mes anciens amis. Je me souvenais de chaque personne. Sur la photo, il y avait Jazz, avec Elia sur le dos, il y avait Elyahn qui faisait un sourire timide, il y avait Kamira aux cotés de Nathan. Il y avait Ashelia qui mangeait une cerise et Cowell avec sa fameuse pelle. Il y avait aussi Lily. Tessa collé à Nathan, Eva qui souriait aussi. La pauvre, je lui en avait fait baver. Il y avait Elisa, Elva et tout les autres. Puis j'étais là, sur la droite, en dessous d'Eva, par terre. Si je me souviens bien, elle m'a poussé par terre le jour de la photo... J'étais étonné, j'étais tout mince à l'époque. Je me suis beaucoup musclé grâce à ce nouveau métier, et j'avais aussi pas mal d'abdos, mais ma tête n'a pas énormément changée. J'ai regardé Nalya, qui avait lu la lettre. Elle a tout de suite compris que je voulais y aller. Je me suis demandé si ils ne m'avait pas oublié.
- Alors, nous sommes partis pour passer de bonnes vacances, je sens ! Ai-je dit.
- J'espère que tes amis vont m'apprécier ! A lancé ma copine.
- Pas si sûr, avec ton caractère hein !
- Tu peux parler tronche de poisson, je sais pas si ils vont supporter tes blagues nulles.
- Mais les blagues nulles sont les meilleurs ! Ai-répondu. En tout cas demain, nous irons voir le sorcier qui vend ses Transportus et nous nous rendrons à mon ancienne école, j'ai trop hâte !

Une fois la discussion fini, j'ai pris Nalya dans mes bras et nous nous sommes couchés.



Dernière édition par Shiruka R.S. Kodaké le Ven 3 Aoû 2012 - 17:09, édité 1 fois (Raison : J'ai décrit un peu le caractère de Nalya, histoire que vous vous fassiez une idée. (4eme paragraphe))


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"La différence entre l'intelligence et la stupidité, c'est que l'intelligence a ses limites."

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11 Re: Dix ans déjà le Ven 3 Aoû 2012 - 13:21

Kamira Manliot

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2ème année
2ème année
- Bougez-vous! Nigan relève-toi! Perilis accélère! Mais qui m'a foutu des incapables pareils?
Je posais mes mains sur mes hanches et observais les jeunes qui couraient. Ils venaient d'arriver, c'était le détachements de "frais"; des gamins qui croyaient notre métier facile.

- Bon ça suffit, arrêtez de courir. Garde à vous!

Les rangs se formèrent dans le désordre et des semblant de garde à vous se figèrent devant moi. Je passais dans ces lignes inégales et tremblantes. Une claque derrière la tête d'une fille qui n'avait pas les cheveux convenablement attachés, une pression sur l'épaule d'un garçon vouté, une autre tape sur un garçon qui souriait bêtement en se retenant de rire et j'en passe.
Je repris ma place, en face des apprentis et secouais la tête, exaspérée.

- Vingt pompes, tous le monde. C'est finit papa et maman, c'est le corps d'armée ici! Gardon, vous passerez chez le Général qu'il vous donne les corvées, ça vous apprendra à parler dans mon dos.

L'adulescent se figea, encore surpris que j'ai put l'entendre. J'étais habituée à cette réaction. Ils bavardaient en peinant à ne pas bouger les lèvres, mais je percevais ces sons normalement infimes comme des cris.
Une fois de plus c'était une remarque grivoise sur mon physique.
Devant moi ils effectuèrent des pompes maladroites puis je les envoyais à la douche avant de partir de mon côté.

Ma tente me sembla plus accueillante que le terrain de course précédant. Je m'affalais sur mon lit sans même retirer mes ranger et soupirais.
J'avais 28 ans et j'étais instructeur dans les forces armées Terrienne tout en étant agent secret sur AutreMonde. Le général de la base était au courant de ma provenance AutreMondienne et c'était le seul à savoir que j'étais une demi-elfe. En étant instructeur sur Terre je m'offrais la couverture parfaite pour ma mission secrète; je travaillais pour Selenda.
Ici j'étais le Sergent Manliot; la Froide comme m’appelaient mes jeunes. Les gamins que j'entrainais étaient souvent arrogants et se pensaient au dessus de tout. Beaucoup arrivent ici en se disant que le service militaire c'est une partie de plaisir, mon masque de froideur me permets de les calmer plus vite et d'imposer un respect qui devient presque une terreur. J'étais connue comme froide, calculatrice et passablement meurtrière.

- Elles sont loin les années de rire, dis-je en caressant Embri

Mon lynx était aussi une référence. Je ne le transformais pas en labrador comme avant, je le laissais tel qu'il était, ce qui impressionnait les personnes présentes sur la base. L'histoire inventée était que j'avais dompté un lynx lors d'un de mes voyages et que depuis il ne m'avait plus quitté. J'étais vraiment très connue; trop. Mais j'aimais voir ces arrogants avoir peur, ils apprenaient à respecter tout les adultes de cette manière. L'habit ne fait pas le moine.

Un bruit d'avion retentit à l'extérieur, je n'y prêtais pas attention, c'était habituel. Entre les avions, les camions, les chars d'assaut qui s'entrainaient à la manœuvres, les ordres hurlés, le pas des troupes, les armes à feu et les chiens; la base était toujours très bruyante, y compris la nuit même si c'était atténué. Au même moment un coursier débarqua dans ma tente. Il se mit au garde à vous et déglutit lorsque mon mètre quatre-vingt-dix le domina. Mon visage repris son masque froid et d'un signe de tête je l'incitais à parler.

- Le général vous demande sergent.
- Bien merci, rompez soldat.

Le soldat s'enfuit plus qu'il ne partit. Un petit sourire glissa sur mes lèvres, ça me faisait toujours rire de les voir détaler devant moi. D'une certaine manière j'aimais être crainte. J'attrapais le pan de ma tente et le soulevais pour sortir.

Après une croissance totalement humaine, j'avais tardivement eu la surprise, à l'école militaire, de grandir brutalement comme une véritable elfe. Je mesurais maintenant un mètre quatre-vingt-dix. Mes long cheveux roux étaient devenus plus flamboyant encore que dans mon adolescence mais je les avaient coupés. Je m'étais vite aperçu que mes longues mèches lisses n'étaient pas vraiment pratique. Depuis ma deuxième année à l'école militaire je les portaient coupés au menton, au carré avec une mèche sur la droite . Mes yeux verts scrutaient les moindre détails autour de moi. Pour le moment mes pupilles et mes oreilles étaient arrondis pour avoir une apparence humaine, contrairement à mon corps. J'avais toujours été mince mais j'avais encore maigris. Je m'étais musclée plus en largeur et avait gardé ma souplesse et ma démarche féline. Si j'étais impressionnante pour tout les jeunes, je savais que je déclenchais des émois peu commun parmi les garçons. Je restais une demi-elfe, avec la beauté propre à ma race. Malgré ma musculature j'avais tout de même des formes féminine très prononcées, trop à mon goût. Et ce n'est ni mon pantalon de treillis, ni mon tee-shirt vert moulant, ni mes ranger qui dissimulaient ces formes généreuses, sans parler des sangles de mes étuis de révolver. Je surprenais souvent les jeunes garçons, tout juste débarqués, à se déconfirent devant moi puis à les entendre, grâce à mon ouïe elfique, fanfaronner qu'ils arriveraient à me mettre dans leur lit en quelques jours. Leurs rêves s'évanouissaient dès qu'ils passaient sous ma tutelle.

La tente du général se dressa devant moi, j'y entrais en me baissant. Un homme de forte sature aux cheveux bruns bouclés m'accueillit. Je me mettais automatiquement en position de repos et attendais qu'il parle en regardant droit devant moi.

- Sergent, même si je suis content de notre alliance avec votre planète et que votre travail est efficace je serais ravi que vous arrêtiez de traumatiser les jeunes. Le soldat Gardon est venu me voir il y a quelques minutes en me disant qu'il venait de votre part.

Une expression de franche surprise se peignit soudain sur mon visage et j'osais regarder mon supérieur dans les yeux.

- Traumatiser? Ils méritent largement ce que je leur fait subir.
- Pas toujours.
- Vous n'êtes pas une femme mon général, vous n'avez pas à leur apprendre la politesse et le respect de l'autre sexe.
- Aucun rapport. Ils obéissent aussi bien à un homme qu'une femme, vous n'avez pas ce genre de choses à leurs apprendre

Je fermais les yeux. Ne pas s'énerver, ne pas s'énerver, ne pas.... Au diable! Je frappait violemment la table en face de moi et appuyais mes paumes dessus, furieuse.

- Ces gamins arrogants j'aimerais savoir où vous allez les chercher. Les filles sont incapables, les garçons ne pense qu'à leurs petits plaisirs pervers potentiels. Ils ne sont bons que pour déserter et harceler les filles de la base dans le cas des garçons.

J'ajoutais froidement

- Dans la dernière base où j'ai été instructeur les gamins étaient prometteurs, je n'avais pas les mêmes méthodes. Ici ils ne sont bons a rien.
- Faites attention Manliot, je peux vous suspendre.
- Suspendez-moi, répliquais-je. Mais vous allez le regretter, vos délinquants vous poserons beaucoup de problèmes.

Rageuse je quittais la tente et me rendais à la salle d'entrainement. Je me défis de mon révolver, passais un short, des baskets d'entrainement et une simple brassière de sport avant de m'attaquer à punching-ball qui n'en demandait pas tant.
Je passais plus d'une heure à taper dans tout les sens. Cela me calmais, dans les moments difficiles; surtout ceux où je regrettais ma mutation. Je n'aimais pas la base où je me trouvais, j'étais loin de tout, loin de mes amis. Malgré ça je ne pouvais m'empêcher d'aimer mon métier. Les accroches avec mon supérieur étaient régulière, même si je pensais ce que j'avais dit cette fois-ci, et dans quelques heures il me rappellerait, m'excuserais et je repartirais m'occuper de mes jeunes.

Une toue légère me fit me retourner. Devant moi, ou plutôt derrière, se tenaient Liliana et Nicolas, des jumeaux; mes protégers. Dès le début j'avais éprouvé de la sympathie pour ces deux adulescents. Ils faisaient partie du premier détachement dont je m'étais occupée à mon arrivée, trois ans plus tôt. Ils étaient différents des autres et très soudés, c'étaient les seuls a qui j'adressais des sourires, enfin quand il n'y avait personne autour, je ne voulais pas qu'ils soient prit comme des privilégiés par les autres et qu'il s'attirent des ennuis avec leurs collègues.

- Tiens, les Tweddles, fis-je en riant
- La Froide, me répondis Nicolas sur le ton de la plaisanterie

Un sourire en coin se peignit sur mon visage et je m’apprêtais à répliquer, mais Liliana m'interrompit alors que j'attrapais mes vêtements pour les remettre.

- On a été chargé de t'apporter ton courrier, signala-t-elle avant que j'ouvre la bouche

Je haussais un sourcil. T'enddru m’appelait par boule de cristal, Nathan utilisait le téléphone (j'avais tout spécialement acheté un téléphone portable Terrien à la demande pressante de mon ami Guérisseur) mais personne ne m'écrivait. La jeune fille brune me tendit une enveloppe blanche que je retournais dans tout les sens. Pas le moindre sceau, même pas de timbre. Pas de timbre...... Une chouette ! C'était donc un courrier du monde des sorciers. J'aurais pensé que c'était une erreur si mon nom n'avait pas été inscrit sur l'enveloppe. Je l'ouvris, brusquement curieuse.

Chère Kamira Manliot,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Mes yeux s'arrondir de surprise et je posais une main sur ma bouche. Je ne vis pas le visage de Liliana qui se fit soudain soucieux. Contre toute attente je lâchais brusquement un grand rire puis un hurlement de joie. Je serrais les jumeaux dans mes bras en riant comme une folle.

- Merci, merci, merci, répétais-je

Je les relâchais, toujours riante, et partais en courant vers ma tente. Je n'entendis pas Nicolas qui me criait que j'avais oublié mes ranger, j'étais déjà loin.
Pour une fois je courais à une allure elfique, je ne restais pas dans les normes humaines pour sembler normale (déjà que je ne transpirais pas....), j'atteins très vite mes quartiers et repassais avec un sourire une tenue civil plutôt que mon treillis militaire Terrien. Je levais mes mains et un autre éclat de rire me secoua en pensant que je portais toujours les mêmes mitaines depuis la fin de mes études de Voleuse Patenté, les même qu'au château de Bertie Crochue.
Je miniaturisais ma valise rapidement bouclée et la glissais dans ma poche. Par réflexe j'avais attaché mon révolver à ma ceinture, je m'arrêtais afin de l'en sortir et de la ranger dans la valise. Je rompit le sortilège qui me maintenait humaine pour redevenir une elfe et sortie en courant de nouveau.

Sans prévenir personne je partie en courant vers la sortie de la base, mon lynx sur les talons et mes courts cheveux roux repoussés par le vent de ma course au risque de découvrir mes oreilles pointues. La sentinelle me regarda passer. Elle devait être surprise mais je m'en moquais, j'étais euphorique. En quelques secondes j'avais retrouvé mon caractère adolescent, je savais que cette pose me ferais du bien et les retrouvailles encore plus.

Loin de la base j'incantais un Transmitus, le cœur battant, un grand sourire plaqué sur les lèvres. Une adolescente avait quittée Bertie Crochu dix ans plus tôt, c'était maintenant une femme qui s'y rendait.



Dernière édition par Kamira Manliot le Jeu 23 Aoû 2012 - 9:50, édité 1 fois

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12 Re: Dix ans déjà le Dim 5 Aoû 2012 - 17:40

Naiara M'anrill

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5ème année
5ème année
Une fleur. Deux fleurs. Trois fleurs. Chaque bouquet commençait de la même façon et pourtant, chaque bouquet était unique. Il pouvait y avoir le même nombre de fleurs, le même nombre d'espèce, chaque bouquet voulait dire une une seule chose, possédait une seule signification, parlait un seul langage. Le sourire de la jeune femme était toujours collé aux lèvres lorsqu'elle assemblait ses créations. Roses rouges, Roses rose et Camélias passaient en ce moment entre ses doigts. Elle recoupait leurs tiges, arrangeait leurs pétales et arrosait l’ensemble. Ce client serait content.

Retirant ses gants, elle les déposa sur son poste de travail alors qu'elle s'approchait du comptoir pour compléter son inventaire. La boutique était spacieuse et sentait les milles et un parfums. Ce coin sentait la Lavande, cet autre le Mimosa et ce dernier mélangeait harmonieusement la Menthe et le Lys. C'était son rêve de jeune fille de posséder une telle boutique. La jeune femme regarda son petit coin de gloire avec fierté. Elle en avait bavé pour en arriver jusqu'à aujourd'hui, alternant les petits boulots jusqu'à réunir assez d'argent pour mettre en place ce projet. Par chance, ça avait marché et sa boutique était connue parce-qu'elle "exprimait le message voulu".

- Tu nous a fait quoi aujourd'hui? demanda un homme qui venait d'entrer dans la boutique. Qu'essaie de dire ce bouquet?

- "Combien vous êtes belle à mes yeux, et comme je vous aime!" récita-t-elle en regardant les roses. "Je suis fier de notre amour."

- Cela change des derniers bouquets pour casser que tu as du nous inventé jusqu'à présent, rigola-t-il.

La jeune femme soupira et sa chevelure bleu s'agita, aussi longue que quand elle était plus jeune, ses cheveux avaient légèrement bouclés sous le fil du temps. C'est vrai que ces dernières semaines, plusieurs clients lui avaient demandés des messages tristes, suite à des accidents ou à la fin d'un heureux couple. Ses prunelles bleus glissèrent vers le bouquet qu'elle venait de faire. C'était le premier message d'amour qu'elle avait fait depuis un moment.

- Tu en es fière, non? demanda le jeune homme, un sourire aux lèvres.

Naiara se retourna vers lui et lui tira la langue.

- Dis-moi plutôt, comment se passe tout de ton coté, Monsieur-je-travaille-toute-la-journée? dit-elle, un point vexé.

Le jeune homme, nommé Nolenn, soupira.

- Je suis désolé Naï, mais je savais que ça allait être comme ça depuis le début, je n'ai pas fait tellement d'années de médecine pour ne rien faire de mes journées, dit-il avec un sourire aux lèvres. Au fait...

Un léger bourdonnement stoppa Nolenn dans sa phrase. C'était quoi ce bruit? Il s'intensifiait à chaque secondes, comme si un troupeau d'éléphants passait par là et ce brut provenait... Des escaliers donnant à son appartement. Une énorme touffe de poil blanc pénétra alors dans la salle, claquant la porte en bois des escaliers. Les pétales de Madame Dupont s'envolèrent et s'éparpillèrent dans toute la salle. Le mariage de sa petite fille commençait dans quelques heures et elles les voulaient pour décorer l'église. Naïara pâlit.

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSHKA! hurla-t-elle quand son cerveau se remit à marcher.

L'Ours polaire paraissait mal à l'aise, peut-être parce-qu'il ressentait internement la colère de sa compagne. Il baissa la tête pour regarder ses pattes. Ce simple geste permit à Naiara de voir la silhouette qui se cachait sur le dos du coupable et le vrai fautif de l'histoire.

- Leonni, je te vois...

Un petit garçon âgé dont l'âge tournait autour de quatre ans mit pied à terre et commença à se tortiller dans tout les sens, tentant de trouver ses mots. Il avait les cheveux noirs comme l'ébène et des yeux bleu grisé qui contrastait énormément avec sa chevelure.

- Désolé, désolé, pardon, dit-il rapidement. Un hibou est rentré par la fenêtre et j'ai été surpris puis il a lâché une lettre sur la table et est parti en courant et j'ai prit l'enveloppe et elle avait ton nom dessus et je me suis précipitée pour te le dire et Noshka était aussi enthousiaste que moi et et et.... PARDOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO-OO-OO-N...

Hibou? Lettre? Encore une histoire d'enfant? Mais quelle imaginat- HIBOU! LETTRE! Naiara ouvrit de grands yeux, donna une sucette -qu'elle avait appris à garder toujours sur elle à cause de Leonni- et ouvrit rapidement la lettre, le coeur battant la chamade.


Chère Naiara M'anrill (Riley-Stalia),
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Elle n'en croyait pas ses yeux. Bertie Crochu? Ça faisait des années! Elle gardait toujours contact avec Elia, Tessa et Eva, mais la distance et le temps ne lui permettait pas de parler autant qu'elle ne le voulait. Tout les élèves lui manquaient, elle se souvenait de tout ces moments passés avec ses camarades. Le "Riley-Stalia" de la lettre l'avait faite sourire. Combien ils avaient pu délirer à cette époque jusqu'à se former une propre famille. Elle était totalement prise sous l'émotion qu'elle avait oublié ce qui se passait autour.

- C'est quoi Nana? demanda Leonni.

Naiara regarda Leonni puis remarqua que Nolenn la regardait aussi curieusement. Son meilleur ami connaissait toute sa vie et savait combien elle chérissait ses souvenirs à Bertie Crochu. Le pauvre était toujours surmené par le boulot et n'arrivait pas à gérer son temps avec Leonni. Son ex-femme et donc la mère du petit, avait soudainement abandonné sa famille pour ne plus revenir. Garder Leonni était toujours un plaisir et ils vivaient pratiquement ensemble. Elle voulait voir ses amis, mais ne pouvait pas laisser tomber Nolenn. Naiara se pencha pour être à la hauteur de Leonni.

- Ça te dirait des vacances dans un entourage fantastique et des personnages incroyables? lui demanda-t-elle.

Nolenn écarquilla les sourcils, mais le sourire complice de son amie lui fit comprendre immédiatement. Elle acquiesça et la remercia intérieurement. Il aimait son fils plus que tout au monde, mais sa carrière venait de décoller et il n'avait malheureusement pas toujours le temps d'être avec Leonni. Ce serait des vacances autant pour lui que pour son fils.

- Oh oui! On va où? Au pays imaginaire?! demanda Leonni tout agité.

- Encore mieux, affirma la jeune femme avec un sourire aux lèvres.





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 Nolan Dwyer - 6ème année - Gryffondor
“Certains ne sont jamais seuls, ils sont toujours accompagnés de leur connerie.”


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13 Re: Dix ans déjà le Lun 6 Aoû 2012 - 22:51

Jazz Riley

avatar
2ème année
2ème année
J’entrais dans l’école et fut accueilli par de sonores: « B’jour Jazz! ». Devant moi, une quinzaine d’ados, entre douze et dix-sept ans, me regardaient avec attention:

- Dis, c’est vrai qu’on va faire du camping, ce soir? M’interrogea David, l’un des plus grands.

J’haussai les sourcils:

- Apparemment, l’info a filtré… Laissez moi deviner, Grace?

Des sourires moqueurs me répondirent.
Grace était une de mes collègues. Prof de littérature n’ayant pas la langue dans sa poche, j’aurai dû me douter en lui confiant mon projet qu’elle ne le garderait pas secret bien longtemps. Mais bon, ce n’était pas la fin du monde.

- Ceci dit, elle a raison. J’ai réussi à obtenir l’autorisation de Terrence, et nous partons dans deux heures! On reviendra dans trois jours, et on embarque Grace et Hugh au passage. Allez prévenir vos parents et rassembler vos affaires, je vous attends à l’entrée du ranch dans deux heures précise. Et Clarisse, soit gentille d’être à l’heure, cette fois…

La gamine rougit et marmonna un acquiescement, puis tous se précipitèrent vers la sortie de l’école.

Ce que j’appelais « le ranch » était en fait une petite communauté, d’environ deux cents habitants, située dans le Wyoming des Etats-Unis. Ses habitants vivaient en autonomie quasi-totale. Nous produisions notre nourriture, par l’agriculture et surtout l’élevage, nous avions nos propres commerces, une école et même un semblant d’hôpital. Chacun avait une place bien définie ici, et la particularité des habitants étaient que nous étions tous des lycanthropes. J’avais eu, au début, un peu de mal à m’intégrer dans une meute dont tous se connaissaient depuis la naissance. Au début, j’étais un peu la curiosité du coin, le loup-garou bizarre qui n’appartenait à aucune meute, aux parents totalement humains, et qui, pire que tout, sentait la magie. Cependant, les loups-garous étaient accueillants, et avait vite oubliés mes différences, pour m’accepter comme l’un des leurs. Terrence, le loup alpha, m’avait même confié les louveteaux, une preuve indiscutable de confiance pour lui. Ainsi, Grace, Hugh et moi étions tous trois professeurs de la quarantaine d’enfants de la meute. Je m’occupais du sport, des maths et du français, Grace enseignait la littérature, l’anglais et l’histoire, et son compagnon, Hugh, s’occupait des sciences, mais aussi de tout ce qui avait trait à la lycanthropie.

Cathy, la secrétaire et compagne de Terrence, passa la tête par l’entrebâillement de la porte:

- Jazz? J’ai une lettre pour toi!

Je fus surpris. Je ne recevais plus de lettre depuis bien longtemps. La faute tout d’abord au téléphone et à Internet, et surtout, que je n’avais gardé que peu d’amis d’avant la meute. Cathy me tendit avec circonspection une lettre, et mon odorat lupin m’informa immédiatement de la raison de ses lèvres pincées. La lettre sentait la magie, mais aussi une odeur familière, que je n’avais plus senti depuis longtemps…
Mes mains se crispèrent sur le papier blanc. L’expéditrice était Eva.
Les questions se bousculèrent dans ma tête. Pourquoi? Que me voulait-elle? A quel titre était cette missive?
Je déchirais sans attendre l’enveloppe, et lu d’une traite:

Cher Jason Riley,
Voici maintenant dix ans que vous n'avez pas remis les pieds dans votre ancienne école, au Château Bertie Crochue. C'est donc pour cette raison que nous vous invitons, vous, votre conjoint et vos enfants à nous rejoindre dès la semaine prochaine pour retrouver avec joie vos amis d'enfance.
Nous vous remercions d'accepter cette invitation,
La Direction du Château Bertie Crochue


Le sourire qui s’était dessiné sur mon visage à la lecture de « Bertie Crochue » s’effaça lentement.

- Mauvaise nouvelle? S’enquit la louve alpha en se mordant la lèvre.

-Je ne sais pas encore, répondis-je en haussant les épaules, avant de lui adresser un sourire sincère: Mais merci beaucoup de l’avoir réceptionnée pour moi.

Elle hocha la tête sans rien dire. Je pris congé pour rejoindre mes élèves, mais je sentis son regard scrutateur dans mon dos.
Je soupirais. Cathy était allergique à tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à la magie. Si elle apprenait, par malheur, que j’étais un Sortcelier, c’en était fini de ma vie dans la meute. Je ne pouvais pas leur parler de Bertie Crochue, les loups-garous ne comprendraient pas. Ils me trouvaient déjà assez « bizarre » comme ça… Si je partais, il était fort probable que ce soit pour ne jamais revenir. Cependant, Terrence m’aimait bien, et ne partageait pas la répulsion de sa compagne envers la magie. Il était habitué à mes excentricités, désormais. Je pouvais toujours lui demander…
Deux heures plus tard, je sortais du bureau de Terrence, un immense sourire aux lèvres. Je rejoins mes élèves, qui commençaient à s’impatienter et me sifflèrent bruyamment quand je daignais apparaître. Je m’excusais platement, et quelques instants après, nous courrions dans la forêt en hurlant et jappant.

Terrence avait accepté, à la fin de la semaine, je partais pour Bertie Crochue.


____________________________________________________________________________
"Combattre la procrastination? Promis, je m'y met demain!"
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14 Re: Dix ans déjà le Jeu 9 Aoû 2012 - 17:15

Tarek Luhaco

avatar
1ère année
1ère année
Un cadavre, un immense cadavre de dragon avec sa dragonnière. Voilà
ce qu'avait Tarek devant lui. Des larmes coulèrent de son visage
elfique. C'était déjà le troisième dragonnier qui n'avait pas su
maitriser son dragon. Il ferma les yeux et permit aux deux âmes de
s'envoler.


Monsieur le directeur ! C'est fini pour eux. Vous le savez
très bien que vous avez tous fait pour éviter ça.
Ce n'est pas de votre
faute.


Ils n'étaient pas prêt Ayla ! J'aurais du le savoir

C'est trop
tard de toute façon ! Rentrez chez vous avant que votre femme
s'inquiète.


Tarek essuya ses larmes et se remit sur le dos de Tathlyn.
Il repensait à tous ces jeunes qu'ils formaient sans relâche afin d'en
faire de terribles dragonniers. Voilà 10 ans qu'il était directeur de la
"Grande École des Dragonniers". Il avait commencé dès qu'il était
sortit de ses études à l'école de magie. A l'époque, il n'avait que 17
ans et aujourd'hui, à seulement 27 ans, il était un des meilleur
professeur et son école était connue de tous les dragonniers en devenir.
Le vol dura un certain temps et il se posa enfin devant la belle maison
où il habitait avec sa chérie. Il poussa la porte et entendit la douce
voix de son épouse.


-Et puis, vous savez les enfants, c'est là que j'ai
rencontré vôtre père. Oh ! qu'est ce qu'il était beau à cette époque.
Quoi que... il l'est toujours autant.

A ce moment là, la porte d'entrée
claqua et Blanche se rua vers la porte en criant « Papaaaaaaa ». Tarek
sourit en voyant arriver sa fille à tout allure dans ses bras. Il la
souleva et s'approcha de sa femme et s’assit dépité sur la chaise.


On a
en encore perdu un.

Elisa comprenait la détresse de son mari,
elle non plus n'aimait pas quand un dragonnier mourrait. Cependant, elle
afficha un grand sourire et vint doucement masser les épaules de son
amoureux avant de lui chuchoter :

Oh mais ne t'en fais ce n'est pas de
ta faute mon chéri.


Afin de lui redonner le sourire, la
jeune femme lui donna une lettre blanche en lui annonçant qu'ils étaient
invités avec les enfants à Bretie Crochue. Tarek n'en croyait pas ses
yeux. Sa femme venait de lui annoncer qu'Eva les avait contactés pour
qu'ils viennent à l'école. Il sourit, embrassa sa chérie et envoya par
message magique une réponse positive à Eva. Ensuite il dut se battre
avec sa secrétaire pour fermer l'école.


Sa secrétaire
était une femme très jolie mais son visage très doux cachait un
tempérament de feu. Têtue comme une mule et intransigeante sur les
règles, elle ne laissait même pas à son patron le loisir de prendre des
vacances pendant les périodes scolaires, alors que les professeurs et
les remplaçants se bousculaient pour avoir un poste dans la prestigieuse
école. Cependant, elle cédait toujours lorsque c'était Elisa qui lui
demandait quelque chose parce qu'elle adorait parler avec elle et que la
femme de son patron la comprenait. C'est ainsi qu'une engueulade avec
Tarek, une discution d'une bonne heure avec Elisa et une promesse de lui
rapporter un souvenir plus tard, la secrétaire céda.


Elisa demanda à Noliel de préparer sa valise et elle fit celle de Blanche pendant que Tarek préparait
la sienne et celle de sa femme. Elisa alla marquer la fermeture de la
librairie avec Blanche et Tarek se retrouva seul avec son fils.


Alors? Tu es content d'aller voir l'endroit où on a fait nos études?

Le
petit garçon haussa les épaules et marmonna un « Mouif ». Tarek rigola
et lui assura qu'il allait adorer cet endroit autant qu'il l'aimait
quand il était plus jeune.


____________________________________________________________________________
Il n'y a qu'une chose qui compte dans ce monde et c'est toi Zazaaaaaaaaa ma petite soumise adorée [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Moi et Elisa ^^ :
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Le plus important dans l'amour ce n'est pas rechercher son bonheur personnel mais faire de sa copine la plus heureuse des femmes.
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15 Re: Dix ans déjà le Jeu 16 Aoû 2012 - 23:46

Elle jeta un rapide coup d’œil à la grande pendule derrière elle en lâchant un soupir. Il était 19 heure passé et elle n'avait déjà plus de clients. Cela signifiait-il qu'il était l'heure de rentrer chez elle ? La jeune femme secoua négativement la tête. Elle devait encore préparer quelques potions pour le lendemain. La belle brune regarda une dernière fois par la porte vitrée afin de bien s'assurer qu'il n'y ait aucun clients puis alla dans son arrière boutique qui se cachait derrière un grand rideau de velours rouge.
Elle l'ouvrit et atterrit dans une pièce immense où était rangé tout le matériel possible d'Alchimie.
Elle monta sur une échelle et attrapa quelques ingrédients qui étaient disposés par ordre alphabétique sur des étagères qui faisaient trois fois sa taille, au moins. Elle descendit et les plaça sur une longue table qui lui servait de table de travail. Elle fit quelques manipulations avant de tout mettre dans sa verrerie d'alchimie. Elle attendit une ou deux minutes avant que la potion soit fin prête à l'usage. Elle attrapa un flacon et versa l'élixir dedans et alla le ranger dans un placard, à côté d'autres mixtures plus extravagantes les unes que les autres.

La Vampirette était de plus en plus rapide pour faire les potions. Elle venait de réussir le breuvage en moins de dix minutes. Elle pratiquait ça depuis... Sept ans, dirait elle. Et elle adorait franchement son métier d'apothicaire. Elle était surement la seule d’Édimbourg à pratiquer ce métier. Car oui, c'était la bas qu'elle résidait, en Écosse, à Édimbourg. Une ville qui l'avait passionnée et où elle avait grandi.

Ashelia regarda la liste des commandes de potions avec une mine triste; il ne lui restait plus que deux potions à réaliser avant d'avoir fini. Elle haussa les épaules et sortit de l'arrière boutique pour aller se nicher derrière son comptoir.

- Monsieur Kennedy doit passer chercher sa potion d'Amnésie demain, ainsi que Madame Lewis son Vértiserum. Il ne me reste plus qu'à faire un Philtre d'Amour et une Potion d'Euphorie et je suis à jour, lança l'apothicaire à l'intention de la chouette hulotte qui se trouvait dans une cage, près de la porte d'entrée.

L'oiseau lui répondit d'un hululement moqueur ce qui fit rire la jeune femme.

Elle se retourna vers la pendule et lâcha un "Oh mon Dieu ! Je suis en retard !" avant d'arracher en vitesse son manteau qui était accroché à un magnifique perroquet en chêne et ouvrir la cage de la chouette pour la mettre sur son épaule.
La Vampire sortit en trombe de sa boutique, la ferma à clé et s'arrêta devant la voiture qui était devant elle. La voiture en question était une vieille Mercedes ML AMG datant d'au moins dix ans. Malgré l'âge de l'automobile, elle ne pouvait s'en séparer, elle avait une valeur sentimental pour elle. Elle lui avait été offerte par une grande amie avec qui elle avait perdu tout contact.
Ashelia se précipita à l'intérieur du véhicule sans attacher sa ceinture de sécurité, elle était bien trop pressée pour ça.

Après avoir fait ses études, Ashe devint propriétaire d'une apothicairerie pour sorciers, elle vendait divers ingrédients et faisait des potions sur commande.
Étant Alchimiste, elle réussissait à merveille son boulot. Deux ans plus tard, elle rencontra un homme. Pas un simple homme, à vrai dire. Elle rencontra L'Homme. Celui avec qui elle voulait sortir, celui avec qui elle voulait se loger, celui avec qui elle voulait se marier, celui avec qui elle voulait fonder une famille... Enfin bref, elle rencontra l'homme de sa vie.
Cela était bizarre car elle n'avait jamais songé à tomber amoureuse, et pourtant...
Et cet homme en question, se prénommant Blaine, est un beau brun, assez grand avec une belle musculature, un sourire charmeur collé à ses lèvres douces comme de la soie. Elle l'aimait pour ses qualités comme pour ses défauts. D'ailleurs, il était lui aussi Vampire mais pas sorcier, mais peu importait.
Ils filent l'amour parfait. Un amour parfait bien que partagé pour leur fils unique âgé de cinq ans, Scott.
Concernant le physique, la belle n'avait pas changé le moins du monde. Toujours les mêmes traits qu'une jeune fille de seize ans. Elle avait seulement les cheveux coupés au carré et portait de fausses lunettes pour lui donner l'air sérieux d'une mère active et non d'une adolescente tout juste sortit du lycée et qui s'occupe de la boutique de ses parents avec un frère à charge.

Et justement, elle était partie brusquement de son magasin pour aller chez elle car son fils y était seul avec l'Elfe de Maison qui n'avait aucune autorité sur l'enfant, le laissant toujours faire ce dont bon lui semblait.

Arrivée à destination, elle gara la voiture devant le portail d'un manoir très spacieux en largeur comme en hauteur, non loin de la mer. N'oublions pas qu'elle était héritière des Volturi. Elle poussa la grande porte en marbre, enleva son manteau d'un geste assuré et le jeta par terre en criant "Scott ? Où es tu ? Scott !". La belle brune baissa les yeux sur son manteau et s’aperçut qu'il y avait quelque chose en dessous qui faisait une bosse. Elle souleva l'habit pour y découvrir Hirst, son Elfe de Maison.

- Qu'as-tu encore fais de Scott ? gronda-t-elle.

- Ma... Madame... Il... Il est en haut... ma... dame... bafouilla l'Elfe au bord des larmes.

- Je t'avais pourtant demandé de ne pas le laisser sans surveillance !

Avant qu'Hirst puisse répondre quoi que ce soit, un petit garçon accompagné d'un étrange animal descendit les escaliers quatre à quatre en rigolant et en hurlant des "Maman ! Maman !" réjouissants. La mère du garçon le prit dans ses bras et l'embrassa le plus longtemps possible pendant que l'Elfe de Maison s’éclipsa sans un mot dans une autre salle du manoir.

Ashelia s'en voulait d'être si odieuse avec Hirst, bien qu'elle l'adore. Elle le lui faisait savoir, quelques fois en la récompensant de ses efforts par de la meilleur nourriture ou plus de sourires mais l'Elfe était si vulnérable qu'elle était devenue son "souffre douleur".

Après avoir fait le câlin "de la mort qui tue" à son fils, elle s’accroupit et caressa l'animal qui était descendu avec Scott. Nightmare, son Familier. A ce même moment, la chouette hulotte vint se percher sur la tête du mignon petit garçon qui l'attrapa dans deux mains en éclatant de rire. La chouette s'appelait Hermione, comme la fille dont été "tombé amoureux" Scott.

Ashelia se releva, laissant son fils avec les deux animaux et vit Hirst avec plusieurs lettres de toutes sortes à la main. La jeune femme remercia son Elfe de Maison et attrapa la liasse de courrier et les regarda une par une en allant s'installer dans un canapé du salon.
"Facture, facture, lettre pour Blaine, facture, pub, magazine et..." Elle s'arrêta sur la dernière lettre, hésitante. Elle fronça les sourcils et l'ouvrit, intriguée par cette enveloppe vierge. Elle n'avait encore jamais reçu de lettre comme ça. Ou alors, elle ne s'en rappelait plus.
La Vampire sortit délicatement la lettre qui dormait à l'intérieur et la déplia. Elle se mordilla la lèvre inférieur en la lisant avec toujours les sourcils froncés.
Que...? Une lettre de son ancienne école ? Bertie Crochu ? Qui lui demandait de revoir tous ses anciens camardes et de venir avec son conjoint et ses enfants ?
C'était tout simplement merveilleux ! Mais elle avait tellement du mal à y croire. La dernière personne qu'elle ait vu était sa clone, Elanir. Elle avait fait un séjour chez elle pendant les vacances.
Ashelia épongea soigneusement ses yeux qui baignaient dans ses larmes avec un mouchoir et remarqua qu'Hirst était dans l'encolure de la porte avec des yeux tristes. L'Elfe s'avança :

- Mauvaise nouvelle, madame ?, demanda-t-elle, inquiète.

- Non, au contraire. Très bonne, Hirst, très bonne. Veux tu bien préparer le sac de Scott, s'il te plait ? Nous allons faire un voyage en France, nous sommes invités dans mon ancienne école, déclara Ashelia avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Hirst hocha la tête tandis que la porte d'entrée s'ouvrit et une voix grave résonna dans la grande maison. "Je suis rentré !", annonça-t-il simplement avant que son fils lui saute dessus ainsi que sa femme. Hirst débarrassa Blaine de ses affaires et Ashe lui annonça le voyage.

Deux heures plus tard, la petite famille était dans l'avion, direction la France.


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